Si l'interview peut apparaître comme un genre assez banal (quelqu'un lance une question et quelqu'un y répond), sa réalisation cache en revanche de multiples aspects dont l'analyse s'avère passionnante. Derrière la simplicité trompeuse de son dispositif il est nécessaire de s'attarder sur plusieurs enjeux liés à l'activité de poser des questions, pour tenter de percer les secrets d'un genre qui s'avère en réalité assez mystérieux. L'interview est sans doute le genre médiatique le plus connu, et le plus identifié par le public. Chacun et chacune sait ce qu'est une interview. Et on peut lire, écouter, et voir des interviews chaque jour dans la plupart des médias. L'interview est même devenu le genre roi dans le podcast, qui s'est imposé en France durant ces dix dernières années... Comment expliquer alors qu'il existe si peu d'ouvrages sur l'interview dans les médias ? L'interview est pourtant un genre ancien, dont l'histoire remonte à la fin du XIXème siècle (comme le reportage), quand la presse se démocratise et se popularise. Dans les écoles de journalisme, l'interview n'est en règle générale que très peu étudiée. Des conseils sont certes prodigués aux étudiants, mais les pédagogues considèrent souvent qu'il est difficile d'isoler l'interview dans un cours qui lui serait spécifiquement dédié. Chaque interview est une situation particulière, peut-on souvent entendre, en guise d'avertissement. Dès lors, comment des techniques d'interview pourraient-elles s'enseigner et être modélisées ? Ne risquerait-on pas de rendre "mécanique" une relation avant tout interpersonnelle entre l'intervieweur et l'interviewé? N'étoufferait-on pas les instincts des intervieweurs en imposant des grilles d'entretien trop contraignantes ? L'auteur propose, pour cela, d'aller au-delà de la "familiarité" de l'interview, de cette idée selon laquelle l'interview ne serait qu'un contenu, le fruit de cet échange qui se donnerait à lire, entendre et voir de manière transparente, comme en surface. Il suffit de remonter aux débuts de son histoire pour constater que l'interview n'avait justement rien d'une évidence. Il a longtemps été interdit, pour les journalistes, d'interviewer les personnes plus puissantes de notre société, de la sphère politique et de la sphère religieuse. C'est donc bien la preuve que l'interview, à l'origine, n'allait pas de soi, et n'était une situation sociale ni admise, ni tolérée, et qu'il y avait bien un risque de se mettre dans la situation de répondre à des questions, et de livrer des informations au plus grand nombre, quelle que soit la nature de celles-ci. D'une manière ou d'une autre, l'interview a toujours eu à voir avec le secret. Répondre à une question, c'est partager une expérience, mais c'est aussi prendre le risque de révéler un vécu, ou (et) de donner une information qui peut nuire (à soi-même ou à d'autres), de changer le cours de l'Histoire, de livrer une pensée intime... Jouer le jeu de l'interview est rarement une pratique anodine... L'auteur propose donc de s'interroger sur les caractéristiques de l'interview. S'associant à celles et ceux qui ne veulent pas réduire l'interview à une simple opération technique, mais pas à celles et ceux qui rejettent toute tentative de modéliser le genre et toute approche réflexive sur le métier d'interviewer, il souhaite explorer les "coulisses" de l'interview, c'est-à-dire enquêter sur cet étrange rituel, ses codes, ses étapes préparatoires, en plaçant au centre de l'ouvrage la question des relations entre intervieweur et interviewé... L'auteur choisit de privilégier un certain type d'interviews, celui des anonymes, ou personnes ordinaires, ou lambda à la radio, ou pour le podcast. Celles et ceux qui ne sont pas des représentants, ni des experts. Dans ces interviews, les anonymes parlent en leur nom propre, se racontent, partagent des expériences personnelles, des ressentis, des émotions.
Souvent décrite comme le média du direct par excellence, la radio est très peu connue comme diffuseur de documentaires. Ce genre est à vrai dire peu présent sur les ondes, et il n'y a guère que le secteur public radiophonique (France Culture et France Inter), et, plus récemment, le secteur associatif, qui en proposent l'écoute. Sur Internet, le site Arte Radio met en ligne des documentaires depuis 2002. Cet ouvrage a d'abord pour ambition de retracer l'apparition du genre documentaire à la radio. Empruntant aussi bien au radioreportage qu'à l'art sonore, le documentaire se développe à la radio après la Seconde Guerre mondiale grâce aux innovations techniques parmi lesquelles la création du Nagra, appareil d'enregistrement demeuré célèbre. Avec l'apparition du numérique, le genre s'est "démocratisé" : jamais techniquement il n'a été aussi facile de réaliser un documentaire sonore. Sa diffusion est aussi favorisée par l'écoute en différé (podcast, streaming) et la création de nombreux festivals sonores. A l'heure de cette mutation, cet ouvrage propose une définition des principaux types de documentaires à la radio : documentaire d'interaction (journalistique, chronique, biographique et autobiographique), documentaire poétique, documentaire d'observation et documentaire-fiction.
