Ostraca de Krokodilô. Volume 2, La correspondance privée et les réseaux personnels de Philoklès, Apo
Bülow-Jacobsen Adam ; Fournet Jean-Luc ; Redon Bér
IFAO
45,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782724707359
Le fort de Krokodilo, fouillé en 1956 et 1997 par la Mission française du désert Oriental, est situé sur la route reliant Coptos, dans la Vallée du Nil, à Myos Hormos, sur la mer Rouge. Son dépotoir, formé sous les règnes de Trajan et Hadrien, a livré plus de 800 ostraca, dont 169 sont publiés dans ce volume. Après un premier volume des ostraca de Krokodilo consacré à la correspondance militaire, le présent ouvrage s'intéresse à la correspondance privée que s'échangeaient les habitants de Krokodilo et des forts voisins, Phoinikon et Persou. Les lettres ont été rédigées par trois personnalités très différentes : Philoklès, le vivandier et proxénète, joue un rôle central dans l'approvisionnement des habitants des fortins du désert, et dans le commerce de prostituées, dont il s'est fait une spécialité ; Ischyras, le cartier, est une connaissance de Philoklès, ses lettres regorgent de manifestations d'amitié tout en livrant quelques confidences peu amènes, indices de rapports humains parfois brutaux ; Apollos enfin, en plus d'être semble-t-il un soldat, assure le noie de scribe au sein d'un groupe dom les préoccupations concernent presque uniquement le ravitaillement. La richesse de ce corpus permet de reconstituer la vie des petites sociétés peuplant les garnisons du désert au début du IIe s.apr.J.C.,et de mettre en lumière la vigueur des réseaux qui liaient les quelque 200 personnages qui apparaissent dans les ostraca. On y découvre l'importance des liens de solidarité dans un milieu hostile et la place essentielle des civils, notamment des femmes, dans la vie des fortins.
Nombre de pages
285
Date de parution
15/08/2019
Poids
1 632g
Largeur
245mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782724707359
Titre
Ostraca de Krokodilô. Volume 2, La correspondance privée et les réseaux personnels de Philoklès, Apo
Auteur
Bülow-Jacobsen Adam ; Fournet Jean-Luc ; Redon Bér
Editeur
IFAO
Largeur
245
Poids
1632
Date de parution
20190815
Nombre de pages
285,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Les fouilles internationales menées au Mons Claudianus avec la collaboration de l'Ifao (1987-1993) ont livré plus de 9000 ostraca, la plupart en grec. Les textes réunis dans ce quatrième volume de la série qui leur est consacrée datent tous du IIe siècle apr. J.-C. Ils concernent essentiellement les aspects techniques et l'administration quotidienne du travail dans les carrières: listes d'affectation des ouvriers aux différents chantiers, bordereaux de distribution de matériel, textes relatifs à l'entretien des outils par les forgerons, correspondance administrative où se remarque un petit lot de brouillons de lettres dans lesquelles la communauté des ouvriers indigènes notifie au procurator Caesaris l'achèvement de commandes impériales. Trois annexes complètent l'édition des ostraca: un lexique des termes techniques (parmi lesquels on relève de nombreux hapax), une évaluation des effectifs à l'œuvre dans les carrières et une étude sur le transport des blocs jusqu'à la vallée du Nil. Sauf exception, tous les ostraca sont reproduits. Avec Mons Claudianus, Survey and Excavations I. Topography and Quarries, David Peacock et Valerie Maxfield avaient restitué le travail dans les carrières d'après les données de l'archéologie. Les textes apportent sur le même sujet un éclairage différent et complémentaire.
Pour moi, fille d'aristocrate, non juive, et issue d'une lignée dont l'histoire se confond avec celle d'une nation, l'Allemagne est devenue une patrie singulière. Avant-guerre, ce fut la patrie de mes pères réactionnaires ; entre 1933 et 1945, ce fut la patrie de mes pères lâches ou coupables. Quant à l'Allemagne nouvelle, celle des ventres repus et des doigts boudinés tendus vers le ciel du "miracle" économique, je m'y sens en terre étrangère. J'aurais aimé en détruire tous les symboles, j'aurais aimé faire exploser ces coeurs vides et ces âmes sans mémoire afin de retrouver le sens d'une origine - la mienne. Après toutes ces années d'amnésie, je me suis vue enfermée dans une réalité pleine de mots et de cauchemars, et j'ai lutté contre eux. J'ai voulu les retailler à ma mesure, en faire de nouveaux vêtements pour l'avenir, mais comment dois-je m'y prendre ?" K.B.
La ballerine danse. Elle danse pour se souvenir de sa mère, qui l'a sauvée des ogres. Ces dieux de la Mort, mangeurs de chair d'enfants, avaient endossé les uniformes de l'armée soviétique pour violer et tuer en représailles des crimes du Führer. La ballerine danse pour oublier son père, disparu sous les décombres de ce qui devait être un "Reich millénaire". Elle tourne sur elle-même parce qu'il n'est plus là pour répondre à ses questions, elle tourne parce qu'elle est la fille d'un ogre. Des écoles de la toute jeune RDA à une grande maison d'édition parisienne en passant par la scène du Metropolitan Opera de New York, elle saute et virevolte, les pieds en sang. Jusqu'au jour où, parmi les plus grands esprits de la scène littéraire internationale, elle aimera un homme, de vingt ans son aîné, comme un père putatif, comme un confident, comme celui qui pourrait la guérir de sa solitude et trouver enfin une réponse. L'ogre s'y refuse. Dans ce récit en partie autobiographique, Katharina von Bülow retrace l'itinéraire d'une jeune aristocrate allemande. De l'ombre à la lumière, elle raconte un destin d'Allemande, de femme de lettres, de femme amoureuse, de femme sans père, de femme à la trajectoire chaotique dominée par une obsession: trouver dans la culture une réponse à l'indicible et dans l'amour une consolation à l'absence.
