Jusque-là, Adam mène une vie paisible. Il se perd vertigineusement dans son monde sans passion. Un matin, un événement inattendu vient chambouler sa routine. Tout perd alors son sens à ses yeux et il se résout à se contenter de ce que lui offrent les mains paresseuses du destin. Mais sa rencontre inopinée avec Don Pablo va progressivement le faire revenir à la vie à travers des chemins inexplorés aussi passionnants les uns que les autres. Commencent alors pour lui des aventures existentielles, jalonnées de rencontres fantastiques et de magie, qui le révèlent à lui-même et lui font découvrir le miracle de la littérature. En s'engouffrant dans un monde où la réalité et la fiction se confondent jusqu'à ne plus se distinguer, où la frontière entre le présent et le passé, le bien et le mal, la vie et la mort, devient de plus en plus fine, Adam découvre la force de son regard et sa capacité à reformuler le monde en fonction de son imagination et de ses propres goûts. Subtile mise en abîme, Les vies (multiples) d'Adam est un engrenage où toutes les évidences et les lieux communs volent en éclat et où le monde perd son sens propre pour n'être plus qu'une insaisissable métaphore.
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Nombre de pages
350
Date de parution
16/11/2023
Poids
456g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782494387065
Titre
Les vies (multiples) d'Adam
Auteur
Benallou Lamine
Editeur
ALTAVA
Largeur
145
Poids
456
Date de parution
20231116
Nombre de pages
350,00 €
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Résumé : Associer dans un titre les usines et le parfum ? La délicatesse fleurie des fragrances les plus subtiles ne fait pas immédiatement songer au monde de l'industrie ! Et pourtant, les usines sont bien au coeur de l'histoire de la parfumerie grassoise. Elles ont été le cadre principal d'une aventure qui s'est enracinée dans l'artisanat de l'Ancien Régime et a pris son envol au moment où l'Europe était saisie par la fièvre de la Révolution industrielle. Depuis les premières fabriques installées dans le centre historique de Grasse jusqu'aux grandes usines des faubourgs qui ont structuré l'extension urbaine à la fin du XIXe siècle, cet ouvrage dépeint les lieux de production successifs à l'origine du développement de la parfumerie grassoise et explique leurs évolutions. Dix années d'étude ont abouti à un inventaire exhaustif de ce patrimoine, révélant notamment l'augmentation significative du nombre de moulins à partir de la fin du Moyen Âge, signe de la place spécifique qu'occupe la production d'huile dans l'expansion de la parfumerie. C'est entre autres ce nouvel éclairage sur les liens techniques et économiques régissant ces différentes activités qui permet aux auteurs de proposer une vaste synthèse historique sur les mutations de la parfumerie grassoise entre les dernières décennies du XVIIIe siècle et la fin des 30 glorieuses
Les usines de parfumerie Chiris, Lautier Fils, Roure, Tombarel, Méro & Boyveau et quelques autres, créées pour certaines au XVIIIe siècle, ont fermé leurs portes ou quitté Grasse dans les années 1970/80, des années sombres aux yeux de nombreux grassois. Beaucoup ont pensé que cette belle histoire de la parfumerie finirait dans l'oubli, un peu comme celle de la tannerie pourtant d'une importance considérable à l'époque de sa gloire. Cela était sans compter sur la persévérance et la confiance de certains professionnels, souvent anciens grassois, pour les fleurs de Grasse et leur qualité olfactive exceptionnelle. Ils ont entraîné un sursaut, inattendu et porteur d'espoir, de nos agriculteurs, de nos industriels, de nos élus locaux accompagnés de centaines de grassois passionnés. Tous ont refusé de démissionner sur le sujet. Ils ont remué et remuent toujours ciel et terre pour que notre parfumerie rebondisse. Et le rebond est bien là. L'industrie de la parfumerie et aussi maintenant celle des arômes sont en pleine effervescence. Tout le monde s'y est mis et tout s'accélère...
