Pour le festival d'Avignon 2001, Fabre a écrit une pièce sur une composante essentielle du corps humain : le sang. Métaphore de l'agressivité, il est en même temps l'élément vital. La question est grave : depuis le Moyen Age, l'être humain a-t-il fait des progrès ? Où sont les avancées morales réclamées et clamées haut et fort depuis plusieurs siècles ? Le texte est une plainte, une revendication de la sagesse sans dogmatisme ou prosélytisme. Etant donnés, la deuxième pièce figurant dans ce volume, est un " dialogue " avec la dernière ouvre de Marcel Duchamp (mort en 1968) portant le titre : Etant donnés : 1er degré ; la chute d'eau, 2e degré ; le gaz d'éclairage. Duchamp y avait travaillé pendant plus de vingt ans. Elle montre une porte en bois décrépite encastrée dans une façade de briques. Deux petits trous permettent de voir à l'intérieur une femme nue, couchée sur un lit de feuilles et de brindilles avec, en arrière-plan, un paysage de montagne : le résultat de la réflexion de Marcel Duchamp sur l'art spectacle. Fabre commente et radicalise la pensée de Duchamp en séparant la femme de son vagin, en donnant au vagin un rôle propre. Les deux se parlent, livrant, d'une part, une "interprétation mécanique du phénomène amoureux" (Breton), et, d'autre part, une belle métaphore d'une société-spectacle.
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Date de parution
20/06/2001
Poids
68g
Largeur
116mm
Plus d'informations
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EAN
9782851814906
Titre
JE SUIS SANG ETANT DONNES
Auteur
Fabre Jan
Editeur
L ARCHE
Largeur
116
Poids
68
Date de parution
20010620
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Son art reste mystérieux, un mélange de styles, de genres-peinture, sculpture, spectacle, ballet, opéra. Ce qui rend la compréhension difficile, c'est la fusion de tout cela. Fabre unit sans peine culture d'élite et culture de masse. Il est un maître de cérémonie apparenté aux concepteurs de fêtes baroques et de tableaux vivants. Mais il n'y a plus de dieu pour juger du bien et du mal, plus de roi qui offre à ses sujets splendeur et magnificence. Fabre accomplit des rituels théâtraux et picturaux dans et pour notre temps ; il est un bel exemple de ce qu'on pourrait appeler le post-modernisme.
Dès le début des années quatre-vingt, Jan Fabre s'est livré dans toutes les facettes de son œuvre à une étude du corps avant que cette pratique ne devienne "à la mode". Sa perception architecturale de l'espace scénique, son attachement à la danse, son interprétation particulière du théâtre comme une œuvre d'art total font de lui un auteur de théâtre unique : à la fois d'une exceptionnelle diversité et d'une rare homogénéité. Ses pièces souvent des monologues sont plutôt discursives mais il n'y a nul doute, l'attaque y est aussi virulente que dans ses autres oeuvres. On meurt, on assassine, on souffre et on fait souffrir. La langue est dure comme une pierre, vive et sans pitié, se taillant un chemin dans l'inconscient. Pas de mètre qui assouplirait les mots, pas de rime qui relierait les phrases.
Trois textes à première vue hétérogènes. Ils ont vu le jour respectivement en 1978, 1989 et 2002. Pourtant, à chaque fois, il s'agit d'un règlement de compte avec une idéologie répandue ou historiquement influente.
Malgré l'image d'ermite qu'il s'est forgée ou qu'on lui a faite, Thomas Bernhard a participé activement à la vie sociale de l'Autriche et de l'Allemagne. A partir des années 80, il a adressé à des journaux des textes provocateurs, des "dramuscules" traitant de la xénophobie, du racisme et de la haine de l'autre dans la société d'aujourd'hui.
Anéantis, la première pièce de la dramaturge anglaise fut créée en 1995 à Londres au Royal Court Theatre. La pièce comme l'auteur devenaient immédiatement célèbres, faisant les gros titres de la presse britannique parce qu'ils décrivaient le viol, la torture et la brutalité de cette guerre qu'on appelle civile.
L'Amour de Phèdre semble occuper une position singulière parmi les pièces de Sarah Kane et il est de fait très rare qu'un auteur anglais adapte une pièce classique. L'adaptation s'intègre parfaitement dans l'univers de l'auteur : réapparaissent notamment la dissection d'une émotivité masculine malsaine et nihiliste, tout comme la question de Dieu et les conséquences de la violence.
Brecht Bertolt ; Bortholary Bernard ; Duchet Claud
Né le 10 février 1898 à Augsbourg, Bertolt Brecht commence à écrire très tôt. Son premier texte est publié en 1914. Dans ses poèmes, il décrit l'horreur et la solitude engendrées par la guerre, et semble déjà habité de grandes idées et de grandes ambitions.