Introduction critique à l'histoire du matérialisme de Friedrich Albert Lange
Cohen Hermann ; Buhot de Launay Marc
HERMANN
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EAN :9782705683313
La figure dominante du néokantisme allemand est sans conteste Hermann Cohen qui fut surnommé, à l'époque, le "Pape de Marbourg". Sa personnalité rayonnante en fit tout à la fois le maître de Cassirer, l'un des principaux inspirateurs de Rosenzweig et, pour Scholem, une figure tutélaire. La social-démocratie en t son mentor et les divers courants du judaïsme allemand - Buber, notamment - se déterminèrent tous par rapport à lui, pour le critiquer ou pour l'admirer et pour reconnaître en lui le philosophe qui avait redonné au judaïsme allemand ses lettres de noblesse et sa dignité culturelle. D'abord rédigé en hommage à F.-A. Lange qui lui avait permis d'accéder à un poste universitaire, l'Introduction critique a été, de fait, pour Hermann Cohen, l'occasion à la fois d'exposer son propre système et de prendre position dans les débats sur la philosophie de l'histoire en s'opposant aux psychologues positivistes. Il s'agit donc d'une intervention philosophique sur le terrain de la politique au sens large, et d'une construction théorique des fondements du socialisme en matière d'éthique et de conception de l'histoire. Contrairement à la réception courante qui reproche au courant néokantien de Marbourg d'avoir privilégié le modèle de la physique théorique, l'ouvrage de Cohen fait apparaître au premier plan, et dans toutes les branches du "système", le primat de la temporalité; comme, en matière d'éducation, la nécessité de former la volonté critique des futurs citoyens par le biais de la science historique.
Nombre de pages
271
Date de parution
09/07/2012
Poids
225g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782705683313
Titre
Introduction critique à l'histoire du matérialisme de Friedrich Albert Lange
Auteur
Cohen Hermann ; Buhot de Launay Marc
Editeur
HERMANN
Largeur
120
Poids
225
Date de parution
20120709
Nombre de pages
271,00 €
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Fils d'un hazan (chantre synagogal), Hermann Cohen (1842 - 1918) souhaitait d'abord devenir rabbin. Mais après quelques années d'études au séminaire rabbinique de Breslau, où il fut l'élève de Heinrich Grätz, il se consacra entièrement à la philosophie. Devenu célèbre pour avoir fondé l'école de Marbourg, d'où partir le renouveau du kantisme, il milita avec ferveur et intransigeance pour l'intégration des juifs dans la culture moderne, notamment allemande, et devint l'un des défenseurs les plus inspirés du judaïsme. C'est ce qui ressort des études et articles des Jüdische Schriften (Ecrits juifs ; préfacés dans l'édition originale par Franz Rosenzweig), réunis dans le présent volume. L'éthique du judaïsme - tel est ici le sujet privilégié de la réflexion de Cohen -, porte en elle tous les éléments de la morale à la fois individualiste et universaliste que prône la Critique de la raison pratique. Des prophètes de l'Ancien Testament à leurs exégètes modernes, en passant par les grandes figures du rationalisme juif comme Maïmonide, Cohen trace une ligne de convergence où se rencontrent, sans jamais se confondre, la pensée philosophique et la croyance religieuse. Par ses analyses admirables de la spiritualité juive, plus proches, il est vrai, du protestantisme que du sionisme, il entend avant tout témoigner de la vocation universelle de la religion d'Israël.
Dans son « Commentaire de la Critique de la raison pure" de Kant », Hermann Cohen propose un abrégé de son interprétation de la théorie kantienne de la connaissance, achevant ainsi l'entreprise de reconstruction du système du criticisme inaugurée par son grand livre sur « La Théorie kantienne de l'expérience » (1871). Mais il s'agit cette fois de suivre pas à pas le texte de Kant, afin de restituer la démarche même de l'auteur et de faire apparaître progressivement l'unité de l'ensemble visé par le travail de la réflexion. En expliquant ainsi dans le détail l'argumentation développée par Kant, Cohen met utilement en évidence les variations qu'elle subit au cours de son élaboration. De plus, par certaines de ses remarques, il suggère comment la "Critique de la raison pure" devait trouver son aboutissement dans sa propre "Logique de la connaissance pure" (1902). Sans jamais trahir la lettre d'un ouvrage incommensurable, et qui a fait l'objet d'interprétations aussi nombreuses que contradictoires, Cohen entend en retrouver l'esprit, au risque d'oser comprendre Kant mieux qu'il ne s'est compris lui-même."
Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.