Langues médiévales ibériques. Domaines espagnol et portuguais
Boissellier Stéphane ; Darbord Bernard ; Menjot De
BREPOLS PUBLISH
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EAN :9782503504704
La Péninsule ibérique, qui est une unité géographique évidente (aux yeux des étrangers?), devient au Moyen Âge, une fois passée la phase d?unité wisigothique, une zone de particularismes politiques et de grande diversité culturelle. Cette complexité s?exprime particulièrement dans la variété des langues vulgaires. Au sud, l?arabe joue un rôle notable dans la culture écrite, et c?est là une des principales originalités hispaniques par rapport au reste de l?Occident médiéval, mais il voisine avec des dialectes romans dits " mozarabes ", employés massivement dans la communication verbale. Au nord, la différenciation politique, entre le VIIIe et le XIIe siècle, renforce la diversification linguistique, avant que des processus d?expansion et de centralisation, entre le XIe et le XVe siècle, ne conduisent à la domination, au moins à l?écrit, des normes linguistiques castillane (dans le centre de la Péninsule) et galégo-portugaise (à l?ouest), aux dépens de dialectes qui leur sont de toute façon assez proches (léonais, navarrais, aragonais) et aussi aux dépens l?arabe. Enfin, à l?est, le catalan, qui franchit les Pyrénées, appartient aux langues d?oc, et les régions ibériques catalanophones, qui sont d?ailleurs d?une richesse documentaire sans pareille, ont une histoire très liée au monde Franc, depuis l?intervention carolingienne ; pour ces raisons, ce domaine linguistique est exclu de ce volume, comme le basque et l?arabe en tant que tel. C?est de cette richesse que ce livre veut rendre compte. Sans être aussi précoce que les pour langues germaniques, l?emploi des langues vulgaires ibériques à l?écrit s?observe assez tôt, à partir du début et plus encore du milieu du XIIIe siècle, et surtout il devient rapidement massif, en complément du latin : il est donc essentiel, à qui veut étudier et comprendre l?histoire des populations médiévales de la Péninsule ibérique, d?accéder aux textes rédigés dans ces idiomes, d?autant plus que les écrits du bas Moyen Âge constituent, au moins autant qu?ailleurs, la plus grande masse de la documentation conservée. Dans ce but, le parcours proposé ici est triple : les traductions en regard des textes originaux, avec leurs commentaires philologiques, permettent de s?initier rapidement aux règles linguistiques nécessaires à une lecture suivie - le choix des documents, qui tente de refléter ce qui subsiste et même ce qui a existé, des textes médiévaux, et leur classement en fonction des pratiques sociales et culturelles offrent un panorama complet et représentatif des registres de langues, depuis les plus modestes chartes de ventes jusqu?aux récits de fiction les plus élaborés, les chapitres introductifs et les bibliographies de travail constituent un guide pour la recherche historique
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Nombre de pages
540
Date de parution
19/04/2013
Poids
916g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782503504704
Titre
Langues médiévales ibériques. Domaines espagnol et portuguais
Auteur
Boissellier Stéphane ; Darbord Bernard ; Menjot De
Editeur
BREPOLS PUBLISH
Largeur
155
Poids
916
Date de parution
20130419
Nombre de pages
540,00 €
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Boissellier Stéphane ; Clément François ; Tolan Jo
Le thème des minorités n'a émergé que tardivement dans l'historiographie socio-économique, principalement sous la forme des recherches consacrées à la pauvreté; c'est surtout l'histoire religieuse et culturelle, notamment après les inflexions données par l'anthropologie historique, qui, plus récemment, a repris les dossiers des déviances religieuses et des exclusions. Pour les temps médiévaux, surtout à partir de la "révolution grégorienne", l'accent est mis surtout sur le facteur religieux, comme élément discriminatoire majeur opposant l'ecclesia des fidèles à des groupes déviants numériquement minoritaires. Comme son titre l'indique, ce volume entend diversifier les approches, par une forte intégration des modèles sociologiques, en envisageant les processus d'exclusion comme des