Commentaire de la "Critique de la raison pure" de Kant
Cohen Hermann
CERF
35,00 €
Epuisé
EAN :9782204061889
Dans son « Commentaire de la Critique de la raison pure" de Kant », Hermann Cohen propose un abrégé de son interprétation de la théorie kantienne de la connaissance, achevant ainsi l'entreprise de reconstruction du système du criticisme inaugurée par son grand livre sur « La Théorie kantienne de l'expérience » (1871). Mais il s'agit cette fois de suivre pas à pas le texte de Kant, afin de restituer la démarche même de l'auteur et de faire apparaître progressivement l'unité de l'ensemble visé par le travail de la réflexion. En expliquant ainsi dans le détail l'argumentation développée par Kant, Cohen met utilement en évidence les variations qu'elle subit au cours de son élaboration. De plus, par certaines de ses remarques, il suggère comment la "Critique de la raison pure" devait trouver son aboutissement dans sa propre "Logique de la connaissance pure" (1902). Sans jamais trahir la lettre d'un ouvrage incommensurable, et qui a fait l'objet d'interprétations aussi nombreuses que contradictoires, Cohen entend en retrouver l'esprit, au risque d'oser comprendre Kant mieux qu'il ne s'est compris lui-même."
Nombre de pages
259
Date de parution
17/01/2000
Poids
388g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782204061889
Titre
Commentaire de la "Critique de la raison pure" de Kant
Auteur
Cohen Hermann
Editeur
CERF
Largeur
145
Poids
388
Date de parution
20000117
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259,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Fils d'un hazan (chantre synagogal), Hermann Cohen (1842 - 1918) souhaitait d'abord devenir rabbin. Mais après quelques années d'études au séminaire rabbinique de Breslau, où il fut l'élève de Heinrich Grätz, il se consacra entièrement à la philosophie. Devenu célèbre pour avoir fondé l'école de Marbourg, d'où partir le renouveau du kantisme, il milita avec ferveur et intransigeance pour l'intégration des juifs dans la culture moderne, notamment allemande, et devint l'un des défenseurs les plus inspirés du judaïsme. C'est ce qui ressort des études et articles des Jüdische Schriften (Ecrits juifs ; préfacés dans l'édition originale par Franz Rosenzweig), réunis dans le présent volume. L'éthique du judaïsme - tel est ici le sujet privilégié de la réflexion de Cohen -, porte en elle tous les éléments de la morale à la fois individualiste et universaliste que prône la Critique de la raison pratique. Des prophètes de l'Ancien Testament à leurs exégètes modernes, en passant par les grandes figures du rationalisme juif comme Maïmonide, Cohen trace une ligne de convergence où se rencontrent, sans jamais se confondre, la pensée philosophique et la croyance religieuse. Par ses analyses admirables de la spiritualité juive, plus proches, il est vrai, du protestantisme que du sionisme, il entend avant tout témoigner de la vocation universelle de la religion d'Israël.
La figure dominante du néokantisme allemand est sans conteste Hermann Cohen qui fut surnommé, à l'époque, le "Pape de Marbourg". Sa personnalité rayonnante en fit tout à la fois le maître de Cassirer, l'un des principaux inspirateurs de Rosenzweig et, pour Scholem, une figure tutélaire. La social-démocratie en t son mentor et les divers courants du judaïsme allemand - Buber, notamment - se déterminèrent tous par rapport à lui, pour le critiquer ou pour l'admirer et pour reconnaître en lui le philosophe qui avait redonné au judaïsme allemand ses lettres de noblesse et sa dignité culturelle. D'abord rédigé en hommage à F.-A. Lange qui lui avait permis d'accéder à un poste universitaire, l'Introduction critique a été, de fait, pour Hermann Cohen, l'occasion à la fois d'exposer son propre système et de prendre position dans les débats sur la philosophie de l'histoire en s'opposant aux psychologues positivistes. Il s'agit donc d'une intervention philosophique sur le terrain de la politique au sens large, et d'une construction théorique des fondements du socialisme en matière d'éthique et de conception de l'histoire. Contrairement à la réception courante qui reproche au courant néokantien de Marbourg d'avoir privilégié le modèle de la physique théorique, l'ouvrage de Cohen fait apparaître au premier plan, et dans toutes les branches du "système", le primat de la temporalité; comme, en matière d'éducation, la nécessité de former la volonté critique des futurs citoyens par le biais de la science historique.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...