
Monuments par défaut. Architecture et mémoire depuis la Shoah
Dans cette réflexion sur l'architecture et la mémoire depuis la Shoah, Adachiara Zevi nous propose une histoire des monuments "par défaut ". La mémoire du pire, observe-t-elle, peut difficilement s'accommoder des qualités généralement attribuées à la monumentalité - unicité, statisme, hiératisme -, en un mot de l'impassibilité. Toute la question est alors de savoir quelle architecture, quel art inventer devant un tel défi. Adachiara Zevi montre que la mémoire, c'est l'architecture : la "monumentalité" doit se mettre à l'épreuve de ce qu'elle commémore, et ouvrir l'espace éthique de l'introspection et du souvenir. Il faut permettre à la mémoire de répondre à deux impératifs essentiels : n'être pas inerte et comme à distance de nous, et, par suite, respecter et interroger le passé pour y puiser la forme du présent. L'auteur décrit et analyse comment cette mémoire s'est incarnée depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. L'ouvrage, richement illustré, conduit le lecteur dans les mémoriaux du monde entier - de Rome à Jérusalem, de Washington à Paris, de Berlin à Turin ou à Milan, et jusque sur les Stolpersteine, ces "pierres d'achoppement" enfoncées dans le sol devant les derniers domiciles des victimes du nazisme. Cette histoire de l'architecture contemporaine en lien avec l'après-Shoah éclaire d'un jour inédit les différentes étapes de ce que Raul Hilberg, le grand historien de la destruction des Juifs d'Europe, appelait "la politique de la mémoire". Il propose ainsi une remarquable interprétation de tendances majeures de l'art contemporain.
| Nombre de pages | 384 |
|---|---|
| Date de parution | 05/10/2018 |
| Poids | 1 170g |
| Largeur | 170mm |
| EAN | 9791097497064 |
|---|---|
| Titre | Monuments par défaut. Architecture et mémoire depuis la Shoah |
| Auteur | Zevi Adachiara ; Carraud Christophe |
| Editeur | CONFERENCE |
| Largeur | 170 |
| Poids | 1170 |
| Date de parution | 20181005 |
| Nombre de pages | 384,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 4-6 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

APPRENDRE A VOIR L'ARCHITECTURE
Zevi BrunoExcellent manuel d´initiation à l´architecture: l´occupation de l´espace, les volumes, les équilibres, les contrastes, les interprétations, les styles..Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER22,00 € -

APPRENDRE A VOIR LA VILLE
ZEVI BRUNOVéritable pendant du célèbre Apprendre à voir l'architecture, ici pour la compréhension de l'urbanisme, Apprendre à voir la ville permet de cerner tous les ingrédients de la production urbaine à travers l'exemple de la première ville moderne d'Europe: Ferrare, restructurée par Biagio Rossetti au XVIe siècle. "Si Rossetti est le premier urbaniste moderne d'Europe, c'est aussi parce qu'il incarne une nouvelle figure professionnelle, plus proche de celle de l'architecte contemporain conditionné par le team-work, que de celle de l'artiste traditionnel prêt à renoncer à une vaste production pour dessiner et modeler tous les ornements de chacune de ses ?uvres". Il ne s'agit pas seulement d'observer la spécificité de l'opération urbanistique à partir du noyau médiéval. "Voir la ville" implique d'observer l'ensemble du processus de planification au coeur des structures urbaines comme une oeuvre d'art, avec l'émergence d'éléments architectoniques telles que la place et la rue, dans une sorte de poétique de l'angle et de l'inachevé.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER18,30 € -