mécanismes indispensables à la construction des sociétés; les groupes "minoritaires" (et pas forcément au sens numérique) issus de ces processus ne sont que l'institutionnalisation de positionnements sociaux: à côté du volontarisme politique - évident quand on étudie ces groupes pour eux-mêmes - qui se caractérise par des "mesures d'exception" discriminatoires, il nous semble qu'il existe des "effets de système" conduisant les régulations sociales ordinaires à inférioriser jusqu'à des pans entiers du corps social, par rapport à un système de valeurs exigeant et élitiste. Ainsi, les femmes, les cadets de famille, les indigènes soumis à des processus de conquête militaire et même les paysans doivent être intégrés dans notre analyse, au même titre que les Juifs ou les hérétiques. Mais tout n'est pas noir avant l'invention de la citoyenneté de masse. A l'échelle locale, essentielle aux temps médiévaux, les communautés d'habitants fonctionnent assez bien comme machines à intégrer. Et la tolérance sociale s'oppose à l'intolérance idéologique, dans des rapports complexes avec les processus d'exclusion eux-mêmes. Une autre originalité de ce livre est d'associer presque à égalité, dans le cadre de la Méditerranée médiévale, les zones de culture arabo-musulmane et celles de culture latino-chrétienne, dans une perspective comparative que nous pensons fructueuse.
Baron Nacima ; Boissellier Stéphane ; Clément Fran
Les limites et les frontières ne sont pas une anecdote érudite ou formelle. Tout d'abord, la vie des êtres humains a été délimitée et précisée parles limites juridictionnelles locales (communautés d'habitants, seigneuries et paroisses) et par les aires d'influence des communautés urbaines. Treize cas, concentrés en France et s'étendant jusqu'au Bas-Rhin et la côte atlantique portugaise en passant par la Catalogne, sont ici analysés par de prestigieux historiens, afin de saisir les axes qui permettent de reconnaître et de délimiter l'espace local depuis la fin de l'Empire romain jusqu'à la fin du Moyen Age. Il s'agit d'une période de formation pour l'identité européenne, où le profil territorial joua un rôle essentiel qu'il faut connaître afin de saisir de façon appropriée les racines du présent.
Baloup Daniel ; Boissellier Stéphane ; Denjean Cla
Depuis quelques années, les étudiants des universités françaises disposent de plusieurs manuels consacrés au Moyen Âge ibérique. Mais il manquait un recueil de documents traduits, présentés et accompagnés d'un appareil bibliographique suffisant pour en entreprendre le commentaire. Ce livre prétend donc combler une lacune. Il s'adresse, en priorité, aux étudiants des premier et deuxième cycles d'histoire, d'espagnol et de portugais. Ses auteurs, spécialistes de la péninsule Ibérique au Moyen Âge, ont sélectionné des textes qui permettent d'approcher les grands thèmes qui font la singularité de cette histoire sans égale: la Reconquête, l'occupation et l'exploitation des terres prises aux musulmans, la coexistence des trois religions, la persécution de la minorité juive, les judéo-convers et l'Inquisition, l'expansion outre-mer... Leur choix s'est parfois porté sur des documents très connus, très souvent cités mais encore inaccessibles en français. Ils ont aussi voulu livrer au lecteur des textes rares, directement tirés des archives. Car leur ouvrage, au-delà de sa fonction pédagogique, est également une invitation à la recherche. Par la découverte d'un patrimoine documentaire exceptionnel, ils espèrent nourrir la curiosité et, pourquoi pas, susciter des vocations. Le lecteur qui désire aller plus loin dans la connaissance des sources médiévales ibériques trouvera au début du livre un exposé succinct mais détaillé sur les instruments de travail qui pourront accompagner ses premiers pas dans l'exploitation de la documentation des Couronnes de Castille et d'Aragon et du royaume de Portugal. La Péninsule Ibérique au Moyen Âge a donc, pour le moins, vocation à renouveler le fonds des documents qui sont habituellement utilisés comme supports pour l'exercice de commentaire de texte. Il peut aussi servir d'introduction à un domaine d'investigation fascinant qui demeure pourtant trop peu mis en valeur dans les programmes de l'enseignement supérieur.