La parole de l'anonyme se fait de plus en plus entendre à la radio, créant l'impression que ses responsables poursuivent une logique citoyenne en accueillant "Monsieur tout le monde" dans la sphère médiatique. Simultanément, la radio obéit à une ?logique d'audience? : séduire l'auditeur par une parole spectaculaire. Analysant ce paradoxe, l'auteur s'intéresse aux stratégies des responsables des médias et aux dispositifs de don de parole qu'ils mettent en place. Son étude retrace l'histoire de la parole de l'anonyme à la radio : les premières participations (jeux, radios-crochets), l'apport d'Europe 1 dans les années 50 et 60, l'influence de Mai 68, l'apparition des divans radiophoniques (Ménie Grégoire), le rôle fondamental des radios libres, l'émergence de la libre-antenne dans les années 90 et l'omniprésence de l'interactivité aujourd'hui... Pour illustrer son propos, l'auteur analyse plus particulièrement une dizaine d'émissions dont entre autres « là-bas si j'y suis » de Daniel Mermet, « Allô Macha », « Lovin'Fun », « Les Auditeurs ont la parole »?
Grâce à l'irruption et à la généralisation du podcasting depuis vingt ans, une nouvelle époque a commencé pour la radio de création dans les domaines de la fiction et du documentaire. La production et l'écoute de podcasts ont en partie déplacé les enjeux de concurrence et de publics vers le web. Elles ont aussi modifié la perception de la place de la radio dans la production et la transmission de mondes sonores intéressants. L'ouvrage met en avant des auteurs et des réalisateurs (Sebastian Dicenaire, Mariannick Bellot, Pierre Senges, François Pérache, Alexandre Plank, Christophe Rault, Sébastien Schmitz, Tanguy Viel, côté fiction ; José Pivin, Kaye Mortley, Irène Omélianenko, Sophie Simonot, Elise Andrieu, côté documentaire). Il aborde diverses facettes de la création de fictions ou de documentaires (l'esthétique du studio et du hors-studio, le format court, les types d'écoute, la composition musicale, la voix audio-fictionnelle, le rapport au visuel, les conditions de production à France Culture, les enjeux éthiques du documentaire, le mélange des genres...). Il propose quelques panoramas critiques (la fiction jeunesse, les ouvres primées...). Il associe auteurs, réalisateurs, producteurs, responsables de programmes et chercheurs afin d'éclairer la métamorphose actuelle de la radio de création, principalement en France et en Belgique.
Chômage pour les uns, surcharge de travail pour les autres, la place du travail est aujourd'hui en question. Les liens familiaux et sociaux sont souvent mis à mal. Et beaucoup se demandent si cette évolution n'est pas inéluctable. Cet ouvrage est d'abord le message d'espérance d'un responsable syndical qui livre ses convictions fortes de trente ans d'engagement. Sur le mode de la conversation, Alain Deleu s'adresse librement à son lecteur. Il se confie, réfléchit, s'insurge, propose, s'engage, avec une simplicité et un souci de vérité dont l'humour n'est pas absent. En témoignent quelques croquis pris sur le vif sur les tables de négociations. Il y a des livres nécessaires qui partent du coeur. Celui-ci révèle un syndicalisme insuffisamment connu : le syndicalisme d'inspiration chrétienne, riche de son histoire et tourné vers l'avenir. Au moment où tant de jeunes et d'adultes cherchent les repères et les valeurs qui orienteront leur vie, Travail, reprends ta place ! propose une voie ouverte à tous les hommes et femmes de bonne volonté. Alain Deleu est président de la Confédération Française des Travailleurs Chrétiens (CFTC) depuis 1993. Agé de 51 ans, marié et père de cinq enfants, cet ancien professeur de sciences naturelles à Roubaix (Nord) a exercé des responsabilités variées à tous les niveaux de la CFTC : président du Syndicat National de l'Enseignement Chrétien (SNEC) de 1975 à 1981, négociateur confédéral de 1984 à 1990, puis secrétaire général. Il est membre du Conseil économique et social. Parmi les autres leaders syndicaux, il fait entendre sa différence, militant pour la négociation, la participation et la médiation dans les conflits, ainsi que pour la liberté scolaire et la politique familiale.
