Lorient, ville portuaire. Une nouvelle histoire, des origines à nos jours
Cérino Christophe ; Le Bouëdec Gérard ; Métairie N
PU RENNES
39,00 €
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EAN :9782753556898
Depuis 350 ans, l'avenir de Lorient s'est toujours joué autour de ses ports. Ville deux fois nouvelle à trois siècles d'intervalle, Lorient s'est bâtie, développée, puis a été reconstruite par l'économie maritime. Ce livre se donne pour objet d'offrir une interprétation de cette trajectoire originale, de 1666 à 2016, à travers celle du développement portuaire qui permet de suivre les mutations économiques et sociales, le jeu des acteurs et les transformations de la cité. Au XVIIIe siècle, le premier modèle fut celui du commerce colonial et d'un port qui connut dès sa fondation un horizon mondial avec la Compagnie des Indes. Le second fut celui de la construction navale à l'heure de la révolution industrielle et de la grande mutation des flottes de guerre, passant peu à peu, au XIXe siècle, des vaisseaux de ligne en bois aux cuirassés. Au début du XXe siècle, ce modèle se complète et pousse sa diversification par le commerce du charbon et les débuts du chalutage à vapeur avec la création du port de pêche industriel de Keroman qui devient très vite le second de France, et le développement du port de commerce du côté de l'anse de Kergroise. Les années 1940 marquent la fin d'un premier cycle d'urbanisation. Devenue un objectif stratégique de premier ordre avec la construction de la principale base de sous-marins du Reich, Lorient est totalement dévastée par les bombardements de 1943. En 1945 s'ouvre une période de refondation qui va durer près de cinq décennies. C'est une nouvelle fois par les activités maritimes que Lorient renaît de ses cendres, en s'appuyant sur le port militaire et l'arsenal ; le port de pêche de Keroman, quant à lui, connaît une pleine prospérité, et celui de Kergroise poursuit son développement. Dans le courant des années 1990, le lancement des restructurations de la Défense marque de façon irréversible la fin du modèle hérité des fondements colbertistes de la cité. S'ouvre alors le temps des mutations structurelles. Après avoir réussi dans un temps record la reconversion en pôle nautique de son ancienne base de sous-marins, la décennie 2010 ouvre Lorient vers de nouveaux horizons maritimes et urbains.
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Nombre de pages
398
Date de parution
23/11/2017
Poids
1 963g
Largeur
230mm
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EAN
9782753556898
Titre
Lorient, ville portuaire. Une nouvelle histoire, des origines à nos jours
Auteur
Cérino Christophe ; Le Bouëdec Gérard ; Métairie N
Editeur
PU RENNES
Largeur
230
Poids
1963
Date de parution
20171123
Nombre de pages
398,00 €
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L'archéologie sous-marine est née dans la seconde moitié du XXe siècle. Depuis les fouilles balbutiantes du "Grand Congloué" jusqu'aux recherches actuelles, l'exploitation scientifique des données recueillies au fond des océans a montré toute leur importance pour la compréhension des activités humaines maritimes et littorales. Soixante ans après l'émergence de cette discipline sous l'impulsion majeure des chercheurs français, au cours d'une période qui vit à la fois se développer les méthodes, les techniques subaquatiques de travail, et dans le même temps les structures de recherche et de protection, il était fondamental de dresser un bilan et de définir les nouveaux grands enjeux scientifiques. Ce livre est le produit des riches et stimulantes discussions qui se sont tenues à Lorient, en juin 2009, entre des chercheurs venus d'un large horizon international pour participer au colloque "Archéologie sous-marine et patrimoine. Des pratiques aux enjeux de médiation". Une telle manifestation n'avait pas eu lieu en France depuis près de 40 ans ! En prenant le parti d'un questionnement placé sous l'angle patrimonial, l'ambition de cette rencontre scientifique, coorganisée par l'université de Bretagne-sud (UMR CNRS 6258 CERHIO) et le ministère de la Culture (DRASSM), a été de créer une confrontation dynamique entre les acteurs concernés par l'archéologie sous-marine et de mieux saisir l'articulation entre cette discipline et le concept global de patrimoine.
Résumé : Les visiteurs qui viennent découvrir ou revoir un musée maritime sont rarement dans des dispositions d'esprit qui les portent à l'analyse de ce qui est proposé à leur regard, objets, cartels et animations. Ils ne sont en général pas là pour cela, la curiosité, le goût des maquettes, l'attrait de la mer et de l'histoire étant de plus puissantes motivations. Ce riche numéro double propose une approche originale de plusieurs musées maritimes français, de formats variés, à Paris comme dans les ports, de Fécamp à Saint-Tropez, anciens (le musée de la Marine à Paris) et tout récents (le musée Mer Marine de Bordeaux) avec un regard qui s'étend de manière comparative jusqu'aux côtes espagnoles, basque et cantabrique. Les "identités" sont à entendre ici dans le sens maritime qu'Alain Cabantous en avait donné dans le sous-titre de son livre de 1995 Les Citoyens du large. Sans collections, point de musée. Ce sont elles, dans leur enrichissement comme dans leurs lacunes, qui commandent ce qu'on pourra montrer et dire. Le rôle des pouvoirs publics, locaux et nationaux, est clairement mis en évidence dans ce cahier : quel message veulent-ils ou acceptent-ils de faire passer au public, local ou non ? de quelle manière et jusqu'à quel point vont-ils desserrer les cordons de la bourse ? Un musée à un coût, celui de sa mise en place puis celui de son entretien dans la durée. Il y a aussi l'évolution de la muséographie, les modes et la manière dont sont formés les concepteurs et les conservateurs. La question des "identités" à la fois maritimes et locales nous conduit aux choix des thèmes et des modes de présentation. Elle met en valeur les silences, les préférences et les indifférences d'une époque ou d'une génération. Depuis plus de vingt ans, la Revue d'histoire maritime met en lumière la recherche des historiens du monde entier sur l'histoire des relations que les hommes ont entretenues, siècle après siècle, avec les mers et les océans.
Cueillis au fil des littoraux tantôt européens (goémon, barilles), tantôt lointains (wakame), prélevés au fond des mers (corail, éponges, fruits de mer), nombreux sont les organismes marins exploités par l'homme. S'ils arrivent souvent dans nos assiettes, ils entrent aussi dans des circuits commerciaux complexes et dans des chaînes de transformation artisanales ou manufacturières sous l'Ancien Régime, industrielles à l'époque contemporaine. Ces ressources sont désormais au coeur de nos préoccupations, que l'on s'inquiète de leur épuisement ou que l'on en prospecte de nouvelles. Elles stimulent aussi les convoitises et renforcent le mouvement de territorialisation des mers et océans. De tels enjeux, si actuels, n'en sont pas moins à considérer dans une plus longue durée, ici depuis le XVIIIe siècle. C'est là tout l'intérêt de ce numéro 24 de la Revue d'histoire maritime, riche des analyses des spécialistes reconnus de plusieurs disciplines.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.