Le langage moderne de l'architecture. Pour une approche anticlassique
Zevi Bruno ; Bels MarieDans les années 1970, Bruno Zevi, architecte, historien et critique d'art italien, établit un étrange constat : bien peu d'architectes savent "parler" et "lire" l'architecture. Un seul langage architectonique prédomine : celui du classicisme ; un seul système a tout figé : celui des Beaux-Arts. Il n'y a que l'architecture moderne, avec son langage alternatif autonome, qui peut venir faire exception à la règle académique. Et il y a selon lui urgence car "une fois que le Mouvement moderne sera épuisé, nous n'arriverons plus à lire les images de tous les architectes qui ont parlé une autre langue que celle du classicisme : les bâtisseurs du paléolithique, les maîtres de l'Antiquité tardive et du Moyen Age, les maniéristes et Michel-Ange, Borromini, les protagonistes de Arts and Crafts et de l'Art nouveau, Wright, Loos, Le Corbusier, Gropius, Mies, Aalto, Scharoun..." A travers ce livre, composé d'une série de conversations qui se tinrent lors de séminaires d'architectes et d'urbanistes à Rome, Bruno Zevi identifie "sept invariants", autant de témoignages contre l'idolâtrie classique, autant de clefs pour comprendre les messages contemporains. Tous sont liés par une idée commune : il faut faire table rase, désacraliser, se dépouiller des tabous culturels, se libérer des ordres ? véritables dogmes sclérosants ?, des inerties et des poids morts accumulés par des siècles de classicisme. Hautement subversif, véritable pamphlet pour une révolution architecturale, ce texte n'en est pas moins un texte merveilleux d'intelligence et de drôlerie.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER12,00 € -

Dialectes architecturaux
Zevi Bruno ; Guéneau MichelEn poésie, les dialectes sont parfois le support de l'inspiration : Pasolini, entre autres, écrivait ses poèmes en dialecte frioulan. Pourquoi n'en est-il pas de même en architecture ? Pourquoi ne pas utiliser des dialectes urbains ? des jargons architecturaux ? des patois spatiaux ? Telles furent les idées qui guidèrent l'auteur lors de la construction des quartiers neufs de Matera dans l'Italie méridionale.EpuiséVOIR PRODUIT21,00 €
Du même éditeur
-

L'architecture est trop sérieuse pour être laissée aux architectes
De Carlo Giancarlo ; Carraud ChristopheL'ouvrage reprend, dans l'ordre chronologique de leur parution, de 1959 à 1993, des textes majeurs de Giancarlo De Carlo (1919-2005), qui n'ont jamais fait l'objet d'une traduction française ? ; il voudrait ainsi faire mesurer l'ampleur de cette oeuvre et son importance pour qui se soucie de l'espace où il vit Le lecteur est ainsi invité à suivre le parcours et le développement d'une pensée qui commence par prendre ses distances avec l'emprise du Mouvement Moderne et s'achève par une "? méditation pédagogique ? " d'une exceptionnelle qualité sur la tâche de l'architecte aux prises avec toutes les dimensions du lieu, par lesquelles jamais la ville ne devrait perdre de vue la qualité du territoire où elle s'insère. La réflexion sur l'architecture, proposée par un esprit soucieux de précision et essentiellement tourné vers la transmission la plus claire possible au public, aux étudiants, à tous ceux qui ont le goût du lieu où vivre, est si peu séparée de celle sur le contexte physique, géographique, historique, qu'elle prend tout ensemble tournure esthétique et politique ? : Giancarlo De Carlo a souci des conditions mêmes de l'architecture et des domaines que celle-ci doit aborder pour exister pleinement comme architecture : c'est ainsi qu'il se penche aussi bien sur l'université où elle s'enseigne, les débats qui agitent cette dernière dès avant 68, l'administration et les plans que son déploiement urbanistique suppose, les formes et les territoires où elle s'inscrit et qu'elle réinvente, que sur le public auquel elle s'adresse, moyennant l'idée de la "participation" , trop souvent mal comprise, retrouvant ainsi sa dimension d'habitation et de négociation avec l'espace réel où vivre et trouver des raisons de vivre.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER29,00 € -

