Le coucher de soleil est un classique des cartes postales. Mais pourquoi choisir une scène qui indique un déclin, un achèvement ? Parce que le spectacle émeut. Le soleil teinte le ciel une dernière fois, dans un mélange audacieux de couleurs. Il nous irradie avec ses rayons affaiblis, avant de céder la place à la nuit et à son immensité. Ainsi, la personne souffrant de la maladie d'Alzheimer quitte le monde de l'efficacité, de la rentabilité, de la promptitude, de la maîtrise. Mais elle se rapproche d'autres trésors : le silence, la fragilité, l'abandon confiant, la simplicité. Ce dépouillement imposé pourra enrichir son entourage, qui apprendra peut-être la patience, la persévérance, la générosité, la gratuité. La réalité qui s'impose au malade et à ses proches est celle d'une vie définitivement passée. C'est aussi celle de l'émergence d'une nouvelle vie. Pleine de sens cachés, réservée, plus obscure, cette vie rayonne également, à sa manière. Différente, déstabilisante, elle nous déconcerte et nous remet en question. Elle suscite parfois la déception et la nostalgie, dans son irréversibilité. Elle n'en demeure pas moins belle, marquante, émouvante et décisive. Comme toute vie, en somme. C'est ce que montreront des expériences et des témoignages (1re section), des études plus philosophiques et théologiques (2e section), et des réflexions plus personnelles (3e section et conclusion).
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Nombre de pages
182
Date de parution
22/02/2013
Poids
279g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9782940715213
Titre
Alzheimer, une personne quoi qu'il arrive
Auteur
Burlacu Magdalena ; Gay-crosier Lemaire véronique
Editeur
AP FRIBOURG
Largeur
152
Poids
279
Date de parution
20130222
Nombre de pages
182,00 €
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Dans cette étude, Magdelena Burlacu se pose la question de ce qui est resté, dans la vision des peintres actifs sur le territoire de l'ancienne principauté de Moldavie, de spécial et de spécifique à faire pour l'homme en vue d'une divinisation comme image ou à l'image du Christ. Images et déification ? Dans notre culture, l'image semble être une fin en soi, ce qui peut être déstabilisant pour l'intelligence de la foi. Cependant, l'image peut aussi être considérée dans le contexte de la théôsis - la déification par la grâce, la perfection du chrétien visant son union avec Dieu -, qui est l'un des sujets traités par la théologie morale. La Roumanie constitue, grâce à sa région moldave et ses églises peintes à l'extérieur dont sept sont des monuments classés au Patrimoine mondial de l'UNESCO, l'un des domaines privilégiés pour l'étude des programmes iconographiques hérités et développés à partir des programmes byzantins. Dans cette étude, l'auteur se pose la question de ce qui est resté, dans la vision des peintres actifs sur le territoire de l'ancienne principauté de Moldavie, de spécial et de spécifique à faire pour l'homme en vue d'une divinisation comme image ou à l'image du Christ. Néanmoins, il est nécessaire de préciser qu'aucune composition iconographique spécifique sur le thème de la déification n'existe. L'auteur a donc rassemblé, dans les programmes iconographiques moldaves médiévaux, de nombreux éléments et de nombreuses compositions qui paraissent correspondre à une théologie de la déification aux " allures iconographiques " présente dans les écrits des auteurs iconophiles, proposant ainsi une introduction à la contribution des icônes moldaves médiévales des XVe-XVIIe siècles à la théologie et à l'art byzantin.
Quel bonheur pour une fois d'écrire en sachant que mon lecteur dispose d'une information fiable sur la réalité de celles que les médias désignent d'un bloc comme les " filles de l'Est ". Car si la personnalité de l'auteure peut être sans hésitation qualifiée d'exceptionnelle, le parcours qu'elle relate est plus proche de ce que vivent la plupart de ses collègues que des mauvais romans policiers que l'on nous donne habituellement pour la vérité de leur expérience. " C'est en ces termes que s'exprime le postfacier de cette autobiographie d'une jeune prostituée moldave sur les trottoirs de Bruxelles. A travers son histoire, on découvre que ce qu'on appelle communément traite et esclavage ne sont autres que les moyens d'entrer dans l'espace Schengen que doivent monnayer des migrants volontaires, mais clandestins et, à ce titre, dépendants de passeurs rarement respectueux de leurs clientes ; que la " vente " des jeunes femmes au cours de leur périple n'en est pas une, même si les acteurs utilisent ce terme ; que le pire pour les prostituées de rue, ce n'est pas leur travail mais leur peur d'être expulsées. " La vie qu'on a " est une véritable leçon de vie, faite de larmes, certes, mais aussi et surtout de courage. Elle devrait nous faire réfléchir sur le gâchis et les crimes qu'entraînent la fermeture des frontières de l'Union Européenne et le traitement comme délinquants de clandestins, soutiens économiques de leur pays d'origine - quand ce n'est pas de leur pays d'adoption.