Résumé : Aux yeux de Kundera, tout personnage est un "ego expérimental" . Avec l'autofiction, l'équation s'inverse : c'est l'ego qui se fait personnage expérimental. Dans ces pages, l'auteur tente une expérience inédite : celle d'un personnage intermittent courant d'emploi en contre-emploi, au gré des offres de l'Agence Rôle-Emploi chargée des intermittents de la Fiction. Homme de théâtre, Larbi est un Algérien réfugié en France, suite à une fatwa lancée contre ses adaptations en arabe de Tartuffe et des Femmes savantes. Alors que son pays vient de commémorer les 60 ans de son indépendance, il se retrouve engoncé dans la peau d'un personnage obnubilé par la défense de la langue française qui l'engage dans une croisade surréaliste contre ce qu'il appelle les Accords déviants. La presse le surnommera "Le Fou de Molière" . Pendant qu'en Algérie, le régime lance son "Grand remplacement" (le français par l'anglais), en France, les élites sont au chevet de la langue française, menacée par le langage minimaliste des réseaux sociaux, mais pas seulement... Dans un improbable jeu de rôles, Larbi va traverser ce "roman qui ne veut pas en être un" (Adam Thirlwell), et s'incarner là où le lecteur ne l'attend pas... Tournant délibérément le dos à l'histoire de son pays, à peine évoquée entre dérision et réalisme, l'auteur expérimente, ici, un genre de fiction fragmenté, comme l'est l'Algérie depuis l'indépendance : une sorte de série-fiction. Pour reprendre la formule idoine de Kundera : "Il s'agit de nouvelles emboîtées (...) Une autre façon de dépasser la linéarité" .
Résumé : La haine aveugle qui s'abattit sur la génération d'après-guerre fut générale. Pour le régime, les jeunes qui contestèrent le mythe d'une nation otage du jacobinisme, du léninisme et, déjà, de l'intégrisme menaçaient la patrie. Les anciens opposants furent exaspérés par des prétentieux s'immisçant dans une scène réservée à l'aristocratie guerrière. Pour les islamistes, les laïcs souillaient la Oumma. Le courant socialiste français diabolisa des intrus réfutant la fable islamo-tiers-mondiste qui devait, sinon occulter, du moins relativiser ses coupables égarements. Exception notable : de son exil, le vieux Boudiaf observait l'antagonisme pouvoir-société. Sitôt rentré, il se voua à la nouvelle cité. Lui aussi fut rattrapé par la haine. Dans ce tome III, on suit l'émergence d'une génération atypique qui transcenda la peur, récusa la haine, osa les rêves d'une Algérie démocratique, d'une Afrique du nord réconciliée avec son histoire et d'une entente adulte avec l'Europe. Un projet qui manqua d'aboutir avec l'insurrection citoyenne de février 2019.
Résumé : L'ingénieux derviche Sidi Ahmed Ibn Engeli est une créature ascétique qui, à cause de ses lectures excessives et son manque de sommeil et de nourriture, a du mal à se tenir à un même endroit. Comme il ne fait que dévorer des livres de voyage, il achète un vieux chameau usé, Sérendipité, met le livre Voyages d'Ibn Battuta sous son manteau et va à la rencontre du monde. Cependant, le derviche est constamment pris en embuscade par des bandits du désert sur le chemin, et il se sauve à chaque fois en racontant une histoire. Parallèlement, se déroule le destin du "soldat Saavedra" , pris en otage par des pirates en revenant de la bataille de Lépante. Saavedra sera longtemps en captivité à Alger et une importante rançon lui est demandée en tant que personnalité éminente. Le derviche Sidi Ahmed, qui a écrit un récit de voyage basé sur ses expériences, lui demande de traduire le livre en espagnol - Saavedra ne connaît pas l'arabe -, alors il laisse Sidi Ahmed lui raconter son histoire et le paraphrase librement lui-même. Saavedra n'est autre que Miguel de Cervantès.
Résumé : La présence juive en Algérie a souvent été minimisée, même niée dans les discours de tous les des vainqueurs. Pourtant, malgré tout, elle s'est maintenue jusqu'à ce que la colonisation la dissolve dans ses statistiques : On parlera alors de Français, puis on les affublera de l'identité "pied-noir" . Déchirement. Dans l'Algérie postcoloniale, la liesse de l'indépendance et les enjeux idéologiques (aussi) finissent par faire de ces autochtones une réalité anecdotique. Pourtant, deux mille ans d'histoire et un héritage culturel des plus féconds sont là pour témoigner d'une trajectoire historique qui place la judéité au coeur de l'intimité algérienne. L'Algérie juive, ce n'est pas une Algérie à coté, ou contre d'autres Algéries, mais c'est l'une des nuances les plus authentique d'un creuset multiculturel et multiethnique plusieurs fois millénaires.