La visite de Dieu. Essai sur les missions des personnes divines selon saint Thomas d'Aquin
Belloy Camille de ; Emery Gilles
AD SOLEM
29,15 €
Epuisé
EAN :9782884820745
Le Christ l'a promis: Le Paraclet, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit (Jean 14, 26); Lorsque viendra le Paraclet que je vous enverrai d'auprès du Père, l'Esprit de vérité qui vient du Père, me rendra témoignage (Jean 15, 26). La question de la "mission des personnes divines" se trouve au c'ur de l'enseignement théologique de saint Thomas d'Aquin. Elle recueille les vues les plus profondes du théologien qui contemple le mystère de Dieu en sa vie transcendante et dans l'alliance par laquelle il introduit les hommes et les anges dans son intime communion. Procédant de toute éternité dans le sanctuaire de la divinité, le Fils et l'Esprit procèdent aussi dans le temps de notre monde, par un pur don gratuit, pour nous donner de rejoindre le Père. Mais comment saisir un tel don, autant que notre intelligence en est capable? La pensée humaine ne saurait pleinement comprendre le don de Dieu. Saint Augustin l'a montré de façon exemplaire et saint Thomas l'a redit à sa suite: Atteindre Dieu d'une certaine façon par l'esprit, c'est là un grand bonheur, mais le comprendre c'est chose impossible. Pourtant, une explication sera plus juste qu'une autre, plus conforme à l'enseignement de la foi, mieux adaptée aux exigences de notre intelligence, plus respectueuse des conditions humaines de l'accueil de Dieu. Saint Thomas invite à l'humilité et à la vérité. Sa doctrine spéculative éclaire l'expérience spirituelle offerte à toute vie chrétienne: le beau livre de Camille de Belloy nous en montre la grande valeur.
Nombre de pages
156
Date de parution
10/06/2006
Poids
220g
Largeur
136mm
Plus d'informations
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EAN
9782884820745
Titre
La visite de Dieu. Essai sur les missions des personnes divines selon saint Thomas d'Aquin
Auteur
Belloy Camille de ; Emery Gilles
Editeur
AD SOLEM
Largeur
136
Poids
220
Date de parution
20060610
Nombre de pages
156,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Camille de Belloy nous offre ici une excursion en eaux profondes, dans l'intimité de la relation qui unit Charles de Foucauld et le Christ. En 1898, dans sa retraite de Nazareth, Charles est visité par le Christ et reçoit de lui des lumières étonnantes sur l'Eucharistie. Il perçoit, avec une justesse théologique remarquable, la radicalité des "trois dons infinis" qui nous sont faits dans ce sacrement : la présence de Jésus, son être tout entier donné en nourriture et son offrande en sacrifice. A ces trois dons, Charles de Foucauld nous appelle à répondre : avec la même radicalité, la même liberté, "amour pour amour" , Coeur à coeur. Impossible, après ce livre, de vivre la messe dans la routine, l'ennui ou l'indifférence ! Dominicain, enseignant-chercheur à l'Université catholique de Lyon, Camille de Belloy est aussi prédicateur, notamment à la messe télévisée du Jour du Seigneur. Il est l'auteur de Je crois et je parlerai, aux Editions du Cerf.
Difficile de reprendre la parole après que Dieu a parlé. Pour dire quoi et pour quoi ajouter ? C'est pourtant ce qu'il attend de nous car il aime se risquer dans l'homme. Et la théologie n'est jamais que le fait de miser sur cette incertitude. Une initiation magnifique et facile à ce domaine unique de la pensée. Du témoignage d'un " Dieu qui parle " à la parole personnelle du croyant qui annonce et proclame à son tour cette Vérité révélée, de la quête obscure, dans la nuit, du Dieu caché à la lumière du Christ qui illumine les yeux du coeur et de l'esprit, de l'absence à la Présence, ce livre explore, dans la tradition et de manière originale, les chemins toujours actuels de la foi chrétienne. A partir de sa fréquentation des textes de l'Ecriture et de sa connaissance de la pensée de saint Augustin et de saint Thomas d'Aquin, l'auteur met ici à la portée de tous les richesses du christianisme pour éclairer le mystère contenu dans ce petit verbe : croire.
Plus de vingt-cinq ans après la publication de l'encyclique Fides et ratio (14 septembre 1998), des chercheurs s'attachent ici à renouveler le dialogue entre la philosophie et la théologie sur l'articulation de la foi et de la raison. Récusant la vision simpliste d'un aff rontement entre deux entités rivales, ils entendent manifester, chacun à sa manière, la « circularité » de la foi et de la raison soulignée par le pape Jean-Paul II. Cet ouvrage, fruit d'un travail collectif, présente une pluralité d'approches au sein de l'intelligence chrétienne (thomiste, blondélienne, lubacienne, phénoménologique...). Mais quels que soient les courants de pensée dans lesquels on se situe, la notion de révélation apparaît comme le pivot qui permet et organise cette circularité de la foi et de la raison. Les diff érentes contributions montrent que cette révélation ne se laisse enfermer dans aucun schéma univoque, mais mobilise et unifi e toutes les dimensions du sujet croyant, ses capacités d'intelligence comme son aptitude à aimer, son désir de vérité comme la vérité de son désir. C'est alors qu'une dynamique dialogale peut s'engager entre les croyants et le monde contemporain, leur monde : n'est-ce pas là le défi qui s'off re à toute existence chrétienne ... Cet ouvrage rassemble les actes d'un colloque qui s'est tenu à l'Université catholique de Lyon (UCLy) les 9 et 10 novembre 2023, à l'occasion du vingt-cinquième anniversaire de la publication de l'encyclique Fides et ratio du pape Jean-Paul II.