Pellistrandi Christine ; De Courcy mélina ; Sendre
Quel message nous livre l'artiste ? Quelle vision nous donne la Bible ? Quel cheminement nous ouvre la foi ? Ce livre propose un ensemble de six chapitres dont l'originalité est un échange entre l'histoire de l'art, les Ecritures et la théologie : 1 : Le corps dans la création (Le jardin d'Eden, Rubens et Brueghel) ; 2 : une seule chair (Retable de l'Adoration de l'Agneau Mystique, Hubert et Jan van Eyck) ; 3 : La déformation du corps (Jardin des délices, Bosch) 4. La violence du péché (La Crucifixion blanche, Chagall) ; 5. Le corps et l'esprit (La leçon d'anatomie du Docteur Nicolaes Tulp, Rembrandt, La leçon d'anatomie du Dr Joan Deyman, Rembrandt) ; 6. La résurrection du corps (Le retable d'Issenheim ; Grünewald).
Dans les années qui suivent la mise au point de l'anesthésie (1846), la recherche médicale connaît une période de grande effervescence : les débuts de l'antisepsie (1867) et le développement de l'asepsie, l'identification des microbes par Louis Pasteur (1878) et la naissance de la bactériologie, la découverte des rayons X (1895) ou de la première vitamine (1897) contribuent à donner une image triomphante de la médecine. Mais qu'en est-il dans la réalité du terrain, loin des grands laboratoires où les progrès semblent se succéder à un rythme effréné? Répondant à cette question pour le canton de Fribourg, l'ouvrage d'Alain Bosson invite le lecteur à la découverte de la vie quotidienne des médecins de cette époque, et analyse les difficiles conditions de l'exercice de la médecine dans un canton rural : le manque chronique d'effectifs médicaux, l'inefficacité de certaines thérapies, la méfiance des patients, l'attachement de la population à des croyances et à des savoirs ancestraux, la concurrence des charlatans de grand chemin ou des guérisseurs et rhabilleurs locaux, rendent la tâche du médecin très délicate et contrastent avec l'image d'une médecine conquérante. Dans un style évitant le jargon, fluide et non dénué de pittoresque, l'auteur éclaire un domaine méconnu de l'histoire fribourgeoise, retraçant l'émergence d'une profession en pleine évolution, en lutte à la fois pour la reconnaissance de son statut et pour la cause de la médecine.
Les Cahiers du Rhône contribuèrent au renouveau de l'édition suisse romande, véritable relais de l'édition française pendant la Deuxième guerre mondiale. Créés en 1942, ils furent dirigés par Albert Béguin et édités par Hermann Hauser, le directeur des Editions de la Baconnière. Divisés en trois séries - bleue, blanche, rouge -, résolument tournés vers la France occupée, ils ont accueilli de grands poètes et écrivains : Aragon y publia Les yeux d'Elsa, Eluard, Poésie et Vérité 1942 (avec le célèbre poème "Liberté"), Saint-John Perse, Exil. Parallèlement, des cahiers de doctrine, plus politiques, développèrent une vision personnaliste et humaniste de l'Homme pris dans l'étau des idéologies nazie et pétainiste. A travers la fabrication quotidienne et la diffusion tant légale que clandestine, l'aventure des Cahiers du Rhône fourmille de démêlés avec les censures suisse et française, victimes du jeu savoureux de "berne-censure". Armés du "Glaive de l'esprit", les Cahiers du Rhône participaient à ce qu'on a appelé en 1945 la "Poésie de la Résistance", à savoir "une résistance à l'air libre" qui s'accomodait des conditions légales de parution tout en ayant recours à une écriture codée. A partir des archives de la Baconnière, du fonds Albert Béguin et des documents de la censure fédérale, Olivier Cariguel a reconstitué l'histoire éditoriale et politique de la collection destinée aux jeunes générations dont Bernard Anthonioz, le secrétaire de rédaction, est le symbole. Ce fut un "refuge de la pensée libre" qui permet de découvrir une vigilance méconnue et exemplaire de la Suisse romande chez quelques-uns de ses citoyens, intellectuels opposés à toute compromission en dépit de la sacro-sainte neutralité officielle. "Tout ce que nous avons pu faire pour que la neutralité politique ne dégénérât pas en neutralité morale, il fallait le faire" tranchera Albert Béguin en 1946.
François Mauriac, évoquant la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC) française, parlait d'un "extraordinaire miracle de Grâce". A la lumière de cette affirmation et des multiples études réalisées en France et en Belgique, il a paru utile et urgent de faire l'histoire de la JOC suisse à ses origines, pour dégager le caractère original et les réalisations de ce mouvement d'Action catholique spécialisé. La JOC est appréhendée non seulement comme mouvement ouvrier catholique, mais aussi comme un ferment présent au coeur de l'Eglise confrontée à la modernité. Au-delà d'une analyse des faits historiques, ce mémoire cherche à donner la place qui leur convient aux acteurs de cette aventure, aux militantes et aux militants que la JOC a préparés à une vie engagée spirituellement et socialement. Cet ouvrage se veut donc aussi un essai de biographie collective. Enfin, marqués par la formidable épreuve sociale que furent les années de l'entre-deux-guerres, les débuts de la JOC suisse révèlent les déséquilibres et les crises accompagnant l'intégration de la classe ouvrière à la société contemporaine.