La Carrera de Indias. Histoire du commerce hispano-américain (XVIe-XVIIIe siècles)
Garcia-Baquero Gonzalez Antoni ; Bennassar Bartolo
DESJONQUERES
22,50 €
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EAN :9782843210037
Dès la découverte du Nouveau Monde, un intense trafic s'instaura entre les possessions européennes et les royaumes d'outre-mer du souverain des Espagnes. Il reçut le nom de Carrera de Indias : la Route des Indes occidentales, c'est-à-dire des Amériques. Ainsi naissait un réseau d'échanges aux dimensions de la planète, archétype de tous les systèmes économiques mondiaux ultérieurs : escortées par les galions, ses flottes transportaient par-delà l'Océan commerçants, aventuriers, militaires et missionnaires, épices, étoffes, armes, alcools, cuirs, perles, or et argent surtout, mais esclaves aussi. Mettant en rapport les hommes, les cultures et les denrées d'Europe, d'Afrique et d'Amérique, la Carrera de Indias fut un phénomène fondateur du monde moderne, que les esprits drapèrent du prestige du mythe. Ce livre en offre la première synthèse générale. Il fait le tableau des trois siècles du monopole espagnol, exercé depuis Séville d'abord et Cadix ensuite. Depuis l'aube du XVIe siècle jusqu'au crépuscule du XVIIIe ce trafic est envisagé dans ses aspects juridiques, administratifs et financiers, mais aussi dans son déroulement réel, à travers tempêtes, guerres, piraterie, variant au gré des progrès techniques et des vicissitudes économiques. Au fil de l'analyse se révèle la réalité d'une entreprise prodigieuse, compromis instable entre prétentions royales, ambitions négociantes, avidités étrangères et astreintes naturelles, ranimée sans relâche par les illusions fascinantes des imaginations éblouies.
Nombre de pages
252
Date de parution
01/11/1998
Poids
407g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782843210037
Titre
La Carrera de Indias. Histoire du commerce hispano-américain (XVIe-XVIIIe siècles)
Auteur
Garcia-Baquero Gonzalez Antoni ; Bennassar Bartolo
Editeur
DESJONQUERES
Largeur
160
Poids
407
Date de parution
19981101
Nombre de pages
252,00 €
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A Louvain, en 1818, un lecteur de littérature française, Joseph Jacotot, réalise une expérience pédagogique étonnante : en peu de temps, il fait apprendre le français à des étudiants flamands qui n'en savaient pas un mot, et sans leçons ... Pour Jacotot, c'est une révélation : " Un maître n'est jamais nécessaire à l'Homme ". Il entreprend alors de le démontrer en appliquant sa méthode à d'autres disciplines : langues étrangères, mathématiques, musique, dessin, etc. L'égalité des intelligences est le présupposé fondamental de cette méthode, qu'il appelle " Enseignement universel ". Jacotot veut en faire un instrument d'émancipation intellectuelle pour que les pauvres accèdent au savoir. Bienfaiteur de l'Humanité pour les uns, charlatan pour les autres, Jacotot va être, jusqu'à sa mort en 1840, au centre d'une polémique qui divisera savants et politiques. Joseph Jacotot est une des figures de la passion de l'Egalité.
Ce texte retrace une série de présents successifs traversés au cours d'un cheminement qui va de l'engagement politique à l'étude des usages politiques du passé ou encore à celle de l'écriture de l'histoire et de son enseignement, mais ce cheminement n'a rien d'une trajectoire nécessaire. Bien sûr en raison de la façon dont le récit de ces présents est construit, comme de son premier destinataire - un jury universitaire -, il ne peut que procéder d'une mise en cohérence a posteriori. J'ai toutefois tenté de laisser à la contingence, au hasard, aux rencontres, leur juste place. Mes lieux d'histoire ont été le plus souvent des lieux institutionnellement faibles comme les IUFM, ou des lieux choisis en marge de l'institution comme la revue Espaces Temps ou bien encore le "DDG" l'attelage que nous formons depuis près de quinze ans avec Christian Delacroix et François Dosse -, mais j'avoue avoir toujours trouvé en m'investissant dans ces périphéries une liberté qui me convient. Au fil des pages j'ai donc tâché, de bon gré, persuadé que l'exercice m'était profitable, d'ouvrir ma boîte à outils, de montrer les articulations d'un parcours et les ressorts d'un faire de l'histoire.
