Producteurs de territoires. Conjonctures, acteurs, institutions (XIXe-XXe siècles)
Bleton-Ruget Annie ; Caritey Benoît ; Fortunet Fra
EUD
12,20 €
Epuisé
EAN :9782905965752
Producteurs de territoires est le fruit d'une recherche pluridisciplinaire (histoire, histoire du droit, sociologie, géographie), menée entre 2000 et 2002 sous forme de séminaires dans l'axe " Espaces et sociétés, territoires et pouvoirs " de l'UMR CNRS-UB 5605 (université de Bourgogne). En fonction de deux objectifs majeurs - revenir sur les significations et les usages de la notion de " territoire ", tester dans une perspective historique des outils de recherche souvent nés d'interrogations très contemporaines -, un cadre commun de réflexion s'est peu à peu imposé. L'attention a porté sur un ensemble de dynamiques territoriales et sur les instruments qu'elles mobilisent ; leur réinscription dans le temps a permis d'évaluer le rôle des représentations anciennement constituées, mais aussi la part nouvelle prise par des mobilisations qui peuvent conduire à de véritables réinventions. En outre, il est apparu que la dimension proprement spatiale de la territorialité joue très différemment selon les cas : territoires " institués " où se lisent l'autorité de l'État et les découpages politico- administratifs ; territoires " instituants ", défendus par les notables, les associations sportives et touristiques, traduits dans des règlements juridiques ; territoires " populaires " sur lesquels pèse le soupçon de l'illégitimité et la menace de la précarité sociale.
Nombre de pages
174
Date de parution
11/09/2003
Poids
250g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782905965752
Titre
Producteurs de territoires. Conjonctures, acteurs, institutions (XIXe-XXe siècles)
Auteur
Bleton-Ruget Annie ; Caritey Benoît ; Fortunet Fra
Editeur
EUD
Largeur
140
Poids
250
Date de parution
20030911
Nombre de pages
174,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
L'institut de recherche du Val de Saône-Mâconnais s'associe ici aux hommages qui ont été rendus à Georges Duby depuis sa disparition, en offrant les actes du colloque qu'il lui a consacré. Autour des interrogations touchant à la féodalité, c'est la fécondité des travaux de l'historien qui est réinterrogée et prolongée. Des études menées sur les modalités d'organisation des seigneuries, l'émergence des lignages aristocratiques, ou encore les conceptions sociales à l'?uvre dans la culture des clercs au temps de la mutation féodale montrent tout à la fois l'intérêt de démarches comparatives, l'apport de l'archéologie, et l'efficacité des relectures de l'?uvre de Georges Duby à la lumière de préoccupations épistémologiques contemporaines. Le second thème retenu pour ce colloque, celui de l'histoire des femmes qui a beaucoup occupé les derniers travaux de l'historien, est inscrit dans les évolutions récentes qui ont touché ce domaine de recherche. Si les interrogations sur les images des femmes, et leur production, gardent aujourd'hui encore leur intérêt et leur pertinence, l'exploration de " l'espace des femmes " et de son engendrement historique permet de mieux atteindre les modalités d'existence matérielle et symbolique de celles-ci. Cet ouvrage collectif reprend les principales contributions présentées lors d'un colloque, organisé à Mâcon par l'Institut de Recherche du Val de Saône-Mâconnais, sur deux aspects de l'?uvre de Georges Duby, l'histoire des femmes et la féodalité.
A partir de l'exploration des dénominations successivement portées par le Pays de la Bresse bourguignonne, ce sont les ressorts des dynamiques territoriales que l'auteure examine ici. A différents moments de l'histoire nationale, la Bresse a connu des mobilisations qui ont su se saisir des politiques publiques pour construire un territoire revendiqué. L'exploration des époques permet également de montrer comment et par qui se trouvent activés des dispositifs administratifs, des enjeux politiques et des projets de mise en valeur à dimension territoriale.
La mise en œuvre des lois d'aménagement et de développement du territoire de 1995 et de 1999 offre opportunité de retravailler, en longue durée, sur les pays qui sont en France, depuis le XIXe siècle, une catégorie constitutive de l'imaginaire national et une échelle de saisie du territoire. L'objectif des travaux rassemblés était de saisir les moments d'émergence de la notion, la part de ses réemplois dans des contextes économique et politique fort différents, et les éventuels déplacements de signification qui peuvent percer sous l'apparente pérennité des usages, depuis que le terme est associé à des préoccupations d'aménagement du territoire. Des pays vidaliens du début du XXe siècle, à ceux qui s'expérimentent aujourd'hui, en passant par les initiatives de la DATAR et des collectivités locales des années 1970, c'est autour de l'appréhension des fonctions des espaces ruraux que s'organisent le découpage et la légitimation de ces territoires locaux, selon des procédures qui en font des objets partagés, sinon discutés. La démarche pluridisciplinaire qui parcourt l'ensemble de la publication montre la part de l'expertise savante, des politiques publiques et des mobilisations locales dans la construction de cette échelle de territorialité pour laquelle les effets spontanés de la localité sont souvent présumés.
