Bruni Luigino ; Roger Beaudoin ; Besson Jean-Miche
AP FRIBOURG
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EAN :9782940715190
Une économie de communion ? On estime généralement que cette expression recouvre une utopie. Mais, s'agit-il vraiment d'une réalité irréalisable ? Car la matérialisation et la constante amélioration des projets inspirés de la vision de Chiara Lubich montrent bien que l'économie peut véritablement devenir une alliée de la communion, et que l'économie de communion ne devrait pas n'être qu'un champ réservé aux spécialistes dans le domaine. En quoi consiste donc la juste relation et le juste prix ? A qui donner ? Pourquoi donner ? Ces questions et beaucoup d'autres, suscitées par ces deux notions apparemment inconciliables et contradictoires - économie et communion, ont trouvé de nombreuses réponses lors du colloque international sur l'économie de communion, organisé à l'Université de Fribourg (Suisse), le 15 mai 2013. Cette rencontre a été l'occasion de prises de parole et de plusieurs réflexions antérieures ou postérieures à la journée du colloque, et réunies dans ce volume. Cet ouvrage, convie des économistes, des théologiens ayant suivi divers parcours de formation, une historienne de l'art, un éthicien, un physicien et des hommes d'affaires. Ces auteurs sont : Luigini Bruni, Jean-Michel Besson, Michel Vandeleene, Véronique Gay-Crosier Lemaire, Anouk Grevin, Georg Endler, Luca Crivelli, Catherine Riedlinger, Thierry Collaud et Baudoin Roger. Tous parlent d'une réalité déjà fonctionnelle, d'un "vivre ensemble" possible. Sans prétendre offrir des études exhaustives, leurs contributions permettent de mieux définir l'économie de communion. Surtout, leur témoignage est précieux pour ceux qui souhaitent perpétuer ce projet emblématique. Un ouvrage qui tient ensemble l'économie et le souci, prépondérant, de l'être humain.
Nombre de pages
195
Date de parution
26/06/2015
Poids
296g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9782940715190
Titre
L'économie de communion, une utopie ?
Auteur
Bruni Luigino ; Roger Beaudoin ; Besson Jean-Miche
Editeur
AP FRIBOURG
Largeur
152
Poids
296
Date de parution
20150626
Nombre de pages
195,00 €
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Il est intéressant de noter que plusieurs appels décisifs se produisent pendant que les gens travaillent : Amos, Gédéon reçoivent leur vocation pendant qu'ils travaillaient, les apôtres sont appelés pendant qu'ils retiraient les filets, etc. Le Dieu biblique se sent plutôt mal à l'aise dans les temples, il aime le plein air, il aime partager la route avec nous, côtoyer l'homme au travail parce ce sont des lieux de vie.La Bible s'apparente aussi à une histoire du travail, de la Genèse à la bonne nouvelle du Verbe fait charpentier. Ce que dit la Bible sur le travail est une revisitation des grandes paraboles touchant au travail ( href=""https://fr.wikipedia.org/wiki/Parabole_des_talents"" target=""_blank"" rel=""noopener"" noreferrer="""">les talents, href=""https://fr.wikipedia.org/wiki/Ouvriers_de_la_onzi%C3%A8me_heure"" target=""_blank"" rel=""noopener"" noreferrer="""">l'ouvrier de la dernière heure, href=""https://fr.wikipedia.org/wiki/Fils_prodigue"" target=""_blank"" rel=""noopener"" noreferrer="""">le fils prodigue et href=""https://fr.wikipedia.org/wiki/Bon_Samaritain"" target=""_blank"" rel=""noopener"" noreferrer="""">le bon Samaritain) à la lumière des travaux de recherche les plus récents.
Certaines organisations visent des objectifs à fort potentiel idéal, très souvent portées par des personnes ayant une vision forte, un charisme personnel. Il s'agit d'ONG, de communautés religieuses, de grandes entreprises... Ces organisations se déploient et durent si elles parviennent à ouvrir des voies non prévues à l'origine, un peu selon les voies d'une " maladie auto-immune " qui s'appuie sur des anticorps créés dès les origines qui se transforment en toxines. La voie est d'en prendre conscience, puis de distinguer la santé de la pathologie, en ayant le courage d'éliminer des comportements et règles qui, par le passé, avaient contribué au développement du projet. La destruction créatrice devient alors source de salut et de nouvelle fécondité.
L'économie moderne, au moyen des contrats et du marché, évacue les relations personnelles directes. En garantissant une sécurité maximale, elle évite le contact avec les autres, qui est toujours source de blessures. Mais elle élimine aussi le bonheur de la rencontre avec l'autre. Un économiste napolitain du XVIII e siècle, Antonio Genovesi, disait : "C'est une loi de l'univers que nous ne pouvons pas faire notre bonheur sans faire celui des autres." Pour lui, la réciprocité (pas seulement la relation) est l'élément caractéristique de la socialité humaine. Cela est aux antipodes de la théorie d'Adam Smith (la recherche de l'intérêt personnel est la seule chose qui compte et, par une "main invisible", la satisfaction de l'ensemble des intérêts personnels contribue au bien commun). L'auteur développe les idées de Genovesi en expliquant un concept nouveau élaboré par des économistes contemporains : les biens relationnels, et leur corollaire indispensable : la gratuité. "Par gratuité j'entends l'attitude intérieure qui nous porte à approcher chaque personne, chaque être, et soi-même, en sachant que cette personne, cet être vivant, cette activité, ne sont pas des ?choses? à utiliser, mais des réalités à respecter et aimer pour elles-mêmes." Aujourd'hui, des expériences économiques ouvertes sur la gratuité du rapport avec l'autre peuvent fournir une issue hors de la crise que nous traversons. Ainsi pourrait se développer une "économie civile", à la recherche d'une vie plus humaine et plus heureuse, sans nier les difficultés et le risque qu'une telle opération porte en soi. Un livre qui donne des fondements pour un nouveau départ de l'économie et de la vie en société.