Ce documentaire se propose de visiter un aspect de l'histoire de l'Occupation de la France qui a été peu évoqué, celui de la collaboration économique entre les entreprises françaises et l'Allemagne nazie. Ce chapitre fait effectivement un peu office de parent pauvre, pourtant, à y regarder le plus près, il renferme de nombreuses clés de compréhension de cette période sombre...A la faveur de l'ouverture progressive des archives, les historiens parviennent aujourd'hui à se faire une idée claire de ce qu'a été cette collaboration, ou plutôt de ce qu'ont été ces collaborations, les cas de figures étant innombrables. Au-delà de l'histoire politique et militaire de la Seconde Guerre mondiale maintes fois abordées, ce film s'interroge sous l'éclairage de sa réalité économique et sociale. Quelques 75 ans plus tard, il est facile d'apprécier une situation dont on connaît l'issue, et de distribuer bons points aux ""courageux résistants"" et blâmes aux ""infâmes collabos"". Mais, comme toujours, l
La découverte du rhum a suivi celle de l'Amérique. Dès le XVIe siècle, les Espagnols, les Portugais puis les Français et les Anglais découvrent la possibilité d'obtenir à partir du jus de canne une boisson fortement alcoolisée. D'abord réservé à l'usage des Nègres, des boucaniers et de tous les rustres qui écument le Nouveau Monde, le rhum va connaître un succès grandissant, surtout en Europe et en Amérique. L'évolution de la production reste très liée aux bouleversements coloniaux.
L'abbé Galiani était, selon Nietzsche, "l'esprit le plus raffiné du XVIIIe siècle" et aux yeux de ses contemporains "l'ironie faite homme". Sa Correspondance avec Mme d'Epinay le révèle tout entier. Au cours des dix années de son séjour parisien, Galiani, secrétaire de l'ambassade de Naples, avait été l'hôte favori de tous les salons fréquentés par les encyclopédistes. Mme Geoffrin, Diderot, Grimm, d'Alembert comptaient parmi ses proches. Désespéré par son rappel à Naples en 1769, ii demande à ses amis de lui écrire pour le "consoler des maux de l'absence". Mme d'Epinay devient bientôt et pendant douze années sa principale correspondante. Leur relation épistolaire, sur un ton vif et spirituel, restitue les idées, les propos et l'atmosphère des salons parisiens. Au cours des sept années de ce dernier volume, la Correspondance, toujours variée et enjouée, trahit entre Galiani et Mme d'Epinay une de ces ressemblances qui naissent au fil des longues amitiés. Si tous deux aiment encore à philosopher sur la morale, la physiologie, la pédagogie ou la politique, la musique leur procure les enthousiasmes les mieux partagés. Pour intime et familière qu'elle est, cette correspondance demeure liée à l'actualité, dominée en France par les événements allant du ministère Turgot à la chute de Necker, à l'étranger par la révolution américaine et l'émergence de la Russie.
Tel un prisme réfractant sa pensée et sa production ultérieures, les ?uvres de jeunesse de madame de Staël présentent à la fois des essais théoriques et de brefs romans. Parmi les premiers, les lettres sur les ouvrages et le caractère de Jean-Jacques Rousseau révèlent ses opinions philosophiques. Admiratrice du penseur genevois, elle établit avec lui un dialogue critique d'un genre nouveau, soumettant une à une les ?uvres du romancier-philosophe, et au premier chef les confessions, à une analyse pénétrante. L'essai sur les fictions résume quant à lui ses conceptions esthétiques en matière littéraire : elle privilégie " la seule peinture des mouvements du c'ur ", à l'instar de Rousseau, Fielding et Richardson. Loin de s'en tenir à ses théories, la fille de Necker les applique : elle n'avait pas vingt ans qu'elle avait déjà écrit ses nouvelles. Les principales se déroulent dans le cadre pré-romantique de lointains exotiques. Partout, dans ces récits tragiques d'aventure, de passion et de sacrifice, les héroïnes tombent, innocentes victimes d'un monde d'hommes qu'elles surmontent cependant grâce à leur grandeur d'âme. Dans ces premières ?uvres, c'est tout l'art et la pensée de l'inspiratrice de romantisme français qui déjà se révèle.