Le Consensus démocratique qui caractérise aujourd'hui les " sociétés développées " présente, par sa nature même mais aussi du fait de sa dynamique historique, une fragilité révélée dans les tensions qui le traversent. Il faut en effet assurer le délicat équilibre entre, d'une part, le droit des individus à conduire leur vie comme ils l'entendent, et, d'autre part, la responsabilité civique et l'engagement des citoyens au service de la collectivité. Autrement dit, la difficulté majeure consiste à articuler les tendances individualistes de la " société des individus " avec les exigences éthiques et politiques de la communauté des citoyens " dans un contexte qui interroge la pertinence des frontières nationales actuelles.
Les oiseaux chanteurs ont toujours été source de questionnements, car ils ont des compétences vocales considérées comme spécifiques aux humains. Les ornithologues les étudient, et plus récemment, les éthologistes ont démontré que les oiseaux sont les seuls animaux à présenter des analogies neurobiologiques avec l?apprentissage du langage chez les humains. De leur côté, les chercheurs en sciences humaines et sociales étudient aussi le chant des oiseaux à partir des objets archéologiques, des arts, des manuscrits enluminés, des archives, des textes, des traités, des instruments et de la musique dans les sociétés anciennes. L'originalité de ce livre est de réunir les spécialistes de ces deux grands champs disciplinaires et de comparer les perceptions, les pratiques sociales et culturelles, les savoirs du passé et les découvertes actuelles sur le chant des oiseaux.
Le regain actuel d'intérêt pour les animaux résulte de profonds changements socioculturels, de préoccupations environnementales et des progrès considérables de la recherche scientifique - qui donne désormais accès, au moins partiellement, à la subjectivité et aux cultures animales. Dans le domaine littéraire, cet intérêt se manifeste également : en France, émergent "les études animales", et même une "zoopoétique" sous l'impulsion d'Anne Simon. Dans cette nouvelle perspective, le temps est venu de s'intéresser à des sujets (la campagne, la pêche, la chasse...) considérés en France comme désuets voire réactionnaires, et souvent cantonnés aux genres rustique ou animalier. Or, que ce soit dans des oeuvres du début du XXe siècle ou dans des oeuvres postérieures et même contemporaines, le monde rural - de plus en plus bouleversé socialement et économiquement - favorise les "communautés hybrides" (Lestel) et ouvre à des "mondes animaux" (Uexkull), ce qui permet de poser d'autant mieux la question cruciale des liens entre hommes, bêtes et écriture.
Cet ouvrage propose une analyse d?un pan de la littérature trop souvent oublié ou méconnu : le roman de l?employé de bureau. A travers l?étude d?un large corpus couvrant deux siècles de littérature, l?auteur retrace l?évolution d?un mode de narration. Le sujet est étonnant mais il s?impose : objet littéraire qui monte dans le roman du XIXe siècle, l?employé de bureau (en qui l?on peut voir des avatars de l?écrivain) est le prisme d?une vision sociale, morale, voire philosophique. A partir de ce presque rien, de cette présence discrète, désolée et désolante, tout un monde se lève et se révèle.
On connaît Frédéric Dard romancier, on connaît moins Frédéric Dard auteur dramatique, scénariste ou dialoguiste. L?auteur a pourtant écrit de nombreux textes pour le théâtre. Certaines pièces sont parues en livres ou dans des revues (L?homme traqué, La dame de Chicago, Baby-meurtre, etc.), mais la plupart d?entre elles ont été jouées sans que le texte ne fasse l?objet d?une publication. C?est le cas de la pièce Les salauds vont en enfer. Montée au théâtre du Grand- Guignol à Paris en 1954 et mise en scène par Robert Hossein, cette pièce en 2 actes et 7 tableaux a connu un destin particulier car elle a fait l?objet de trois transpositions particulièrement intéressantes. Dès 1955, en effet, l?adaptation cinématographique de la pièce est confiée à Robert Hossein. Il s?agit là de son premier film en tant que réalisateur. Parallèlement, et sur les conseils de son éditeur, Frédéric Dard écrit l?adaptation romanesque de la pièce. Le roman sort en 1955 sous le même titre. En 1971 Abder Isker propose enfin une dernière adaptation des Salauds vont en enfer, cette fois pour la télévision. La présente édition offre au lecteur un texte inédit, annoté et accompagné d?un dossier critique. Ce dernier présente l?oeuvre dans son contexte et étudie ses différentes variantes dans le cadre de sa transmédialité.