L'Algérie juive. L'autre moi que je connais si peu
Bensahli Hédia ; Zenatti Valérie
ALTAVA
22,00 €
Épuisé
EAN :9782494387058
La présence juive en Algérie a souvent été minimisée, même niée dans les discours de tous les des vainqueurs. Pourtant, malgré tout, elle s'est maintenue jusqu'à ce que la colonisation la dissolve dans ses statistiques : On parlera alors de Français, puis on les affublera de l'identité "pied-noir" . Déchirement. Dans l'Algérie postcoloniale, la liesse de l'indépendance et les enjeux idéologiques (aussi) finissent par faire de ces autochtones une réalité anecdotique. Pourtant, deux mille ans d'histoire et un héritage culturel des plus féconds sont là pour témoigner d'une trajectoire historique qui place la judéité au coeur de l'intimité algérienne. L'Algérie juive, ce n'est pas une Algérie à coté, ou contre d'autres Algéries, mais c'est l'une des nuances les plus authentique d'un creuset multiculturel et multiethnique plusieurs fois millénaires.
Nombre de pages
358
Date de parution
21/09/2023
Poids
425g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782494387058
Titre
L'Algérie juive. L'autre moi que je connais si peu
Auteur
Bensahli Hédia ; Zenatti Valérie
Editeur
ALTAVA
Largeur
130
Poids
425
Date de parution
20230921
Nombre de pages
358,00 €
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Résumé : Aux yeux de Kundera, tout personnage est un "ego expérimental" . Avec l'autofiction, l'équation s'inverse : c'est l'ego qui se fait personnage expérimental. Dans ces pages, l'auteur tente une expérience inédite : celle d'un personnage intermittent courant d'emploi en contre-emploi, au gré des offres de l'Agence Rôle-Emploi chargée des intermittents de la Fiction. Homme de théâtre, Larbi est un Algérien réfugié en France, suite à une fatwa lancée contre ses adaptations en arabe de Tartuffe et des Femmes savantes. Alors que son pays vient de commémorer les 60 ans de son indépendance, il se retrouve engoncé dans la peau d'un personnage obnubilé par la défense de la langue française qui l'engage dans une croisade surréaliste contre ce qu'il appelle les Accords déviants. La presse le surnommera "Le Fou de Molière" . Pendant qu'en Algérie, le régime lance son "Grand remplacement" (le français par l'anglais), en France, les élites sont au chevet de la langue française, menacée par le langage minimaliste des réseaux sociaux, mais pas seulement... Dans un improbable jeu de rôles, Larbi va traverser ce "roman qui ne veut pas en être un" (Adam Thirlwell), et s'incarner là où le lecteur ne l'attend pas... Tournant délibérément le dos à l'histoire de son pays, à peine évoquée entre dérision et réalisme, l'auteur expérimente, ici, un genre de fiction fragmenté, comme l'est l'Algérie depuis l'indépendance : une sorte de série-fiction. Pour reprendre la formule idoine de Kundera : "Il s'agit de nouvelles emboîtées (...) Une autre façon de dépasser la linéarité" .
Résumé : La haine aveugle qui s'abattit sur la génération d'après-guerre fut générale. Pour le régime, les jeunes qui contestèrent le mythe d'une nation otage du jacobinisme, du léninisme et, déjà, de l'intégrisme menaçaient la patrie. Les anciens opposants furent exaspérés par des prétentieux s'immisçant dans une scène réservée à l'aristocratie guerrière. Pour les islamistes, les laïcs souillaient la Oumma. Le courant socialiste français diabolisa des intrus réfutant la fable islamo-tiers-mondiste qui devait, sinon occulter, du moins relativiser ses coupables égarements. Exception notable : de son exil, le vieux Boudiaf observait l'antagonisme pouvoir-société. Sitôt rentré, il se voua à la nouvelle cité. Lui aussi fut rattrapé par la haine. Dans ce tome III, on suit l'émergence d'une génération atypique qui transcenda la peur, récusa la haine, osa les rêves d'une Algérie démocratique, d'une Afrique du nord réconciliée avec son histoire et d'une entente adulte avec l'Europe. Un projet qui manqua d'aboutir avec l'insurrection citoyenne de février 2019.
Résumé : L'ingénieux derviche Sidi Ahmed Ibn Engeli est une créature ascétique qui, à cause de ses lectures excessives et son manque de sommeil et de nourriture, a du mal à se tenir à un même endroit. Comme il ne fait que dévorer des livres de voyage, il achète un vieux chameau usé, Sérendipité, met le livre Voyages d'Ibn Battuta sous son manteau et va à la rencontre du monde. Cependant, le derviche est constamment pris en embuscade par des bandits du désert sur le chemin, et il se sauve à chaque fois en racontant une histoire. Parallèlement, se déroule le destin du "soldat Saavedra" , pris en otage par des pirates en revenant de la bataille de Lépante. Saavedra sera longtemps en captivité à Alger et une importante rançon lui est demandée en tant que personnalité éminente. Le derviche Sidi Ahmed, qui a écrit un récit de voyage basé sur ses expériences, lui demande de traduire le livre en espagnol - Saavedra ne connaît pas l'arabe -, alors il laisse Sidi Ahmed lui raconter son histoire et le paraphrase librement lui-même. Saavedra n'est autre que Miguel de Cervantès.
Jusque-là, Adam mène une vie paisible. Il se perd vertigineusement dans son monde sans passion. Un matin, un événement inattendu vient chambouler sa routine. Tout perd alors son sens à ses yeux et il se résout à se contenter de ce que lui offrent les mains paresseuses du destin. Mais sa rencontre inopinée avec Don Pablo va progressivement le faire revenir à la vie à travers des chemins inexplorés aussi passionnants les uns que les autres. Commencent alors pour lui des aventures existentielles, jalonnées de rencontres fantastiques et de magie, qui le révèlent à lui-même et lui font découvrir le miracle de la littérature. En s'engouffrant dans un monde où la réalité et la fiction se confondent jusqu'à ne plus se distinguer, où la frontière entre le présent et le passé, le bien et le mal, la vie et la mort, devient de plus en plus fine, Adam découvre la force de son regard et sa capacité à reformuler le monde en fonction de son imagination et de ses propres goûts. Subtile mise en abîme, Les vies (multiples) d'Adam est un engrenage où toutes les évidences et les lieux communs volent en éclat et où le monde perd son sens propre pour n'être plus qu'une insaisissable métaphore.