Boisselier Stéphane ; Fernandes Isabel Cristina Fe
Les contacts et particulièrement les affrontements armés entre chrétiens occidentaux et musulmans ont donné lieu à une vaste historiographie, relevant largement de l'histoire des idées religieuses et de la propagande. Les zones où ces contacts sont le plus intenses ont été étudiées, elles, dans une perspective d'histoire militaire ; le château y tient une place de choix. Ce volume propose d'adopter une autre approche, qui se fonde largement sur des concepts géographiques, sans toutefois négliger la spécificité culturelle de ces zones frontalières. La notion de territorialisation des frontières, qui fonde nos analyses, peut sembler paradoxale : dans les régions où se rencontrent deux expansionnismes impulsés à partir de "centres" politiques et culturels lointains, la guerre semble empêcher toute maîtrise approfondie du territoire. Pourtant, si les "frontaliers" constituent un groupe trop varié et fluctuant pour être défini (murabit/s, milices roturières ibériques, "poulains" latins de terre Sainte), les lieux où l'on voisine durablement avec l'infidèle reçoivent souvent un statut particulier ("marche", thaghr) ; leur définition spatiale n'est pas nette, car les dominations politiques se déplacent, mais leurs spécificités sont suffisantes pour marquer leur organisation. Ce phénomène est accentué, voire radicalisé, par la dimension idéologique des lieux où confrontent deux confessions religieuses fortement antagonistes ; la toponymie en garde la trace. Au-delà des régions les mieux étudiées dans la perspective des frontières confessionnelles (Péninsule ibérique et Orient latin), cet ouvrage s'ouvre à l'Europe centrale et à l'Arabie, dans une chronologie qui transcende les coupures académiques et qui atténue la différence entre les frontières nées de la Reconquête et des Croisades, d'une part, et celles issues des expansions tardo-médiévales (latine et ottomane), d'autre part.
Le livre que vous tenez entre vos mains nous raconte un personnage qui a joué un rôle majeur dans l'histoire mondiale des deux derniers siècles. En 1891, il écrivit ' Le pétrole nouvelle source d'Energie ' et consacra sa vie à créer des structures physiques, des organisations stratégiques et financières qui firent du pétrole, l'énergie qui révolutionna le XXème et de lui-même, l'homme de son temps le plus riche du monde, ' Monsieur 5% '. Collectionneur d'art d'un grand raffinement, Calouste Gulbenkian a encore une autre facette : l'amour des jardins. Il tenait des journaux de voyages et consignait dans un petit carnet les impressions des jardins qu'il visitait. Pour construire son jardin il acheta en 1937-8 des terrains sur les hauteurs de Deauville dominant la mer. Les opérations militaires de la Seconde Guerre Mondiale ravagèrent le site dès 1941. En 1942, Calouste Gulbenkian s'installe à Lisbonne. Il y reste jusqu'à sa mort. De là, il échangea 89 lettres avec le poète Saint-John Perse. Les deux y rêvaient d'un très beau jardin en Normandie. A son jardinier Selian qui lui envoyait des rapports détaillés des Enclos, il écrivait toutes les semaines pour soutenir l'équipe. Peu de constructions de jardin sont autant documentés et toutes ces riches sources rassemblées aux archives de la Fondation Gulbenkian nous permettent de découvrir un Calouste Gulbenkian plus complet que ce que les biographies nous ont présenté jusqu'alors : un homme plus sensible, qui aime voir la mer, qui protège ses proches et collaborateurs, féru de botanique, amateur d'oiseaux, qui connaît les miracles de la Nature et l'effusion artistique qu'offre sa beauté. Enfin, une histoire d'amour dont le secret fut très bien gardé se faufile entre les lettres dictées par M. Gulbenkian et sa passion pour les jardins.