Oxymore, homéotéleute, métaphore, litote... Autant de figures de style indispensables pour rythmer, imager, illustrer, nuancer son texte, son discours, son oeuvre. Mais comment y recourir quand on ne les connaît pas vraiment, quand on sait ce qu'on aimerait obtenir mais qu'on ignore le nom des figures correspondantes ? Comment dire... ? répond précisément à cette question en présentant les figures non par ordre alphabétique mais par objectif du lecteur/auteur. Chaque chapitre définit la figure correspondant à l'objectif, en presente des illustrations littéraires et propose des exercices d'entraînement 'pour en faciliter l'adoption par le lecteur. Jean-Pierre Colignon a été, pendant près de vingt ans, chef du service de la coi iedion du journal Le Monde, puis rédacteur et conseiller linguistique. "Coach n en orthographe, grammaire, ponctuation, enseignant à l'écale de formation des correcteurs, en écoles de journalisme, et dans les médias il est l'auteur de plus de 60 ouvrages sur la langue française. Il fut membre du jury national des Dicos d'or de Bemard Pivot Le seul ouvrage classant les figures de style en fonction de vos besoins. Après Où est la faute ? Testez et améliorez votre niveau de français, l'ouvrage Comment dire...? constitue la nouvelle boite à outils ludique pour la maîtrise du français parue chez ediSens.
Si j'étais chargé de gouverner, dit Confucius, je commencerais par rétablir le sens des mots. " C'est ce que prétend faire ce texte de notre sous-collection " En français dans le texte ", consacré aux barbarismes, c'est-à-dire à ces mots employés n'importe comment, dans leur sens et à contresens, tous les jours dans tous les quotidiens, tous les hebdos, toutes les radios et toutes les télés. Des mots qui divaguent, qui ont perdu la tête et qui ne savent plus eux-mêmes ce qu'ils veulent dire... Ce petit dictionnaire de barbarismes, réédité pour le plus grand plaisir des linguistes, comprend cinq cents mots et soixante-quinze expressions.
Comment réaliser un plan de communication ? Quelles méthodes choisir pour piloter et évaluer les actions ? Comment optimiser la communication par l'image, par l'écrit et par le Web ? Quels outils choisir pour établir des relations presse efficaces, dynamiser ses relations publiques, communiquer en période de crise ou développer la communication interne ? Comment travailler avec les agences ? Découvrez 58 outils indispensables à la pratique de la communication d'entreprise au quotidien. Cette 5e édition tient compte de l'impact de l'intelligence artificielle dans le monde de la communication. Les outils dédiés aux réseaux sociaux, à la marque employeur et à l'engagement des salariés ont bien été remaniés. Enfin, un nouvel outil est consacré à l'entreprise à mission.
Résumé : Salut, je m'appelle Mike Rohde. Avant, quand j'assistais à une réunion, j'avais du mal à suivre parce que je prenais des notes trop détaillées. La prise de notes était devenue un fardeau. J'ai tout abandonné et essayé quelque chose de nouveau. Je me suis concentré sur les grandes lignes, en mêlant les mots, les dessins et la typo pour rendre mes notes plus visuelles et beaucoup plus fun ! J'ai donné un nom à ce procédé : le sketchnote. Dans ce livre, je vous apprendrai pas à pas à dessiner des gens, des visages, du texte et des objets simples, même si vous pensez que vous ne savez pas dessiner. A la fin de votre lecture, vous aurez hâte d'assister à une réunion afin de pouvoir créer vos propres sketchnotes !
Avoir recours à des images plutôt qu'à des mots pour présenter ses idées, des plus simples aux plus abstraites, peut s'avérer très efficace au quotidien. Seulement voilà : passer de l'idée à l'image convaincante est problématique pour la plupart d'entre nous, car nous pensons souvent (à tort) qu'une formation artistique est nécessaire... Pour y remédier, ce livre propose : Une approche étonnamment simple, convaincante et complète pour apprendre à organiser ses idées, de la plus simple à la plus complexe, en images compréhensibles et à les présenter avec passion ; Une méthode efficace (bikablo) reposant sur l'acquisition de seulement quelques formes de base, éléments graphiques, pictogrammes, figurés et couleurs à combiner ensemble ; Un large éventail d'exemples et de modèles concrets pour faire face à toutes les situations professionnelles (réunions, présentations, prises de parole, négociations...).
Résumé : La pensée visuelle permet d'associer les mots et les images afin de renforcer la puissance de vos messages. Synthétique et dynamique, elle rend concret ce qui est abstrait, en complétant la pensée analytique qui caractérise l'écrit. Mais elle fait plus encore : elle permet de penser différemment, think different, valeur ajoutée inestimable dans le monde de l'entreprise. Quels outils utiliser et dans quels contextes ? Comment les mettre en oeuvre pour en maximiser l'efficacité ? Facilitation graphique, graphic recording, scribing, sketchnoting, vidéo-scribing, visualisation de données, vous aideront à analyser, synthétiser, apprendre et mémoriser. Impliquer, co- créer, partager, structurer, mémoriser, tels sont les principaux bénéfices de la pensée visuelle !