Entre 1715 et 1815, les habitants des régions frontalières ont franchi, quotidiennement régulièrement les limites des Etats. Que ce soit pendant la période de stabilisation du XVIIIe siècle ou pendant le bouleversement de la Révolution et de l'Empire, les frontières n'ont jamais été des barrières étanches. L'approche historique de la frontière par l'angle de la criminalité a suscité les travaux de chercheurs de diverses régions frontalières française et belges, invités par l'Université d'Artois pour une table ronde le 3 mars 1999. Leurs communications, réunies ici, mettent en scène une population de fraudeurs occasionnels ou professionnels, contrebandiers, déserteurs, bandits de tout acabit qui jouent continuellement de la porosité frontalière. Ils interrogent aussi les interventions des Etats pour combattre ces franchissements délictueux, et les débuts des collaborations transfrontalières policières et judiciaires. Ce livre pose la question de l'acceptation de la frontière, des stratégies élaborées par les habitants qui vivent aux marges des Etats pour refuser, contourner ou récupérer à leur profit cette contrainte nouvelle. A l'heure où l'effacement des frontières nationales dans les processus de mondialisation en cours alimente parfois nostalgies et inquiétudes, le passé évoqué ici rappelle que les phénomènes frontaliers peuvent aussi être générateurs de désordres.
Nombre de pages
174
Date de parution
28/02/2001
Poids
420g
Largeur
161mm
Plus d'informations
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EAN
9782910663568
Titre
Frontière et criminalité 1715-1815
Auteur
DENYS CATHERINE
Editeur
PU ARTOIS
Largeur
161
Poids
420
Date de parution
20010228
Nombre de pages
174,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Fondée sur une recherche comparative concernant les villes situées de part et d'autre des frontières du nord de la France, cette étude analyse comment se sont organisées dans ces villes au XVIIIe la police urbaine et la protection de la sécurité publique. D'une grande richesse documentaire sur les cas étudiés, tout en ne négligeant pas les rapprochements avec les autres villes françaises, cet ouvrage constitue une importante contribution à une histoire de la police en France qui reste encore largement à écrire.
Circulations policières, 1750-1914 " présente la synthèse de quatre ans de recherches historiques internationales. Il pose la question des échanges entre les différentes organisations de police des grandes villes d'Europe et d'Amérique pendant plus d'un siècle où la réforme de la police est partout à l'ordre du jour. On y trouvera une sélection de neuf contributions écrites par des auteurs français, italien, suisses, britanniques et argentin, qui examinent tour à tour les circulations policières entre Paris, Londres, Bruxelles, Berlin, New York, Buenos Aires, Rome, Lisbonne ou Genève. Le livre s'organise autour de trois approches : les hommes qui font fonction de passeurs entre les différents mondes policiers ; les formes de refus et d'échec dans le transfert imposé ou suggéré de pratiques étrangères ; les influences et les adaptations des modèles étrangers. Le livre s'adresse d'abord au public des spécialistes historiens mais peut aussi retenir l'attention de toutes les personnes qui veulent approfondir les mécanismes selon lesquels la police évolue ou qui s'intéressent plus généralement aux circulations des attentes et des idées de modernisation administrative d'un pays à l'autre.
