Histoire des provinces françaises du Nord. Tome 5, Le XIXe siècle (1815-1914)
Bussière Eric ; Lefebvre Bernard ; Vavasseur-Despe
PU ARTOIS
28,01 €
Epuisé
EAN :9782848321561
Les faits présentés dans ce livre nous renvoient à près d'un siècle pour les plus récents d'entre eux. Pourtant, cette histoire déjà lointaine nous parait proche à bien des égards. Qui, aujourd'hui encore, peut rester insensible au récit des luttes politiques et sociales, au regard porté par les artistes du temps sur les sites et les scènes hérités de traditions industrielles dont certaines portent encore les dynamiques d'aujourd'hui ? Car le XIXe siècle est celui qui installe définitivement les provinces françaises du Nord dans le monde contemporain et leur ancrage dans l'espace national. Les spécificités que la région affirme sont interprétées comme autant d'apports à la Nation qu'il s'agisse de sa richesse démographique, industrielle ou agricole. Les combats qui l'animent sont ceux de la France tout entière que l'on parle de politique ou de religion, même si les provinces du Nord affirment souvent leur particularisme à travers le souci d'atténuer la violence des tensions qu'illustrent bien le poids dans la région du socialisme réformiste ou la sensibilité sociale des milieux catholiques, Peut-être est-ce du à ce que les provinces françaises du Nord savent ce que représentent la guerre, les invasions ou les occupations. Et si l'aspiration à la paix l'a souvent emporté à la suite de ces moments difficiles, le souvenir de la confrontation avec l'ennemi d'hier a aussi contribué à associer dans la mémoire collective le destin de la région avec celui de la Nation.
Nombre de pages
276
Date de parution
04/10/2012
Poids
542g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782848321561
Titre
Histoire des provinces françaises du Nord. Tome 5, Le XIXe siècle (1815-1914)
Auteur
Bussière Eric ; Lefebvre Bernard ; Vavasseur-Despe
Editeur
PU ARTOIS
Largeur
160
Poids
542
Date de parution
20121004
Nombre de pages
276,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Horace Finaly. Un nom de banquier qui eut son heure de gloire aux temps du Cartel des gauches ou du Front populaire. Un personnage de littérature aussi à travers Giraudoux dans Bella ou Proust dans la Recherche. Ce grand brasseur d'affaires réunit en sa personne toutes les complexités d'une époque riche des tensions et transformations qui ont accompagné la naissance de la France du XXe siècle. A la fois proche du modèle du banquier privé millionnaire et de celui des managers de notre temps, il mobilise à la tête de la célébrissime Banque de Paris et des Pays-Bas des moyens d'influence et d'action qui le placent au carrefour des principales instances de décision de la France de l'entre-deux-guerres. Qu'il s'agisse de l'avenir du franc, de choix de stratégie industrielle, de grande politique internationale voire de politique intérieure, Horace Finaly s'imposa comme l'un des interlocuteurs les plus écoutés d'Edouard Herriot, de Paul Painlevé, de Raymond Poincaré ou de Philippe Berthelot. Mais le souci dynastique ou l'attrait pour la richesse lui furent complètement étrangers tandis que sa formation, ses amitiés de jeunesse et son goût pour la littérature auraient pu l'attirer vers un tout autre destin. L'unité du personnage réside sans doute dans l'adhésion profonde du jeune homme qu'il était au temps de l'affaire Dreyfus à la culture et aux valeurs de la France républicaine. C'est ce choix délibéré qui lui fit gagner l'estime et l'amitié de la génération de nouveaux talents littéraires qui marquèrent le tournant du siècle. Il détermina ensuite les grandes options prises à la tête de sa banque afin de promouvoir les intérêts du pays au lendemain de la Grande Guerre et l'appui aux hommes politiques qui incarnaient le mieux les convictions qui étaient les siennes. Eric Bussière est professeur d'histoire contemporaine à l'université d'Artois. Spécialiste d'histoire des relations économiques internationales et d'histoire des banques, il a publié ces dernières années La France, la Belgique et l'organisation économique de l'Europe, 1918-1935 (1992) et Paribas, l'Europe et le monde (1992).
Directeur de cabinet du Premier ministre Georges Pompidou, Commissaire au plan, plusieurs fois ministre, mais aussi directeur général du marché intérieur à Bruxelles à trente-trois ans et premier président français de la Commission européenne, François-Xavier Ortoli (1925-2007) représente une personnalité profondément originale au sein des élites politiques françaises de la deuxième moitié du XXe siècle. Après avoir combattu les Japonais en Indochine - son pays de jeunesse - en 1944 et 1945, il promeut l'ouverture internationale et la modernisation de l'économie française comme jeune fonctionnaire au ministère des Finances, puis à la Commission européenne entre 1958 et 1961. La France, l'Europe, le monde sont dès lors au coeur de ses préoccupations et de son action, tant auprès de Georges Pompidou jusqu'en 1972, qu'à la Commission européenne jusqu'en 1984, ou à travers des canaux institutionnels multiples par la suite. C'est Ortoli lui-même qui parle dans le présent ouvrage où transparaît son goût pour l'analyse prospective. Les textes ici réunis rendent compte de la dimension spécifiquement européenne de sa pensée. Prises de position publiques, notes de réflexion ou de travail mais aussi correspondances révèlent le fonctionnement interne de la Commission ou mettent en avant des initiatives longtemps ignorées d'Ortoli comme Commissaire européen.
