L'imposture démocratique. Du procès de Socrate à l'élection de G. W. Bush
Canfora Luciano
FLAMMARION
14,20 €
Epuisé
EAN :9782082101189
Socrate condamné à mort par une courte majorité de trente voix; George W. Bush élu président des États-Unis parce que l'on décide d'arrêter le décompte des suffrages qui l'aurait donné perdant: le triomphe absurde de la loi de la majorité dans un cas, sa négation dans l'autre... Que devient la démocratie lorsque le vote se négocie sur le marché politique? Lorsque gouvernent des instances supranationales et non électives comme la Banque européenne et le Fonds monétaire international...À rebours de la pensée unique et du « démocratiquement correct », Luciano Canfora livre une analyse sans concessions des démocraties occidentales et de leurs errements.
Nombre de pages
144
Date de parution
04/03/2003
Poids
135g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782082101189
Titre
L'imposture démocratique. Du procès de Socrate à l'élection de G. W. Bush
Auteur
Canfora Luciano
Editeur
FLAMMARION
Largeur
130
Poids
135
Date de parution
20030304
Nombre de pages
144,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Au milieu du XVIème siècle, à Venise, pendant les premières années du Concile de Trente, un livre extraordinaire émerge du "trésor" de Bessarion : la Bibliothèque de Photius, patriarche de Constantinople au IXème siècle. Sa redécouverte fut saluée avec joie et trépidation. Aux savants et aux humanistes, elle parut l'arche du Salut qui - comme on le dit alors - avait sauvé du "déluge turc" tant d'auteurs grecs. A l'opposé, le monde catholique, surtout ses élites culturelles, la considéra avec méfiance : son auteur était tout de même l'artisan "diabolique" du conflit avec Rome d'où avait jailli le Schisme d'Orient. Cette oeuvre ne fut publiée qu'au début du XVIIème siècle - trois fois en cinquante ans - et toujours chez des éditeurs protestants. La troisième édition, la plus heureuse, celle de Rouen (1653), cache une énigme : par qui a-t-elle été préparée ? Que cache le mystérieux sigle placé à la fin de la préface ? Pourquoi le tirage a-t-il été modifié, avec la disparition de cette préface ? A-t-elle disparu totalement ? La question est résolue par la sagacité de Luciano Canfora, qui conduit le lecteur le long d'un parcours riche en surprises, de Byzance jusqu'à la France de Mazarin et à l'Europe protestante, sur fond de guerres de Religion.
Jules David (1783-1854), fils aîné du peintre Louis David, était un éminent helléniste, un excellent pédagogue et un grand philhellène ; il fut l'un des rares français à venir en Grèce, encore occupée par les Turcs, pour enseigner le français aux jeunes Grecs et l'un des premiers à professer à la Sorbonne le grec moderne avec le grec ancien. Cent cinquante ans après sa mort, sa vie et ses travaux demeurent pratiquement inconnus. C'est pour réparer cet oubli injustifié que la présente monographie a été écrite.
Socrate fut condamné à mort par ses concitoyens. L'événement est si célèbre qu'il masque les autres tragédies qui frappèrent les philosophes grecs. Faire profession de penser, c'est-à-dire de remettre en cause l'ordre de la cité et celui du monde, exposait à des périls extrêmes. A la suite de Socrate, Xénophon banni, Platon vendu comme esclave, Callisthène assassiné, Aristote menacé, Lucrèce disgracié sont autant d'illustrations de cette destinée. Au terme de l'Antiquité, dans l'Egypte hellénistique, la néoplatonicienne Hypatie périt déchirée par une foule fanatisée par l'évêque d'Alexandrie : la cité chrétienne n'était pas plus tendre aux penseurs que la cité païenne. Ces rapports difficiles entre philosophie et politique dans la société antique, préfigurent tous leurs conflits ultérieurs dans la civilisation occidentale. Les voici retracés dans un essai qui, dévoilant en outre les mystères de la transmission des ?uvres d'Aristote ou de la doctrine d'Epicure, est mené de part en part avec une rigueur extrême et tout l'art de restituer au passé une intense présence.