Ce manuel original est issu d'une entreprise hardie de synthèse. L'histoire des anciens Pays-Bas (Belgique, Nord-Pas-de-Calais, Pays-Bas) n'a jusqu'à présent jamais été abordée de cette manière en langue française. L'ouvrage rompt avec les traditions universitaires nationales qui privilégient des périodes historiques particulières pour des espaces bien ciblés (Flandre bourguignonne, Hollande du Siècle d'Or, expansion révolutionnaire française). Il aborde dans son ensemble un espace géopolitique complexe dont l'histoire mouvementée reflète celle de l'Europe entre le début du XVe siècle et celui du XIXe siècle. On voit se construire l'union dynastique entre ce que l'on appela les Dix-Sept provinces qui, ensuite, se partagent successivement entre deux, puis trois ensembles rivaux (république des Provinces-Unies, Pays-Bas habsbourgeois et Pays-Bas français). A la fin des Temps Modernes, les secousses révolutionnaires accélèrent les recompositions politiques (annexion des départements belges, république batave puis royaume de Hollande). In fine, le règlement européen consécutif à l'effondrement de l'Empire napoléonien crée un éphémère royaume des Pays-Bas, avant que la révolution de 1830 voit naître celui de Belgique. La progression choisie par les auteurs privilégie les grandes étapes de cette histoire événementielle mouvementée. Elle ne néglige pas pour autant l'explication des activités économiques et le foisonnement culturel d'une des régions les plus peuplées et dynamiques d'Europe. Biographie de l'auteur Catherine Denys et Isabelle Paresys sont agrégées et docteurs en histoire. Elles sont maîtres de conférences à l'université Charles de Gaule-Lille 3, où elles enseignent l'histoire du monde moderne et conduisent des recherches au sein de l'Institut de recherches historiques du Septentrion (UMR 8529 Lille 3-CNRS). Catherine Denys travaille sur le maintien de l'ordre et le contrôle social en France et aux Pays-Bas au XVIIIe siècle. Isabelle Paresys étudie le corps et les parures vestimentaires, ainsi que les images et représentations des peuples de l'Europe septentrionale à la Renaissance.
Le monde : une histoire est une collection d'initiation pour tous ceux, étudiants ou non, qui veulent essayer de comprendre l'histoire du monde. Parallèlement aux ouvrages consacrés aux grands thèmes fondamentaux, la collection se penche sur une série de problèmes historiques plus spécifiques, mais tout aussi prégnants pour l'histoire de l'humanité. Ce manuel original est issu d'une entreprise hardie de synthèse. L'histoire des anciens Pays-Bas (Belgique, Nord-Pas-de-Calais, Pays-Bas) n'a jusqu'à présent jamais été abordée de cette manière en langue française. L'ouvrage rompt avec les traditions universitaires nationales qui privilégient des périodes historiques particulières pour des espaces bien ciblés (Flandre bourguignonne, Hollande du Siècle d'Or, expansion révolutionnaire française). Il aborde dans son ensemble un espace géopolitique complexe dont l'histoire mouvementée reflète celle de l'Europe entre le début du XVe siècle et celui du XIXe siècle. On voit se construire l'union dynastique entre ce que l'on appela les Dix-Sept provinces qui, ensuite, se partagent successivement entre deux, puis trois ensembles rivaux (république des Provinces-Unies, Pays-Bas habsbourgeois et Pays-Bas français). À la fin des Temps Modernes, les secousses révolutionnaires accélèrent les recompositions politiques (annexion des départements belges, république batave puis royaume de Hollande). In fine, le règlement européen consécutif à l'effondrement de l'Empire napoléonien crée un éphémère royaume des Pays-Bas, avant que la révolution de 1830 voit naître celui de Belgique. La progression choisie par les auteurs privilégie les grandes étapes de cette histoire événementielle mouvementée. Elle ne néglige pas pour autant l'explication des activités économiques et le foisonnement culturel d'une des régions les plus peuplées et dynamiques d'Europe.
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Alors que l'on s'intéresse aujourd'hui à l'épistémologie de la traductologie, cet ouvrage réexamine les relations complexes qu'elle entretient avec la linguistique. Conscients que la linguistique ne peut rendre compte à elle seule de tous les paramètres socio-culturels, stylistiques et situationnels qui interviennent dans l'acte de traduction, mais également certains qu'on ne peut faire l'économie de la linguistique dès lors qu'il s'agit de tenter de comprendre les processus en jeu, les collaborateurs de ce volume mettent en lumière l'interaction entre les deux disciplines tant au niveau épistémologique que théorique et méthodologique. S'intéressant à différents genres de textes dans des langues diverses (anglais, français, italien, allemand), prenant en compte les évolutions théoriques récentes ainsi que les développements technologiques de ces dernières décennies, cet ouvrage propose un éclairage diversifié sur la traduction en tant que contact des langues, approche déjà illustrée par la perspective contrastiviste développée en France par Jacqueline Guillemin-Flescher. A la fois mise en débat d'idées reçues et remise en perspective des problèmes qui se posent au théoricien, au comparatiste et au traducteur, il s'adresse à tous ceux que la réflexion sur la traduction, la traductologie et la linguistique intéresse.