Le XXIe siècle vit un changement de rythme. L'invention d'Internet, la mondialisation des marchés et de la finance, celle des réseaux sociaux ont imposé une mutation profonde dans les relations, jusqu'au sein de l'économie et du capitalisme. Les conceptions innovantes doivent tenir compte des nouvelles attentes en matière de rapports humains. Qui souhaite évoluer doit respirer, écouter, parler avec tout son corps, à la manière des plantes. Qui veut survivre aujourd'hui est appelé à déployer toutes ses fonctions ? y compris la fonction entrepreneuriale ? en renonçant à exercer un contrôle sur tout, en activant et en responsabilisant toutes les cellules du corps dans une dynamique de communion et d'unité. Ce livre parle donc d'économie, de don, de communion, de la subsidiarité dans le management, d'esprit du capitalisme..., des expressions peu familières au langage économique d'aujourd'hui. Le message est bien porteur de nouveauté, car on y découvre la puissance du fragile, du vulnérable, et on contemple l'action de cette économie humaine et silencieuse, déjà profondément à l'oeuvre au sein de nos sociétés. Une mine d'inspiration pour théoriciens et acteurs de la vie économique et politique.
S'il y a une catégorie commune à tous les processus et dispositifs de justice au lendemain de violences, c'est bien la reconnaissance. Et si la reconnaissance permet de dépasser cette violence, c'est que cette violence doit elle-même être liée, d'une façon ou d'une autre, à la reconnaissance. Mais qu'en est-il de ces conflits qui non seulement ne s'enracinent pas dans un déni de reconnaissance, mais qui en outre se déploient dans une extériorité à sa normativité ? Comment se fait-il que les puissances de la reconnaissance invoquées à leur suite puissent avoir une quelconque efficace pour les surmonter ? Une lecture originale de la Philosophie de l'esprit (1805-1806) de Hegel apporte un éclairage nouveau sur cette question brûlante d'actualité.
Pour remonter aux racines de la "crise environnementale" et de nos difficultés à y faire face, sans doute importe-t-il de questionner l'anthropocentrisme qui structure notre rapport au monde. C'est-à-dire, le système de valeurs et de représentations qui place l'humain en son centre orbital. Ce livre, inscrit dans le champ de recherche de l'écophénoménologie, se propose de contribuer à cette réflexion par l'exploration de l'expérience vécue de la nature. C'est-à-dire, l'expérience sensible et immédiate d'un monde vivant, un monde plus qu'humain partagé par une multitude de formes de vie. Notre mode d'être fondamental, proposons-nous de le comprendre, est celui de la participation. Comme ont pu le révéler les analyses phénoménologiques de Merleau-Ponty, avant même que nous puissions nous saisir d'un "je" - distinct du monde comme de son corps - une part de nous-mêmes se trouve déjà et toujours en prise avec les choses. Ainsi, l'expérience de participation nous ramène à notre condition de vivant et donne chair à l'idée d'un "soi écologique" . Plus encore, elle s'invite au coeur de la quête de la vie bonne et offre un fondement sensible à l'engagement éthique et politique. En définitive, soutenons-nous, la clé de la "transition écologique" est à rechercher d'abord dans la qualité de notre présence au monde.
Pellistrandi Christine ; De Courcy mélina ; Sendre
Quel message nous livre l’artiste ? Quelle vision nous donne la Bible ? Quel cheminement nous ouvre la foi ? Ce livre propose un ensemble de six chapitres dont l’originalité est un échange entre l’histoire de l’art, les Écritures et la théologie: 1. Le corps dans la création (Le Jardin d’Eden, Rubens et Brueghel) ; 2. Une seule chair (Retable de l’Adoration de l’Agneau Mystique, Hubert et Jan van Eyck) ; 3. La déformation du corps (Jardin des délices, Bosch) ; 4. La violence du péché (La Crucifixion blanche, Chagall) ; 5. Le corps et l’esprit (La leçon d’anatomie du Docteur Nicolaes Tulp, Rembrandt, La leçon d’anatomie du Dr Joan Deyman, Rembrandt) ; 6. La résurrection du corps (Le retable d’Issenheim, Grünewald).
Le coucher de soleil est un classique des cartes postales. Mais pourquoi choisir une scène qui indique un déclin, un achèvement ? Parce que le spectacle émeut. Le soleil teinte le ciel une dernière fois, dans un mélange audacieux de couleurs. Il nous irradie avec ses rayons affaiblis, avant de céder la place à la nuit et à son immensité. Ainsi, la personne souffrant de la maladie d'Alzheimer quitte le monde de l'efficacité, de la rentabilité, de la promptitude, de la maîtrise. Mais elle se rapproche d'autres trésors : le silence, la fragilité, l'abandon confiant, la simplicité. Ce dépouillement imposé pourra enrichir son entourage, qui apprendra peut-être la patience, la persévérance, la générosité, la gratuité. La réalité qui s'impose au malade et à ses proches est celle d'une vie définitivement passée. C'est aussi celle de l'émergence d'une nouvelle vie. Pleine de sens cachés, réservée, plus obscure, cette vie rayonne également, à sa manière. Différente, déstabilisante, elle nous déconcerte et nous remet en question. Elle suscite parfois la déception et la nostalgie, dans son irréversibilité. Elle n'en demeure pas moins belle, marquante, émouvante et décisive. Comme toute vie, en somme. C'est ce que montreront des expériences et des témoignages (1re section), des études plus philosophiques et théologiques (2e section), et des réflexions plus personnelles (3e section et conclusion).