Intégrer les Rroms ? Travail militant et mobilisation sociale auprès des familles de Saint-Maur (Val
Bruneteaux Patrick ; Benarrosh-Orsoni Norah
L'HARMATTAN
24,50 €
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EAN :9782336005805
Cet ouvrage résulte d'une enquête menée auprès de militants et d'acteurs institutionnels et politiques du Val-de-Marne d'une part et, d'autre part, de familles roms roumaines hébergées sur un campement puis dans une ancienne brigade de gendarmerie. Elle a un double enjeu. Il s'agit d'abord de comprendre le "succès" relatif de la mobilisation qui s'est déroulée à Saint-Maur, dans un rapport de force où la violence physique, les recours judiciaires, les blocages matériels, les protestations régulières ont jalonné l'action collective. Il s'agit également d'appréhender les types de relations qui se sont noués entre les militants et les Rroms sur plus de trois ans dans ce que l'on a appelé un CHRS militant (Centre d'hébergement et de réinsertion sociale). L'ouvrage détaille le quotidien d'interactions orientées par un cadrage militant spécifique (règlement intérieur, normalisation autour de la vie domestique, incitations à l'action politique, orientations vers l'intégration scolaire, administrative, économique) auquel répondent les perceptions et préférences des familles et individus "aidés". Le caractère inédit de cette recherche réside dans l'analyse socioethnographique des inter-relations concrètes entre deux populations qui ne se connaissent pas et qui voient l'une tenter de s'appuyer sur les "droits de l'homme" et "l'accès aux droits" pour convaincre l'autre de la nécessité de s'intégrer, sans que cette dernière se retrouve vraiment dans les cadres ainsi proposés. D'où un chassé-croisé entre adhésions et défections, entre frictions et fêtes, entre contournements et liens affectifs sincères.
Nombre de pages
214
Date de parution
26/11/2012
Poids
350g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782336005805
Titre
Intégrer les Rroms ? Travail militant et mobilisation sociale auprès des familles de Saint-Maur (Val
Auteur
Bruneteaux Patrick ; Benarrosh-Orsoni Norah
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
160
Poids
350
Date de parution
20121126
Nombre de pages
214,00 €
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Matraquage, tabassage, bavure accompagneraient fréquemment les manifestations et les grèves. De telles réactions de la part des forces de l'ordre ou des citoyens reflètent très imparfaitement l'usage ordinaire de la coercition dans les Etats démocratiques. Pour l'auteur, dont l'étude repose sur des archives inédites, des témoignages et des enquêtes, il s'agit là de "résidus" qui cachent une pacification globale de la violence de l'Etat dans les régimes démocratiques.
Rapporter ce constat, mille fois avéré par la littérature comme par les chercheurs, d'un mal - être fondamental des Antillais colonisés ne signifie pas ressusciter une fois de plus les recherches affirmant les multiples dépendances à l'égard de la métropole (colons / colonisés) ou les effets persistants du racisme dans toutes ses dimensions (Blancs/Noirs). Cet ouvrage entend exhumer une réalité taboue au travers d'une fonction sociale intermédiaire : le rôle des Noirs eux-mêmes dans le maintien de l'ordre esclavagiste et colonial ; ainsi que les circuits sociaux de la reproduction de cette " zone grise " jusqu'à aujourd'hui. D'où le fil directeur de cet ouvrage fondé sur la notion de tripartition : partir des structures socioraciales de l'Ancien Monde (békés / mulâtres / nègres), et plus particulièrement des rapports de force physiques entre colons, serviteurs et colonisés, pour suivre les transformations progressives de cet ordre relationnel jusqu'à aujourd'hui. Grâce à l'étude fine des représentations des acteurs et notamment des musées, il est possible de lire très distinctement ces jeux d'obédience à l'ordre néocolonial français : derrière le bruit d'un discours identitaire écran, on repère le travail persistant des mulâtres destiné à dissoudre les traces de leurs actions passées, à brouiller les jeux d'alliances entre élites issues du système colonial, et à légitimer leur pouvoir actuel ainsi que leur prétention à parler au nom du peuple noir.
Ce livre parle d'un invisible. Il redonne vie à un être issu du monde ouvrier mais qui semble avoir raté sa vie en devenant un "SDF". Or, bien loin de cette image négative, cet ouvrage a pour ambition de montrer que le parcours banal de ce migrant venu de la Lozère porte en lui quelque chose d'incroyable qui ne pouvait pas être vu avec les lunettes du monde ordinaire. Au terme d'un travail mené sur une quinzaine d'années, il est devenu possible d'entrer dans le monde intérieur de ce personnage réfractaire à l'usine. Au travers des concepts d'onirisme social, de circulations en tensions et en boucle du monde du travail aux mondes sous-prolétaires, de dédoublement de soi, ce récit de vie entend montrer comment on peut se construire et se réaliser dans et hors du monde social normé ; un monde souvent inhospitalier mais qui l'a fortement attiré, poussé vers d'autres dimensions vécues comme plus prometteuses. C'est le monde de la biffe, de la nuit, de l'alcool, de la sexualité, de la rue, mais c'est aussi, en cycles, les retours vers le travail ou le mariage qui sont ainsi retraduits dans son langage personnel. Une histoire recueillie dans un échange au long cours entre un chercheur et une "personne à la rue", dans les termes d'une aventure où le réel se dérobe souvent, à cheval entre des mondes imaginaires et des envolées incertaines vers d'autres manières de vivre.
Résumé : Le mouvement des Enfants de Don Quichotte a eu un retentissement national. Qui a oublié les tentes de SDF le long du canal Saint-Martin et les campements qui se sont élevés dans les grandes villes de France ? Le président de la République a lancé l'idée de la loi pour le logement opposable, bousculant ainsi plusieurs siècles d'immobilisme. À ce jour, aucune enquête sociologique n'avait encore rendu compte de cet événement majeur de la lutte en faveur des sans-abri. C'est chose faite avec le recueil à chaud des témoignages des campeurs et des militants et de nombreux portraits des principaux leaders, à commencer par la famille Legrand dont le fils Augustin a été comparé à l'abbé Pierre. L'ensemble des phases de cette action collective est disséqué selon une multiplicité de points de vue qui surprendra le lecteur. Les images véhiculées par les médias et les riverains enthousiastes se révèlent en décalage avec les jeux de pouvoir, selon des logiques d'associations dont les accents rebelles scéniques ont si bien cadré avec la mémoire collective projetée sur les acteurs de terrain.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.