Voir, laisser voir, faire voir ; apparaître, laisser apparaître, faire apparaître ; nous ne résumons pas ainsi la tâche de la pensée, mais il n'y aurait pas pensée si cela n'avait lieu. Voir la "chose" que nous disons dissimulée derrière le sacrement. "Voir" l'existence telle quelle distribuée en manières d'exister, communes ou moins communes. "Faire apparaître" l'amour, tel que le masquent les jeux du sentiments et tel que le vouloir le restitue à sa destinée propre. "Laisser apparaître" paix et guerre, qui ne sont pas d'abord des phénomènes politiques mais des heurs et malheurs ancrés en nous-mêmes. Et puisque le travail du "faire voir" ne peut se passer des textes qui nous l'apprennent, "voir" aussi comment des textes, malgré les maladresses du dit, font apparaître exactement ce dont ils parlent et prolongent l'intuition. Ce livre constitue un recueil d'exercice en phénoménologie. Qui dit phénoménologie ne dit pas une manière de philosopher ou de théologiser, mais une manière de s'essayer à penser sur un fondement inébranlable d'intuition. Les questions traitées en ce livre sont philosophiques, elles sont théologiques, elles sont le plus souvent l'un et l'autre, et cela n'importe pas. A chaque fois, le cahier des charges était simple : fournir une réponse, ou l'esquisse d'une réponse, à la mesure de la question. Et à la mesure de questions telles qu'elles nous permettent de reconduire le questionneur dans les parages de l'intuition.
Ne pas mentir, et ainsi creuser jusqu'au roc pour se frotter à la vérité résistante, voilà ce que réussissent parfois les grands écrivains. On ne s'étonnera donc pas qu'à ce niveau de sérieux, la littérature finisse toujours - explicitement ou non, selon un regard de croyant ou non (nul ne peut en décider, surtout pas le lecteur et pas même l'auteur) - par renvoyer à Dieu, la dernière instance en matière de lettres et de vérité, la dernière et donc la première. Sans récupération forcée, ni apologétique indiscrète, on a tenté d'ainsi identifier la situation spirituelle des personnages de la littérature, selon le postulat herméneutique que nul n'est en un lieu neutre par rapport au Christ, lui qui connaît les coeurs et les raisonnements des hommes (Luc 9, 47 ; 16, 15). Si la vie est bien, comme le dit Paul Claudel, un "drame qui se joue sous le regard de Dieu et qui a pour objet l'élucidation de ce grand problème qu'est l'existence", alors la littérature reste une voie royale, pour avancer dans cette élucidation. Sous le regard de Dieu, elle offre l'occasion de nous comprendre nous-mêmes et de comprendre autrui, ou du moins de pénétrer un peu - sans bien sûr prétendre le saisir complètement et le dominer - le mystère des êtres et de soi-même.
Articles parus dans France Catholique réunis et présentés par Sandra Bureau. Ces articles constituent une page de l'histoire de l'Eglise - de ces années pré- et post- conciliaires. Ils y sont une entrée en matière. Ils ouvrent aux débats théologiques qui y ont vu le jour, aux tensions liturgiques et pastorales qui se sont parfois déclinées en scission douloureuse, mais aussi en redécouvertes spirituelles qui, presque par nécessité, s'imposaient. Loin cependant de laisser ces pages au seul fil de l'Histoire, Sandra Bureau a fait choix de les regrouper autour de quelques thématiques, révélatrices de la figure de Louis Bouyer et de sa pensée : l'oecuménisme, l'Eglise, la liturgie rénovée, la sécularisation et son nécessaire pendant : le rapport au monde, l'homme, le mystère du Christ, la spiritualité. C'est un véritable maître spirituel qui offre aux lecteurs de France catholique ses analyses, qui ne sont jamais un regard extérieur sur le Mystère mais regard de celui qui, profondément, en vit. Le Père Bouyer, maître spirituel incontesté, n'aurait pas totalement dévoilé qui il était si, en ces quelque vingt années de collaboration à l'hebdomadaire catholique, il n'avait adressé un dernier appel : celui de l'ascèse. Pour lui comme pour toute la tradition spirituelle, il ne peut y avoir de vie authentiquement chrétienne sans cette croix qui vient pénétrer jusqu'en la chair pour y laisser jaillir la lumière du Ressuscité.
Quel intérêt présente aujourd'hui la personnalité et l'oeuvre de saint Philippe Néri (1515-1585) ? Avant tout le fait que ce prêtre italien du XVIe siècle était un homme libre et qu'il peut nous apprendre le sens de la vraie liberté. Saint Philippe, ce Florentin de la Renaissance, ne s'est jamais laissé enfermer dans l'"armure de la Contre-Réforme", pour reprendre une formule de Newman. Transporté dans la Rome de son temps (une Rome qui n'avait pas grand-chose à envier à celle de la mafia aujourd'hui), cet homme sans carapace, jamais tendu, souriant toujours et souvent riant aux éclats, a montré des nerfs d'acier, un coeur de flamme. Dépouillé spontanément, enraciné dans l'essentiel, il a su comme personne "s'adapter", selon cet instinct de la vraie charité qui sait que l'adaptation passe par une ouverture de tout l'être à toute la vérité ; là est la seule manière d'y gagner les autres. L'Oratoire, la libre société de prêtres qui s'est spontanément constituée autour de lui, n'a jamais eu d'autre message. C'est la conviction que Louis Bouyer veut faire partager dans cette biographie, qui reparaît pour le 500e anniversaire de la naissance de saint Philippe Néri.