Une autre manière de découvrir Le Caire. Structuré autour de 3 itinéraires, ce guide nous invite à découvrir Le Caire, l'une des plus belles villes médiévales du monde. Ses quartiers, ses rues, ses places et ses monuments sont les témoins de l'histoire extraordinaire de cette capitale pluriséculaire. Le guide entend rendre ses lettres de noblesse à ce patrimoine urbain majeur. De nombreux récits et anecdotes en ponctuent la lecture. Ils poussent les visiteurs à se plonger dans des séquences historiques où la poésie se mêle à l'humour et aux coups de sang des puissants et des habitants qui ont peu à peu façonné des lieux et des monuments emblématiques. Chaque itinéraire est richement illustré afin d'accompagner les lecteurs dans cette exploration urbaine, et ainsi ancrer ces récits du passé dans le présent tour à tour bouillonnant et secret de la ville. Une rubrique "pour aller plus loin" permet de prolonger ces itinéraires et de disposer d'outils (repères chronologiques, glossaires lexicaux, visuels et architecturaux) pensés pour rendre le guide lisible et compréhensif pour tous. Ne reste qu'aux amateurs d'un tourisme éclairé par l'histoire à ouvrir grand les yeux !
La chapelle d'Osiris Ounnefer maître des aliments, reposoir du "fétiche" d'Abydos à Karnak : un témoignage exceptionnel du développement du culte osirien dans l'Egypte tardive. La chapelle d'Osiris Ounnefer Neb djefaou est l'un des multiples édifices osiriens construits en périphérie du temple d'Amon-Rê de Karnak au Ier millénaire avant J. -C. Ses riches décors révèlent sa fonction de reposoir du "fétiche" abydénien à la fin de la XXVIe dynastie, sous le pontificat de la Divine Adoratrice Ankhnesnéferibrê (VIe s. av. J. -C.). Le présent volume comporte la publication épigraphique du monument incluant une traduction, un commentaire perpétuel et une paléographie hiéroglyphique. Le travail de reconstitution des parois s'est appuyé sur des documents d'archives comme sur les travaux archéologiques menés parallèlement aux relevés, qui ont livré des blocs complétant les élévations. L'édition des textes est associée à une analyse approfondie du programme décoratif. L'étude consacrée à la forme spécifique du dieu Osiris "Ounnefer Maître des aliments" permet d'aborder la question des nombreuses épiclèses accordées au dieu dans les multiples édifices qui lui sont dédiés à Karnak. Quant à la théologie d'Abydos et au culte du "fétiche" , ils sont replacés dans une tradition qui remonte au début du IIe millénaire av. J. -C. pour mettre en évidence la manière dont elle a été acclimatée à Thèbes et fait l'objet d'une élaboration érudite par le grand intendant Sheshonq (A), concepteur de la chapelle.
La Hafiziyya est une confrérie soufie de taille modeste, installée dans le sud du gouvernorat de Giza depuis le XIXe siècle. Cette petite confrérie, affiliée à la Halwatiyya, confrérie plus ancienne et aujourd'hui l'une des plus importantes d'Egypte, contribue à l'organisation de la vie religieuse locale par ses pèlerinages et ses rassemblements. La famille de son cheikh fondateur, 'Abd al-Hafiz (m. 1303/1886), dirige toujours la confrérie et a acquis une notabilité locale, au point d'exercer des fonctions politiques et d'arbitrage importantes. Une étude de terrain a permis de montrer l'ancrage d'une mémoire collective dans des pratiques confrériques héritées de l'enseignement du cheikh et ses descendants, se réclamant elles-mêmes de la tradition de la Halwatiyya. Un manuel de soufisme, la Hidayat al-ragibin fi al-sayr wa-I-suluk ila malik al-muluk rabb al-'alamin [La Bonne direction pour ceux qui désirent cheminer vers le Roi des rois Seigneur des mondes], assume ce rôle de transmission écrite ; l'étude de la tradition orale révèle quant à elle le travail de la mémoire et la formation d'une identité confrérique locale et originale. Faire l'histoire de la Hàfiziyya conduit à évoquer l'histoire sociale des campagnes égyptiennes et à comprendre comment s'articule l'identité locale d'une modeste confrérie de Moyenne-Egypte avec une tradition confrérique plus large et pluriséculaire.
La décoration de la porte d'Horus est un condensé théologique des doctrines d'Edfou et de Dendara. Totalement inédits jusqu'à présent, les textes et représentations de l'édifice constituent l'ultime production sacerdotale d'une ville déjà florissante à l'Ancien Empire. La décoration de la porte d'Horus est un condensé théologique des doctrines d'Edfou et de Dendara ; elle a été conçue à la dernière époque glorieuse de la ville, au deuxième siècle ap. J.-C. La façade nord est réservée à Horus, le passage à Hathor ; quant à la façade sud, elle constitue une source exceptionnelle sur les mystères d'Osiris. Les figurines végétales, y apprend-on, étaient préparées dans l'enceinte du domaine d'Horus, puis transférées dans la nécropole d'Osiris située quelque sept cents mètres plus loin dans le désert. Les textes, empruntés aux archives osiriennes, apportent beaucoup sur l'histoire et l'archéologie du site.