Regards croisés sur l'oeuvre de Georges Duby. Femmes et féodalité
BLETON-RUGET ANNIE
PU LYON
22,86 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782729706685
L'institut de recherche du Val de Saône-Mâconnais s'associe ici aux hommages qui ont été rendus à Georges Duby depuis sa disparition, en offrant les actes du colloque qu'il lui a consacré. Autour des interrogations touchant à la féodalité, c'est la fécondité des travaux de l'historien qui est réinterrogée et prolongée. Des études menées sur les modalités d'organisation des seigneuries, l'émergence des lignages aristocratiques, ou encore les conceptions sociales à l'?uvre dans la culture des clercs au temps de la mutation féodale montrent tout à la fois l'intérêt de démarches comparatives, l'apport de l'archéologie, et l'efficacité des relectures de l'?uvre de Georges Duby à la lumière de préoccupations épistémologiques contemporaines. Le second thème retenu pour ce colloque, celui de l'histoire des femmes qui a beaucoup occupé les derniers travaux de l'historien, est inscrit dans les évolutions récentes qui ont touché ce domaine de recherche. Si les interrogations sur les images des femmes, et leur production, gardent aujourd'hui encore leur intérêt et leur pertinence, l'exploration de " l'espace des femmes " et de son engendrement historique permet de mieux atteindre les modalités d'existence matérielle et symbolique de celles-ci. Cet ouvrage collectif reprend les principales contributions présentées lors d'un colloque, organisé à Mâcon par l'Institut de Recherche du Val de Saône-Mâconnais, sur deux aspects de l'?uvre de Georges Duby, l'histoire des femmes et la féodalité.
Nombre de pages
341
Date de parution
06/11/2000
Poids
536g
Largeur
156mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782729706685
Titre
Regards croisés sur l'oeuvre de Georges Duby. Femmes et féodalité
Auteur
BLETON-RUGET ANNIE
Editeur
PU LYON
Largeur
156
Poids
536
Date de parution
20001106
Nombre de pages
341,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
A partir de l'exploration des dénominations successivement portées par le Pays de la Bresse bourguignonne, ce sont les ressorts des dynamiques territoriales que l'auteure examine ici. A différents moments de l'histoire nationale, la Bresse a connu des mobilisations qui ont su se saisir des politiques publiques pour construire un territoire revendiqué. L'exploration des époques permet également de montrer comment et par qui se trouvent activés des dispositifs administratifs, des enjeux politiques et des projets de mise en valeur à dimension territoriale.
La mise en œuvre des lois d'aménagement et de développement du territoire de 1995 et de 1999 offre opportunité de retravailler, en longue durée, sur les pays qui sont en France, depuis le XIXe siècle, une catégorie constitutive de l'imaginaire national et une échelle de saisie du territoire. L'objectif des travaux rassemblés était de saisir les moments d'émergence de la notion, la part de ses réemplois dans des contextes économique et politique fort différents, et les éventuels déplacements de signification qui peuvent percer sous l'apparente pérennité des usages, depuis que le terme est associé à des préoccupations d'aménagement du territoire. Des pays vidaliens du début du XXe siècle, à ceux qui s'expérimentent aujourd'hui, en passant par les initiatives de la DATAR et des collectivités locales des années 1970, c'est autour de l'appréhension des fonctions des espaces ruraux que s'organisent le découpage et la légitimation de ces territoires locaux, selon des procédures qui en font des objets partagés, sinon discutés. La démarche pluridisciplinaire qui parcourt l'ensemble de la publication montre la part de l'expertise savante, des politiques publiques et des mobilisations locales dans la construction de cette échelle de territorialité pour laquelle les effets spontanés de la localité sont souvent présumés.
Le Consensus démocratique qui caractérise aujourd'hui les " sociétés développées " présente, par sa nature même mais aussi du fait de sa dynamique historique, une fragilité révélée dans les tensions qui le traversent. Il faut en effet assurer le délicat équilibre entre, d'une part, le droit des individus à conduire leur vie comme ils l'entendent, et, d'autre part, la responsabilité civique et l'engagement des citoyens au service de la collectivité. Autrement dit, la difficulté majeure consiste à articuler les tendances individualistes de la " société des individus " avec les exigences éthiques et politiques de la communauté des citoyens " dans un contexte qui interroge la pertinence des frontières nationales actuelles.
