DROIT CONSTITUTIONNEL DE L'ENVIRONNEMENT - REGARDS CROISES
COHENDET MARIE-ANNE
MARE MARTIN
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EAN :9782849344187
Le droit constitutionnel de l'environnement est en pleine extension. Avant 1970, les constitutions n'évoquaient pratiquement jamais l'environnement. Aujourd'hui, la très grande majorité des Etats (plus 168) a adopté des dispositions constitutionnelles relatives à la protection de l'environnement. Pourtant il a été peu étudié jusqu'à présent. Il s'agissait donc de dresser un bilan global de cette matière, dans un grand colloque international qui s'est tenu à Paris les 6 et 7 mars, réunissant trente-deux intervenants et discutants, venant de sept pays différents sur divers continents. Ces actes constituent le premier ouvrage général de droit constitutionnel de l'environnement en langue Française. Il réunit les contributions de droit national, de droit comparé et de droit global de nombreux chercheurs français et étrangers (Belgique, Brésil, Canada, Etats-Unis, Italie, Suisse), dont la plupart des meilleurs spécialistes de ce domaine. Dans un premier temps, on a observé l'émergence du droit constitutionnel de l'environnement. D'abord dans ses rapports avec l'organisation des institutions : quels sont les flux et reflux de la démocratie environnementale ? Faut-il concevoir de nouvelles institutions pour cette démocratie ? Quelles formes de séparation de pouvoirs permettent de favoriser -ou non- la protection constitutionnelle de l'environnement : une séparation horizontale, avec une forte indépendance des juges, une séparation verticale des pouvoirs avec le fédéralisme, par exemple en Allemagne et au Québec, et une séparation entre les Etats et les autres entités, en particulier les ONG aux niveaux national et international ? Ensuite quels droits et principes constitutionnels ont-ils été créés ? On constate que des droits classiques sont utilisés pour protéger l'environnement, aussi bien dans le droit de la CEDH que dans le droit des Etats. Mais ce sont surtout des droits nouveaux qui se développent, de manière globale dans l'ensemble de la planète. Ce sont des droits procéduraux et aussi des droit substantiels, comme le droit de l'homme à un environnement sain ou le principe de non-régression. Dans un second temps il s'est agi d'apprécier l'effectivité du droit constitutionnel de l'environnement. On constate une application réelle de ces droits aux quatre coins de la planète, notamment dans le contentieux climatique. Les juges sont de plus en plus soucieux de la protection de la planète et se montrent souvent innovants, notamment au Brésil et en Inde. En France, même si la charte de l'environnement est désormais invoquée devant tous les tribunaux, constitutionnel, administratifs et judiciaires, les juges se montrent souvent encore trop hésitants. François Ost a apporté une magistrale synthèse à ces travaux.
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Date de parution
12/12/2021
Poids
300g
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EAN
9782849344187
Titre
DROIT CONSTITUTIONNEL DE L'ENVIRONNEMENT - REGARDS CROISES
Auteur
COHENDET MARIE-ANNE
Editeur
MARE MARTIN
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Date de parution
20211212
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Surpuissant et incontrôlable. Telles sont les deux caractéristiques majeures du président de la Ve République. Il répète à l'envi qu'il est responsable de tout, alors qu'il est quasiment irresponsable. Voilà en fait le chef de l'exécutif le plus puissant et le plus incontrôlable de l'Union européenne. Il cumule les pouvoirs de fait du Premier ministre anglais et l'irresponsabilité de la Reine d'Angleterre. Et pourtant, la Constitution de la Ve République prévoit que c'est le Premier ministre qui dirige le gouvernement, et que c'est le gouvernement, qui détermine et conduit la politique de la nation, justement parce qu'il est responsable, c'est-à-dire contrôlable et révocable par les députés. Le président, lui, est un arbitre. Il est incontrôlable et ne saurait donc exercer de pouvoirs importants. Mais ces règles ne sont guère respectées que durant les cohabitations. Les expériences de l'histoire et des autres pays permettent de mieux comprendre les causes, les conséquences et les remèdes du déséquilibre des pouvoirs qui s'impose le plus souvent.
Le droit constitutionnel de l'environnement est en plein essor. L'avènement de la démocratie a permis l'adoption de dispositions constitutionnelles relatives à la protection de l'environnement dans de nombreux pays. Mais le recul de la démocratie implique aussi souvent une régression du contenu ou de l'application de ces dispositions. Comment perfectionner l'organisation des institutions pour répondre à l'urgence climatique et à la dégradation massive de la biodiversité ? La plupart des constitutions du monde contiennent désormais des dispositions relatives à la protection de l'environnement. Quel est leur contenu ? Sont-elles efficaces ? Sont-elles respectées par les juges (constitutionnel, administratif et judiciaire), par les gouvernants et par chacun de nous ? De nombreux auteurs venus des quatre coins de la planète se sont réunis afin d'approfondir ces questions. Leurs réflexions sont très précieuses pour renforcer le respect des normes fondamentales adoptées par le peuple.
Résumé : La cohabitation entre un président de la République et un premier ministre politiquement antagonistes, de mars 1986 à mai 1988, fut l'expérience constitutionnelle la plus enrichissante de ces dernières années. Bien loin de remettre en cause la Ve République comme on l'a souvent prétendu, la cohabitation permet en réalité de dévoiler avoir perdu toute cohérence. Pourtant, même dans ce contexte, la Constitution n'est pas toujours respectée. Or, dans un Etat de droit démocratique, la constitution doit être un instrument permettant au Peuple de garantir le respect des règles de la démocratie pluraliste. Il est donc important de renforcer l'efficacité de cet outil. Pourquoi la Constitution est-elle parfois violée ? Comment garantir son respect ? Le choix de cette démarche, aussi simple que fondamentale, permet de remettre en cause bien des idées reçues. A l'heure d'une nouvelle cohabitation et au-delà, quand l'existence même du régime politique peut être remise en cause par une révision de la Constitution aujourd'hui ou demain, on trouvera dans les leçons de cette expérience bien des réponses aux questions qui ne peuvent manquer de se poser.
