Les sens du travail. Migration, reconversion, chômage
Benarrosh Yolande ; Vatin François
PU RENNES
18,00 €
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EAN :9782753533066
Cet ouvrage porte autant sur un objet que sur la démarche adoptée pour le saisir. Celle-ci a surtout été mise en oeuvre dans une certaine sociologie urbaine, qui, dans le sillage du pragmatisme puis de l'école de Chicago (et avant celle-ci, de Georg Simmel et de Alfred Schütz), s'intéresse à la figure de l'étranger désorienté dans la grande ville, à ses déambulations et aux travaux d'approche qu'il effectue pour se réorienter et se transformer ce faisant. C'est là son "enquête". Cette démarche s'est comme révélée au cours des différentes enquêtes ici présentées, qui saisissent les significations et places du travail aujourd'hui, quand on se trouve conduit, par diverses voies, dans une situation d'extranéité par rapport au travail, cette "institution totale" des sociétés occidentales contemporaines, malgré les fissures et recompositions qu'elle connaît, et peut-être même en raison de celles-ci. Les situations décalées dont il est ici question, "migration, reconversion, chômage", sont présentées au singulier, car elles ne sont pas traitées comme des catégories, mais thématisées comme des figures sociologiques, et analysées comme des processus. C'est donc le regard et la démarche du chercheur qui se trouvent eux-mêmes décalés et, de ce fait, nécessairement ouverts : à la philosophie, à l'anthropologie et à l'économie, le travail n'étant pas toujours regardé en lui-même ou pour lui-même, mais comme un analyseur efficace de phénomènes qui le dépassent et l'englobent. Comme un opérateur de connaissance. Le débat public sur ce que travailler veut dire, ici et maintenant, requiert ce pas de côté. Et c'est à l'épreuve des résultats ainsi obtenus que sont ici analysées les politiques sociales et de l'emploi, l'idée d'un revenu inconditionnel, les "trappes à inactivité", etc.
Nombre de pages
207
Date de parution
05/05/2014
Poids
330g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753533066
Titre
Les sens du travail. Migration, reconversion, chômage
Auteur
Benarrosh Yolande ; Vatin François
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
330
Date de parution
20140505
Nombre de pages
207,00 €
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La vie de Sophie Benarrosh a basculé il y a dix-huit ans. Etat grippal, douleurs intenses, épuisement, vertiges, concentration difficile... Du jour au lendemain, elle est assaillie de symptômes violents et inexplicables qui laissent perplexes les spécialistes. Commence alors une errance médicale de quatre ans jusqu'au premier diagnostic : le Syndrome de fatigue chronique, maladie neurologique incurable, inexplicable, invisible. Puis un autre diagnostic s'ajoute, celui de la maladie de Lyme. Armée d'une volonté de fer, elle entreprend ses propres recherches sur le mal qui la ronge. Recoupant de multiples travaux internationaux, elle découvre un lien entre la maladie de Lyme et les ravages des métaux lourds sur l'organisme. Sophie Benarrosh a choisi de témoigner et de livrer avec précision les conclusions de son enquête, dévoilant les solutions et les conseils pratiques grâce auxquels elle commence à cheminer vers la guérison. Un récit qui nous concerne tous, vivant, souvent grave, mais d'un optimisme contagieux.
Benarrosh-Orsoni Norah ; Cognet-kayem Anna ; Perez
Affixe, c'est le terme générique qui désigne les préfixes et suffixes. C'est aussi une revue de création littéraire et d'idées. Une invitation à reconsidérer le sens, les intentions, la complexité des discours, comme se doit de les interroger toute écriture.À la suite d'un appel à textes, les autrices et auteurs réunis nous écrivent à leur manière ? qu'il s'agisse de récit, de poésie, de court-essai... ? leur propre interprétation d'un même préfixe ou suffixe, en traçant ainsi ensemble les contours, participent de la suggestion d'une définition tant décantée que multi-facette, complexe et sensible.
Sophie est la dynamique directrice marketing et communication d'un grand groupe américain, lorsqu'elle est foudroyée par une maladie orpheline, rare. Face à l'indifférence générale, à l'incompréhension du corps médical, à l'abandon de ses proches, elle mène un combat hors normes. A une maladie d'exception, elle répondra avec des armes d'exception pour assurer sa survie. Rien ne lui est épargné en dix ans, mais elle a des alliés : quelques "médecins-humains" . Cette lutte obstinée la conduit vers un cheminement initiatique pour re-créer sa vie. Sophie Benarrosh nous entraîne dans une approche inattendue de la dualité "du coeur et du corps" . Sa lucidité lui permet de teinter d'humour son parcours douloureux et solitaire. Attention : son optimisme peut être... contagieux !
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.