L'abbé Galiani était, selon Nietzsche, "l'esprit le plus raffiné du XVIIIe siècle" et aux yeux de ses contemporains "l'ironie faite homme". Sa Correspondance avec Mme d'Epinay le révèle tout entier. Au cours des dix années de son séjour parisien, Galiani, secrétaire de l'ambassade de Naples, avait été l'hôte favori de tous les salons fréquentés par les encyclopédistes. Mme Geoffrin, Diderot, Grimm, d'Alembert comptaient parmi ses proches. Désespéré par son rappel à Naples en 1769, ii demande à ses amis de lui écrire pour le "consoler des maux de l'absence". Mme d'Epinay devient bientôt et pendant douze années sa principale correspondante. Leur relation épistolaire, sur un ton vif et spirituel, restitue les idées, les propos et l'atmosphère des salons parisiens. Au cours des sept années de ce dernier volume, la Correspondance, toujours variée et enjouée, trahit entre Galiani et Mme d'Epinay une de ces ressemblances qui naissent au fil des longues amitiés. Si tous deux aiment encore à philosopher sur la morale, la physiologie, la pédagogie ou la politique, la musique leur procure les enthousiasmes les mieux partagés. Pour intime et familière qu'elle est, cette correspondance demeure liée à l'actualité, dominée en France par les événements allant du ministère Turgot à la chute de Necker, à l'étranger par la révolution américaine et l'émergence de la Russie.
Commandé avant 16h, livré demain
Date de parution
01/11/1998
Poids
347g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782843210044
Titre
CORRESPONDANCE TOME V (JUIN 1775-JUILLET 1782)
Auteur
GALIANI FERDINANDO
Editeur
DESJONQUERES
Largeur
140
Poids
347
Date de parution
19981101
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
La découverte du rhum a suivi celle de l'Amérique. Dès le XVIe siècle, les Espagnols, les Portugais puis les Français et les Anglais découvrent la possibilité d'obtenir à partir du jus de canne une boisson fortement alcoolisée. D'abord réservé à l'usage des Nègres, des boucaniers et de tous les rustres qui écument le Nouveau Monde, le rhum va connaître un succès grandissant, surtout en Europe et en Amérique. L'évolution de la production reste très liée aux bouleversements coloniaux.
Garcia-Baquero Gonzalez Antoni ; Bennassar Bartolo
Dès la découverte du Nouveau Monde, un intense trafic s'instaura entre les possessions européennes et les royaumes d'outre-mer du souverain des Espagnes. Il reçut le nom de Carrera de Indias : la Route des Indes occidentales, c'est-à-dire des Amériques. Ainsi naissait un réseau d'échanges aux dimensions de la planète, archétype de tous les systèmes économiques mondiaux ultérieurs : escortées par les galions, ses flottes transportaient par-delà l'Océan commerçants, aventuriers, militaires et missionnaires, épices, étoffes, armes, alcools, cuirs, perles, or et argent surtout, mais esclaves aussi. Mettant en rapport les hommes, les cultures et les denrées d'Europe, d'Afrique et d'Amérique, la Carrera de Indias fut un phénomène fondateur du monde moderne, que les esprits drapèrent du prestige du mythe. Ce livre en offre la première synthèse générale. Il fait le tableau des trois siècles du monopole espagnol, exercé depuis Séville d'abord et Cadix ensuite. Depuis l'aube du XVIe siècle jusqu'au crépuscule du XVIIIe ce trafic est envisagé dans ses aspects juridiques, administratifs et financiers, mais aussi dans son déroulement réel, à travers tempêtes, guerres, piraterie, variant au gré des progrès techniques et des vicissitudes économiques. Au fil de l'analyse se révèle la réalité d'une entreprise prodigieuse, compromis instable entre prétentions royales, ambitions négociantes, avidités étrangères et astreintes naturelles, ranimée sans relâche par les illusions fascinantes des imaginations éblouies.
Résumé : Tel un prisme réfractant sa pensée et sa production ultérieures, les ?uvres de jeunesse de madame de Staël présentent à la fois des essais théoriques et de brefs romans. Parmi les premiers, les lettres sur les ouvrages et le caractère de Jean-Jacques Rousseau révèlent ses opinions philosophiques. Admiratrice du penseur genevois, elle établit avec lui un dialogue critique d'un genre nouveau, soumettant une à une les ?uvres du romancier-philosophe, et au premier chef les confessions, à une analyse pénétrante. L'essai sur les fictions résume quant à lui ses conceptions esthétiques en matière littéraire : elle privilégie " la seule peinture des mouvements du c?ur ", à l'instar de Rousseau, Fielding et Richardson. Loin de s'en tenir à ses théories, la fille de Necker les applique : elle n'avait pas vingt ans qu'elle avait déjà écrit ses nouvelles. Les principales se déroulent dans le cadre pré-romantique de lointains exotiques. Partout, dans ces récits tragiques d'aventure, de passion et de sacrifice, les héroïnes tombent, innocentes victimes d'un monde d'hommes qu'elles surmontent cependant grâce à leur grandeur d'âme. Dans ces premières ?uvres, c'est tout l'art et la pensée de l'inspiratrice de romantisme français qui déjà se révèle.