Une profession dangereuse. Les penseurs grecs dans la cité
Canfora Luciano
DESJONQUERES
20,50 €
Epuisé
EAN :9782843210280
Socrate fut condamné à mort par ses concitoyens. L'événement est si célèbre qu'il masque les autres tragédies qui frappèrent les philosophes grecs. Faire profession de penser, c'est-à-dire de remettre en cause l'ordre de la cité et celui du monde, exposait à des périls extrêmes. A la suite de Socrate, Xénophon banni, Platon vendu comme esclave, Callisthène assassiné, Aristote menacé, Lucrèce disgracié sont autant d'illustrations de cette destinée. Au terme de l'Antiquité, dans l'Egypte hellénistique, la néoplatonicienne Hypatie périt déchirée par une foule fanatisée par l'évêque d'Alexandrie : la cité chrétienne n'était pas plus tendre aux penseurs que la cité païenne. Ces rapports difficiles entre philosophie et politique dans la société antique, préfigurent tous leurs conflits ultérieurs dans la civilisation occidentale. Les voici retracés dans un essai qui, dévoilant en outre les mystères de la transmission des ?uvres d'Aristote ou de la doctrine d'Epicure, est mené de part en part avec une rigueur extrême et tout l'art de restituer au passé une intense présence.
Nombre de pages
153
Date de parution
31/07/2000
Poids
220g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782843210280
Titre
Une profession dangereuse. Les penseurs grecs dans la cité
Auteur
Canfora Luciano
Editeur
DESJONQUERES
Largeur
140
Poids
220
Date de parution
20000731
Nombre de pages
153,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Socrate condamné à mort par une courte majorité de trente voix; George W. Bush élu président des États-Unis parce que l'on décide d'arrêter le décompte des suffrages qui l'aurait donné perdant: le triomphe absurde de la loi de la majorité dans un cas, sa négation dans l'autre... Que devient la démocratie lorsque le vote se négocie sur le marché politique? Lorsque gouvernent des instances supranationales et non électives comme la Banque européenne et le Fonds monétaire international...À rebours de la pensée unique et du « démocratiquement correct », Luciano Canfora livre une analyse sans concessions des démocraties occidentales et de leurs errements.
Au milieu du XVIème siècle, à Venise, pendant les premières années du Concile de Trente, un livre extraordinaire émerge du "trésor" de Bessarion : la Bibliothèque de Photius, patriarche de Constantinople au IXème siècle. Sa redécouverte fut saluée avec joie et trépidation. Aux savants et aux humanistes, elle parut l'arche du Salut qui - comme on le dit alors - avait sauvé du "déluge turc" tant d'auteurs grecs. A l'opposé, le monde catholique, surtout ses élites culturelles, la considéra avec méfiance : son auteur était tout de même l'artisan "diabolique" du conflit avec Rome d'où avait jailli le Schisme d'Orient. Cette oeuvre ne fut publiée qu'au début du XVIIème siècle - trois fois en cinquante ans - et toujours chez des éditeurs protestants. La troisième édition, la plus heureuse, celle de Rouen (1653), cache une énigme : par qui a-t-elle été préparée ? Que cache le mystérieux sigle placé à la fin de la préface ? Pourquoi le tirage a-t-il été modifié, avec la disparition de cette préface ? A-t-elle disparu totalement ? La question est résolue par la sagacité de Luciano Canfora, qui conduit le lecteur le long d'un parcours riche en surprises, de Byzance jusqu'à la France de Mazarin et à l'Europe protestante, sur fond de guerres de Religion.
La découverte du rhum a suivi celle de l'Amérique. Dès le XVIe siècle, les Espagnols, les Portugais puis les Français et les Anglais découvrent la possibilité d'obtenir à partir du jus de canne une boisson fortement alcoolisée. D'abord réservé à l'usage des Nègres, des boucaniers et de tous les rustres qui écument le Nouveau Monde, le rhum va connaître un succès grandissant, surtout en Europe et en Amérique. L'évolution de la production reste très liée aux bouleversements coloniaux.
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