Bleton-Ruget Annie ; Caritey Benoît ; Fortunet Fra
Producteurs de territoires est le fruit d'une recherche pluridisciplinaire (histoire, histoire du droit, sociologie, géographie), menée entre 2000 et 2002 sous forme de séminaires dans l'axe " Espaces et sociétés, territoires et pouvoirs " de l'UMR CNRS-UB 5605 (université de Bourgogne). En fonction de deux objectifs majeurs - revenir sur les significations et les usages de la notion de " territoire ", tester dans une perspective historique des outils de recherche souvent nés d'interrogations très contemporaines -, un cadre commun de réflexion s'est peu à peu imposé. L'attention a porté sur un ensemble de dynamiques territoriales et sur les instruments qu'elles mobilisent ; leur réinscription dans le temps a permis d'évaluer le rôle des représentations anciennement constituées, mais aussi la part nouvelle prise par des mobilisations qui peuvent conduire à de véritables réinventions. En outre, il est apparu que la dimension proprement spatiale de la territorialité joue très différemment selon les cas : territoires " institués " où se lisent l'autorité de l'État et les découpages politico- administratifs ; territoires " instituants ", défendus par les notables, les associations sportives et touristiques, traduits dans des règlements juridiques ; territoires " populaires " sur lesquels pèse le soupçon de l'illégitimité et la menace de la précarité sociale.
L'objectif de cet ouvrage est d'honorer l'ambition qu'avait David Graeber de construire des ponts entre les sciences sociales. Il réunit des contributions d'anthropologues, de sociologues, d'économistes, de politistes qui réfléchissent aux apports de Graeber à leur discipline sur 4 thèmes : travail et mouvements sociaux, dette et monnaie, capitalisme et pouvoir, anarchisme et liberté. David Graeber, professeur d'anthropologie à la London School of Economics disparu brutalement le 2 septembre 2020, aura marqué son époque par sa créativité scientifique et ses apports originaux à des débats publics majeurs. A travers une anthropologie que l'on peut qualifier de politique, il a montré que la diversité des organisations sociales révélées par les enquêtes ethnographiques ouvre sur l'idée d'une pluralité des possibles et ainsi sur la perspective d'une société plus égalitaire et plus démocratique. Théoricien de la pensée libertaire nord-américaine, il est devenu une figure de proue du mouvement "Occupy Wall Street" et une figure intellectuelle majeure de la gauche libertaire. David Graeber était un passeur. Entre les disciplines d'abord : il a notamment démontré comment l'anthropologie pouvait nourrir d'autres disciplines, telles les sciences économiques, la sociologie ou la science politique notamment. Il était aussi un passeur entre action et réflexion : selon lui, la connaissance produite par les sciences sociales doit constituer une force imaginative et transformatrice en faveur d'une société réellement démocratique. C'est ce que se sont employés à démontrer les contributeurs à cet ouvrage issu d'un colloque tenu à l'université Lumière Lyon 2 en juillet 2022.
Bourdieu Pierre ; Quijoux Maxime ; Siméant-Germano
Résumé : Conçu comme une porte d'entrée sur l'oeuvre de Pierre Bourdieu, ce bref ouvrage remet au jour un texte important qui souligne en quoi la sociologie, outil de dévoilement social, peut contribuer à renforcer la démocratie. Replacé en préface dans le contexte intellectuel et politique de sa parution, il est complété par une postface qui propose une vision actuelle de ses analyses.
Graeber David ; Dubrovsky Nika ; Dutraive Véroniqu
Pourquoi les classes populaires américaines votent-elles pour des candidats républicains a priori peu favorables à leurs intérêts économiques ? Pour le comprendre, David Graeber mène ici une réflexion sur la notion de "valeur" dans la démocratie contemporaine. L'anthropologue affirme que les classes populaires ne votent pas seulement en fonction de leur intérêt économique (" la " valeur), mais aussi selon leur souhait de vivre pour quelque chose de " plus grand que soi " (" les " valeurs sociales, auxquelles chaque humain aspire). Dans une société où la mobilité sociale semble durablement grippée, les plus défavorisés se tournent ainsi vers les promesses conservatrices : l'enrichissement personnel qui permet de " faire le bien " ou la défense de la nation. La démocratie devient alors une valeur résiduelle et menacée. Plus que jamais d'actualité, la pensée anarchiste de David Graeber est ici présentée par Véronique Dutraive, qui en souligne l'originalité en la confrontant notamment à des recherches économiques récentes. Dans sa postface, Nika Dubrovsky, qui fut la conjointe de David Graeber, évoque leurs réflexions communes sur l'art, la littérature et leurs enjeux démocratiques, éclairant ainsi d'un jour nouveau les travaux de cet intellectuel majeur du XXIe siècle.