Francis Delaisi (1873-1947) n'a jamais fait l'objet d'un ouvrage. Pourtant, son nom est régulièrement cité par ses contemporains et des épisodes de sa biographie sont abordés par des historiens aux spécialités très différentes. Il faut y voir le reflet d'un itinéraire éclaté, pour le moins déroutant mais dont ce collectif restitue la part de cohérence. Jeune étudiant dreyfusard, Delaisi s'impose avant 1914 comme une figure marquante du syndicalisme révolutionnaire et se fait remarquer par des essais virulents contre les "maîtres de la France" et les "marchands de canons" . En lutte contre les élites et aux marges du système, Delaisi le pénètre au lendemain du premier conflit mondial en devenant, grâce à un essai remarqué sorti en 1929, Les Deux Europe, un expert en économie reconnu par les institutions françaises et internationales et un défenseur de la cause européenne. En 1936, le Front populaire redonne de la vigueur au polémiste. Il édite alors sous l'égide du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes La Banque de France aux mains des deux cents familles. Mais Delaisi demeure un pacifiste convaincu. La défaite ouvre la dernière phase d'un parcours qui s'achève dans le collaborationnisme. Au final, l'itinéraire de Delaisi se lit comme le produit d'un parcours franco-français mais aussi européen, illustrant un souci écriture d'une nouvelle histoire de l'Europe.
Depuis la Seconde Guerre mondiale, les relations franco-américaines sont placées sous une double étoile : l'entente, ce dont témoigne notamment leur appartenance commune à l'Alliance atlantique, mais aussi la mésentente, lorsqu'il s'agit pour la France d'affirmer l'autonomie de ses choix en politique extérieure. Cette ambivalence apparaît de manière éclatante à partir du retour du général de Gaulle au pouvoir en 1958. Lorsque Georges Pompidou accède aux plus hautes fonctions en 1969, il doit, sans renier les apports du gaullisme, reconstruire les relations entre la France et son partenaire américain. Cet ouvrage est issu d'un colloque international organisé par l'Association Georges Pompidou en 2009. Il se base sur l'étude des sources françaises comme américaines et examine le jeu réciproque des politiques et des personnalités, pour comprendre la réaction américaine au nouveau ton de la diplomatie française. Les positions personnelles des décideurs, les processus de décision nationaux, les grands dossiers internationaux (Vietnam, système monétaire international, construction européenne, etc.) font ici l'objet d'une analyse détaillée qui permet de mieux comprendre la dynamique de la relation transatlantique : du voyage du président Pompidou aux Etats-Unis en 1970 à l'entente manifestée à la conférence des Açores en 1971, jusqu'aux malentendus de l' "année de l'Europe" en 1973.
Boisseau Maryvonne ; Chauvin Catherine ; Delesse C
Alors que l'on s'intéresse aujourd'hui à l'épistémologie de la traductologie, cet ouvrage réexamine les relations complexes qu'elle entretient avec la linguistique. Conscients que la linguistique ne peut rendre compte à elle seule de tous les paramètres socio-culturels, stylistiques et situationnels qui interviennent dans l'acte de traduction, mais également certains qu'on ne peut faire l'économie de la linguistique dès lors qu'il s'agit de tenter de comprendre les processus en jeu, les collaborateurs de ce volume mettent en lumière l'interaction entre les deux disciplines tant au niveau épistémologique que théorique et méthodologique. S'intéressant à différents genres de textes dans des langues diverses (anglais, français, italien, allemand), prenant en compte les évolutions théoriques récentes ainsi que les développements technologiques de ces dernières décennies, cet ouvrage propose un éclairage diversifié sur la traduction en tant que contact des langues, approche déjà illustrée par la perspective contrastiviste développée en France par Jacqueline Guillemin-Flescher. A la fois mise en débat d'idées reçues et remise en perspective des problèmes qui se posent au théoricien, au comparatiste et au traducteur, il s'adresse à tous ceux que la réflexion sur la traduction, la traductologie et la linguistique intéresse.
Le volume n°12 rassemble plusieurs inédits du romancier Jean Giono, dont deux longs extraits jusqu'alors inconnus d'une version de Deux cavaliers de l'orage (1965). Les carnets de travail de l'écrivain font l'objet d'une autre publication inédite prolongeant pour l'année 1959 un témoignage sur l'activité de polygraphe de Giono. La partie critique du volume reprend les principales communications prononcées à l'occasion des "Rencontres Giono" de 2018 à Manosque, placées sous le signe des héroïnes gioniennes. C'est toute une galerie de portraits de femmes fortes (et d'âmes fortes) qui s'y trouve brossée, de Pénélope et Hélène de Troie à Ennemonde, en passant par Pauline de Théus, par les spécialistes de l'oeuvre de Giono. Un cahier iconographique en couleurs présente une "belle édition" de l'oeuvre de Giono, ici celle du Haut pays illustrée en 1965 par Pierre Ambrogiani. Une bibliographie actualisée de l' "année gionienne" 2018 clôture l'ouvrage.