Attachée à l'impératrice Marie-Louise en qualité de première dame de compagnie, Sophie-Henriette Cohendet (1772-1850), veuve du général Michel Durand, retraça les événements et les anecdotes dont elle fut le précieux témoin. De la cérémonie du mariage impérial à la police particulière de Napoléon 1er, de la mésintelligence avec la Russie à l'ouverture de la campagne de 1813, de la tentative d'enlèvement de l'Impératrice à la chute de l'Empereur en passant par l'épopée des Cent-Jours, elle détailla les traits de caractère et les retournements d'alliance des principaux membres de la cour. "Les Français aiment en général à donner des ridicules ; lorsqu'ils n'en trouvent pas l'occasion, ils la font naître." Portés par une plume vive, ses Mémoires constituent un tableau vivant, soucieux d'une peinture exacte du réel.
Sous le Premier Empire, l'appareil judiciaire français fait l'objet d'une épuration sous la supervision du Sénat (1807-1808). C'est la première Fois qu'une étude se propose d'examiner cette opération, ses acteurs, ses motifs, ses moyens et ses résultats grâce à un vaste corpus documentaire. Pour les juges, cette circonstance restera dans la mémoire de la justice comme une blessure, un défaut de confiance du Pouvoir envers la magistrature. En définitive, l'opération, achevée en mars 1808, frappe 167 magistrats sur 3800. Ces derniers sont examinés selon la cour d'appel à laquelle ils sont rattachés (il en existe 32). Mais un nombre bien plus important de juges ont été inquiétés par l'opération, qui touche aussi bien les départements français métropolitains, que les territoires annexés par la France (Allemagne, Belgique, Gênes, Piémont, Suisse). Près de 80 portraits illustrent des magistrats de cette époque.
Sous le Premier Empire, l'appareil judiciaire français fait l'objet d'une épuration sous la supervision du Sénat (1807-1808). C'est la première fois qu'une étude exhaustive se propose d'examiner cette opération, ses acteurs, ses motifs, ses moyens et ses résultats grâce à un vaste corpus documentaire. Pour les juges, cette circonstance restera dans la mémoire de la justice comme une blessure, un défaut de confiance du Pouvoir envers la magistrature. En définitive, l'opération, achevée en mars 1808, frappe 167 magistrats sur 3800. Ces derniers sont examinés selon la cour d'appel à laquelle ils sont rattachés (il en existe 32). Ce volume porte sur douze cours d'appel, depuis celle d'Agen jusqu'à celle de Riom, soit environ un tiers de l'ensemble des magistrats français, tant civils que criminels (à l'exclusion des juges de la Cour de cassation et des juges de paix). Sont ainsi dévoilées des informations sur leurs parcours : formation, professions exercées, leurs qualités comme leurs défauts. Le chef de l'Etat, par cette vaste et mal connue opération d'épuration, souhaitait reprendre en main le système judiciaire et éviter qu'apparaisse une sorte de gouvernement des juges.
Sous le Premier Empire, l'appareil judiciaire français fit l'objet d'une épuration sous le contrôle du Sénat (1807-1808). Pour la première fois, une étude exhaustive se propose d'examiner cette opération voulue par l'empereur Napoléon. Grâce à un vaste corpus, l'auteur en dévoile les acteurs, les motifs, les moyens et les résultats, ce volume présente les données biographiques de plus de 700 juges dans le ressort de cinq cours d'appel de territoires annexés par la France lors des guerres de la Révolution et de l'Empire. Ce sont les cours de Bruxelles, Gênes, Liège, Trèves et Turin. L'ouvrage étudie en détail les personnalités visées par cette opération politico-judiciaire ainsi que les sanctions dont elles furent frappées, au moment où la magistrature de ces territoires traversait des difficultés particulières liées à l'application des règles sur la fiscalité, la conscription et la sécularisation du clergé. Pour appuyer la compréhension de cet épisode historique peu connu, l'ouvrage propose de nombreux graphiques et tableaux synoptiques, ainsi qu'une carte du système judiciaire français en 1807-1808 et les résultats de cette opération d'épuration de la magistrature.
De 1830 à 1848, la monarchie de Juillet met en oeuvre une série de réformes dans le domaine de l'instruction, des arts, du patrimoine, des sciences, qui traduisent un volontarisme nouveau par son ampleur et sa cohérence. Acteur et théoricien principal de cette innovation, François Guizot pose les bases de ce que, plus tard, Paul Valéry appellera " la politique de l'esprit ". Désormais revêtues d'une importance inédite dans l'action gouvernementale, l'intelligence, la connaissance, la raison, commencent à s'imposer comme les leviers de l'émancipation individuelle et de la prospérité collective. Deux siècles plus tard, la confiscation digitale de notre " temps de cerveau disponible " et le développement incontrôlé de l'IA, nous menacent d'une servitude jamais vue dans l'histoire du monde. Pour affronter ce péril existentiel, la société démocratique doit renouer d'urgence avec la politique de l'esprit. En éclairant les origines méconnues de celle-ci, ce livre montre que le sort réservé à l'éducation, la culture et la science, est intimement lié au destin de la démocratie. Si nous voulons rester libres, libres de nous éclairer, nous n'avons pas d'autre choix que de replacer l'effort de connaissance et de vérité au coeur de notre ambition.