Architecture & dignité
Basbous KarimLe prestige de l'architecture se mesure à l'aune d'une notion qui, à la différence du beau, de l'utile ou de la construction, est restée dans l'ombre des traités. C'est dans le berceau de l'architecture occidentale, à l'époque où l'art de bâtir était avant tout une offrande, que la dignité se fait jour, avec la colonnade sous fronton, visage du temple hellénique. La force de cette figure du portique laissera une marque si profonde dans les esprits que la production architecturale s'en inspirera au cours des siècles pour entretenir l'image de la dignité, au bénéfice du prince, de l'évêque ou de la collectivité. Percer le secret de cette longévité et de cette universalité conduit à retracer la généalogie des multiples motivations derrière l'acte d'édifier. La dignité, qui a survécu à son premier visage, dont les maîtres modernes ont renouvelé l'expression, est ce au nom de quoi les pouvoirs ont occupé la scène et décoré la ville, mais aussi ce dont le projet architectural s'est nourri pour noyauter les savoirs constructifs, ennoblir la fonction pratique des murs et vaincre la disparité des lignes du plan, de la coupe et de l'élévation par la volonté d'un tout ordonnateur. Elle peut mobiliser un plan souverain, à l'image du naos détaché et autonome, comme l'illustrent la Nouvelle galerie nationale de Berlin de Mies van der Rohe ou la bibliothèque Exeter de Kahn, ou une certaine manière de défier la gravité, que l'on peut observer aussi bien dans les palais des communes italiennes du Duecento que dans la modernité brésilienne - comme la Faculté d'architecture de Sao Paolo d'Artigas -, ou encore l'art de soulever, dont certains projets corbuséens - notamment la Cité radieuse - sont l'éclatante manifestation. Des premières cités occidentales à la ville postmoderne, cette notion éclaire d'un jour neuf les fonctions sociales du beau, mais aussi des notions majeures telles que l'utilité, la gravité, l'échelle, la structure, l'ordre ou le décor. La dignité permet également d'interroger sous un angle inédit les conditions de l'invention, la quête de sens depuis le siècle dernier, la place des modèles dans l'imaginaire des architectes, notre rapport au luxe et à la grandeur et notre attachement aux places dont les bâtiments ont la garde.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER29,00 € -

L'air se rafraîchit. Journal de guerre italien 1939-1940
Origo Iris ; Dupont Pierre ; Hughes-Hallett Lucy ;Guerre dans le Val d'Orcia, livre issu du journal que tient Iris Origo en 1943-1944 (Ed. Conférence, 2011), relatait un épisode dramatique de la bataille de Florence. Iris Origo avait accueilli dans sa propriété de La Foce des enfants, réfugiés des villes du nord prises sous les bombardements ? ; mais les Allemands étaient aux portes, étaient dans la propriété même, et il lui fallait conduire les enfants en lieu sûr, alors que la bataille faisait rage. Action discrète et courageuse, qui caractérise toute la vie de l'auteur. C'est cette même dignité et cette même discrétion que l'on retrouve dans le journal antérieur, L'Air se rafraîchit ? ; il embrasse les mois qui vont de mars 1939 à juillet 1940. Rien ici qui soit attention à soi-même ou rumination autocentrée ? : qu'il s'agisse de la vie à La Foce, des conversations avec les paysans de ce sud de la Toscane, des déplacements à Rome dans le milieu diplomatique, de la perception inquiète de l'imminence de la guerre, de l'analyse de la situation italienne ou du portrait de quelques-uns des hiérarques du gouvernement fasciste, les pages d'Iris Origo nous offrent, avec une rare élégance et une précision de regard acérée, un document de premier ordre sur la vie italienne de cette période troublée.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER19,00 € -

Le peintre et son pays. Peintures, dessins, gravures & monotypes
Gabioud Pierre-Yves ; Clément Arnaud ; Tâche PierrLa peinture de Pierre-Yves Gabioud est une recherche poétique de l'accord entre le coeur et la nature. L'artiste, sensible aux beautés des paysages montagneux comme à celles des choses simples, met son art au service de leur révélation. Ses dessins suivent avec l'élégance des paysages chinois le profil d'un sommet, ses gravures saisissent la forme bigarrée des chalets, ses huiles font généreusement refléter la lumière qui frappe la surface noire des peaux de cerises. Ce choix lucide en faveur de la figuration est fondé sur la conviction que l'art a son lieu véritable dans la rencontre de l'intériorité de l'artiste et de l'altérité du monde. Pierre-Yves Gabioud, dans des fusains ou des monotypes, des aquarelles ou des peintures à l'huile, façonne d'oeuvre en oeuvre le lexique pictural où cet accord s'accomplit, un lexique fait de douceur, de profondeur, de fantaisie aussi. Le peintre et son pays reproduit plus d'une centaine d'oeuvres de l'artiste ? : celles-ci s'accompagnent d'un entretien qui vise à en faire connaître l'esprit, ainsi que de deux textes qui reviennent sur l'esthétique et la poétique si singulières et saisissantes de l'art de Pierre-Yves Gabioud.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER20,00 €
