Françoise Mussel. "A quoi bon un livre sans images..."
Botella-Gaudichon Sylvette
INVENIT
17,00 €
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EAN :9782918698319
La Piscine poursuit son voyage dans la création céramique en présentant l'?uvre de Françoise Mussel, qui depuis trente ans, travaille la terre sans compromission et libre de toute influence. Sur les pas d'Alice et de son voyage onirique, l'artiste nous offre ici son travail et nous laisse toute liberté d'en inventer l'histoire. Entre ses mains habiles, devenues maîtres dans la difficile technique du grès émaillé, la matière devient forme et se métamorphose. Chaque ?uvre, au-delà du mystère de sa création, nous intrigue et nous trouble par les secrets qui se dévoilent. Son ?uvre se veut réflexion, un miroir intimiste tel le reflet de ses têtes, qui expriment ce qui ne peut être dit : "Puissent mes têtes répondre au sphinx ou l'interroger sur le mystère des humains". L'?uvre étrange de Françoise Mussel conserve le feu sacré du métier ancestral :des têtes coupées de petites dimensions - sortes de marottes en terre cuite émaillée somptueusement - composent une galerie de portraits rêveurs et lunatiques. Le teint blanc, le maquillage noir outrancier évoque ces têtes de carnaval en papier mâché que l'on fabrique depuis le XVIIIe siècle à l'occasion des traditionnelles Fallas de Valence en Espagne, dont les plus beaux spécimens sont sauvés des flammes par un jury, à la fin de la fête, pour intégrer un musée des Fallas dont l'atmosphère est aussi spectaculaire qu'inquiétante. Les céramiques intimistes de Françoise Mussel, dont certaines se singularisent par une main posée sur la tête (ou bien alors émerge-telle de leur intérieur ?), dégagent une sorte de folie hallucinée, comme le passage sur elles d'un coup de lune ou de grisou. Elles semblent pleines de désirs enfouis, rougies par la plus grande confusion des sentiments : présentées en alignement dans l'espace d'exposition face à de longs miroirs, il est permis à tout un chacun d'en interpréter les secrets, faces et profils, en se regardant soi-même dans leurs lignes de mire.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
80
Date de parution
23/05/2012
Poids
320g
Largeur
191mm
Plus d'informations
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EAN
9782918698319
Titre
Françoise Mussel. "A quoi bon un livre sans images..."
Auteur
Botella-Gaudichon Sylvette
Editeur
INVENIT
Largeur
191
Poids
320
Date de parution
20120523
Nombre de pages
80,00 €
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Roger Fry, Clive Bell, Duncan Grant, Vanessa Bell et bien d'autres formèrent avec le groupe de Bloomsbury une extraordinaire réunion de créateurs et de personnalités qui ouvrirent à l'art moderne français les portes de l'Angleterre en organisant à Londres, en 1910 et en 1912, les expositions du postimpressionnisme. Né au début du siècle dernier dans le quartier londonien de Bloomsbury, le groupe demeure un phénomène culturel unique dont l'empreinte est toujours visible. En effet, il joue un rôle considérable dans la perception sociale, politique et artistique des xxe et xxle siècles: les oeuvres littéraires de Virginia Woolf comptent parmi les plus signifiantes de la culture occidentale; les expositions organisées par Roger Fry ouvrirent la Grande-Bretagne à l'art moderne; les théories économiques de Maynard Keynes influent encore sur la vie de millions d'individus de par le monde. Le croisement des disciplines, l'engagement au service d'un renouveau de la forme et du fond de l'expression artistique, avec en particulier l'activité des ateliers Omega de 1913 à 1919, le foisonnement des idées et des personnalités situent le groupe de Bloomsbury parmi les très belles aventures culturelles du xxe siècle, et l'imposent par ailleurs comme l'une des pages les plus riches des échanges culturels franco-britanniques. Essais d'Anne-Pascale Bruneau-Rumsey, Angelica Garnett, Alexandra Gerstein, Wendy Hitchmough, Gérard-Georges Lemaire, Patrick Mauriès, Olivier Meslay, Guillaume Olive, Richard Shone et Robert Upstone.
Créatrice hors mode, Elisabeth de Senneville se définit comme une techno designer, mais elle est bien plus que cela. C'est une véritable artiste qui depuis les années 1970 investit le monde de la mode et du design d'un souffle esthétique visionnaire. Elle s'inspire de son travail sur le Pop Art, de sa passion pour l'avant-garde et la peinture du XVIIIe siècle, de l'utilisation des impressions et déformations par ordinateur, de la vidéo, des graffeurs, pour inventer un langage plastique qu'elle applique à des vêtements taillés dans des matières innovantes (cristaux liquides) ou détournées (rideaux de douche, chambre à air) ou encore si quotidiennes (bleus de travail). Depuis les années 2000, Elisabeth de Senneville concentre son activité sur l'innovation textile et la recherche. En 2003, elle reçoit le prix de l'innovation. Edité à l'occasion de l'exposition de la Piscine, cet ouvrage est le seul consacré au travail d'Elisabeth de Senneville.
Présentation du travail de N. Lété, artiste française née en 1964, s'ingéniant à raconter des histoires à travers divers objets, diverses techniques et divers motifs : jardins luxuriants, anatomie, animaux empaillés, etc. pour céramique, papeterie, articles de décoration, vêtements, accessoires de mode, etc.
Au Metropolitan Museum de New York, Gaëlle Josse s'interroge devant l'énigmatique Jeune Fille assoupie de Vermeer et tente de déchiffrer tous les possibles qu'elle suggère. Mais c'est au cours d'une errance urbaine dans cette ville de New York que l'oeuvre va prendre tout son sens, en trouvant un écho troublant et inattendu au coeur de la cité. L'art et la vie. L'art dans la vie. Et toujours cette question qui poursuit l'auteur : qu'est-ce qu'une oeuvre d'art a à nous dire, de nos vies, par-delà les siècles ? Et pourquoi celle-ci, parmi tant d'autres, vient-elle nous obséder ? Ici, l'art du peintre, fait de silence, d'instant arrêté et de geste suspendu, est au centre d'un mystère, celui du rapport unique entre l'oeuvre et celui qui la reçoit. Familière de la peinture hollandaise du XVIIe siècle, explorée déjà dans Les heures silencieuses, l'auteur fait ici se répondre deux univers : l'espace fermé et statique de la peinture, d'une part ; l'espace ouvert et en mouvement de la mégapole, d'autre part.
La mer entre dans le tableau par effraction. Sans fracas mais par effraction. Un morceau de mer. C'est un morceau de mer, mais un morceau de mer est toute la mer." Avec cette ekphrasis, Claude Minière nous invite à nous plonger dans l'oeuvre de Courbet. Dans un subtil parallélisme avec le travail du peintre, l'auteur dépose ses pensées par touches successives ; déroulant sa réflexion d'essayiste dans une langue de poète. Il pose ainsi un regard neuf et intime sur cette peinture, sur ce que la mer signifie pour le peintre. L'auteur voit la vaste étendue d'eau, animale, indomptée, source de "liberté intellectuelle" pour le peintre, comme porteuse à la fois de mystère et d'un réalisme rassurant, pour "sortir de l'enfer". En s'interrogeant sur la précarité du moment (la mer qui s'est retirée pour mieux engloutir), Claude Minière réfléchit sur la temporalité de l'art et ce qu'il en reste lorsque le support matériel est détruit. Une réflexion qui trouve écho dans notre société, à l'heure où l'on peut craindre la dématérialisation du savoir et surtout de l'art.