Bibliothèques d'écrivains. Lecture et création, histoire et transmission
Belin Olivier ; Mayaux Catherine ; Verdure-Mary An
ROSENBERG SELLI
36,00 €
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EAN :9788878856783
Espace de travail, de loisir ou d'évasion, la bibliothèque remplit toutes sortes de fonctions pour un écrivain. Elle est un patrimoine matériel qui se construit, se transmet et se disperse, mais aussi un atelier où les lectures, savantes ou sauvages, viennent nourrir la création ; enfin elle constitue le lieu d'un réseau de savoirs où se découvrent des filiations, des circulations et des dialogues parfois insoupçonnés. Telles sont les trois facettes des bibliothèques d'écrivains explorées dans ce volume, pour des auteurs de l'époque médiévale à l'époque contemporaine qui ont voyagé en Europe, Amérique et Asie. Ces études interrogent les archives papier ou numériques de figures intellectuelles variées : poètes, linguistes, philosophes, cinéastes ou critiques. Issu d'un séminaire du laboratoire Lexiques, Textes, Discours, Dictionnaires (LT2D) de l'Université de Cergy-Pontoise et d'un colloque co-organisé avec la Bibliothèque nationale de France en 2014, cet ouvrage bénéficie du soutien de la Fondation des Sciences du Patrimoine.
Nombre de pages
509
Date de parution
01/12/2018
Poids
652g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9788878856783
Titre
Bibliothèques d'écrivains. Lecture et création, histoire et transmission
Auteur
Belin Olivier ; Mayaux Catherine ; Verdure-Mary An
Editeur
ROSENBERG SELLI
Largeur
140
Poids
652
Date de parution
20181201
Nombre de pages
509,00 €
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Ce livre se propose de retracer le rapport de René Char au surréalisme: rapport d'abord placé sous le signe du partage de 1929 à 1934, années durant lesquelles s'élabore le chef-d??uvre surréaliste qu'est Le Marteau sans maître; rapport ponctué ensuite de débats polémiques que les aphorismes de Moulin premier (1936) ou de «Partage formel» (1942-1943) se chargent de mener; rapport qui prend enfin, après la guerre et jusqu'à la mort du poète, la forme d'une critique nuancée du surréalisme.
?La poésie doit être faite par tous?" , écrit en 1870 Isidore Ducasse, comte de Lautréamont. Un demi-siècle plus tard, les surréalistes érigent cette phrase en devise d'un "?communisme du génie?" dont ils se veulent les fers de lance. Depuis, des avant-gardes du XXe siècle aux pratiques numériques contemporaines en passant par la culture do it yourself, la formule n'a cessé de servir d'étendard à des entreprises littéraires, artistiques et politiques qui, malgré leurs divergences, se reconnaissent dans une visée fondamentale : faire de la poésie le lieu d'une communion, d'une communication et d'une communauté partagées. Ainsi émerge une utopie dont cet ouvrage entreprend l'histoire critique et explore les possibilités esthétiques : l'utopie d'une démocratie de la poésie, capable de changer la vie, de transformer le monde et de refonder la littérature. Olivier Belin est professeur de littérature française du XXe siècle à l'Université de Rouen-Normandie. Spécialiste des avant-gardes poétiques (René Char et le surréalisme, Garnier, 2011), il travaille sur la littérature francophone moderne et contemporaine et développe une recherche sur l'écriture poétique en amateur (Le Coin des Poètes, Pippa, 2014).
Pour découvrir et comprendre l'importance d'un patrimoine imprimé éphémère. Les éphémères imprimés forment une part importante de notre culture visuelle. Affiches, tracts, cartes postales, prospectus : non seulement tous ces documents produits en masse depuis le XIXe siècle sont abondamment illustrés, mais leur efficacité même est tributaire d'un certain usage ? politique, commercial, artistique ? de l'image. Comment se déploie l'inventivité technique des éphémères illustrés ? Quelles relations établissent-ils entre textes et images ? Quelles fonctions occupent-ils dans les pratiques sociales d'une époque ? Quelles sont les valeurs, les représentations voire les fétichisations qui s'attachent à ces documents ? Telles sont quelques-unes des questions traitées dans ce volume, qui réunit des conservateurs d'institutions patrimoniales (musées, archives, bibliothèques) et des chercheurs de disciplines différentes (études littéraires, histoire de l'art, histoire culturelle ou politique, graphisme), afin d'aborder les éphémères dans toute la richesse de leur prisme.
Les études présentées ici se focalisent sur un aspect fondamental des techniques de translatio, utilisées par les auteurs du XVIe siècle. Par ailleurs, il s'agit de techniques sur lesquelles se base une partie de la poétique de la Renaissance. Le rapport avec le modèle classique est tout à fait central, au niveau de la traduction et de l'imitation, mais surtout au niveau de la réinterprétation. En effet, s'il est vrai que toute traduction au XVIe siècle est aussi une réélaboration du modèle tragique ancien, il est vrai, de même, que les limites théoriques entre les définitions de traduction et d'imitation énoncées en France semblent interchangeables, au point que souvent ces mêmes définitions peuvent fonctionner à la fois pour l'une ou l'autre des deux catégories énoncées, étant parfois construites ou opposées sur des acceptions minimales de sens.