Le langage moderne de l'architecture. Pour une approche anticlassique
Zevi Bruno ; Bels Marie
PARENTHESES
12,00 €
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EAN :9782863646717
Dans les années 1970, Bruno Zevi, architecte, historien et critique d'art italien, établit un étrange constat : bien peu d'architectes savent "parler" et "lire" l'architecture. Un seul langage architectonique prédomine : celui du classicisme ; un seul système a tout figé : celui des Beaux-Arts. Il n'y a que l'architecture moderne, avec son langage alternatif autonome, qui peut venir faire exception à la règle académique. Et il y a selon lui urgence car "une fois que le Mouvement moderne sera épuisé, nous n'arriverons plus à lire les images de tous les architectes qui ont parlé une autre langue que celle du classicisme : les bâtisseurs du paléolithique, les maîtres de l'Antiquité tardive et du Moyen Age, les maniéristes et Michel-Ange, Borromini, les protagonistes de Arts and Crafts et de l'Art nouveau, Wright, Loos, Le Corbusier, Gropius, Mies, Aalto, Scharoun..." A travers ce livre, composé d'une série de conversations qui se tinrent lors de séminaires d'architectes et d'urbanistes à Rome, Bruno Zevi identifie "sept invariants", autant de témoignages contre l'idolâtrie classique, autant de clefs pour comprendre les messages contemporains. Tous sont liés par une idée commune : il faut faire table rase, désacraliser, se dépouiller des tabous culturels, se libérer des ordres ? véritables dogmes sclérosants ?, des inerties et des poids morts accumulés par des siècles de classicisme. Hautement subversif, véritable pamphlet pour une révolution architecturale, ce texte n'en est pas moins un texte merveilleux d'intelligence et de drôlerie.
Nombre de pages
107
Date de parution
18/02/2016
Poids
194g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782863646717
Titre
Le langage moderne de l'architecture. Pour une approche anticlassique
Auteur
Zevi Bruno ; Bels Marie
Editeur
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150
Poids
194
Date de parution
20160218
Nombre de pages
107,00 €
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Excellent manuel d´initiation à l´architecture: l´occupation de l´espace, les volumes, les équilibres, les contrastes, les interprétations, les styles..
Véritable pendant du célèbre Apprendre à voir l'architecture, ici pour la compréhension de l'urbanisme, Apprendre à voir la ville permet de cerner tous les ingrédients de la production urbaine à travers l'exemple de la première ville moderne d'Europe: Ferrare, restructurée par Biagio Rossetti au XVIe siècle. "Si Rossetti est le premier urbaniste moderne d'Europe, c'est aussi parce qu'il incarne une nouvelle figure professionnelle, plus proche de celle de l'architecte contemporain conditionné par le team-work, que de celle de l'artiste traditionnel prêt à renoncer à une vaste production pour dessiner et modeler tous les ornements de chacune de ses ?uvres". Il ne s'agit pas seulement d'observer la spécificité de l'opération urbanistique à partir du noyau médiéval. "Voir la ville" implique d'observer l'ensemble du processus de planification au coeur des structures urbaines comme une oeuvre d'art, avec l'émergence d'éléments architectoniques telles que la place et la rue, dans une sorte de poétique de l'angle et de l'inachevé.
En poésie, les dialectes sont parfois le support de l'inspiration : Pasolini, entre autres, écrivait ses poèmes en dialecte frioulan. Pourquoi n'en est-il pas de même en architecture ? Pourquoi ne pas utiliser des dialectes urbains ? des jargons architecturaux ? des patois spatiaux ? Telles furent les idées qui guidèrent l'auteur lors de la construction des quartiers neufs de Matera dans l'Italie méridionale.
Dans cette réflexion sur l'architecture et la mémoire depuis la Shoah, Adachiara Zevi nous propose une histoire des monuments "par défaut ". La mémoire du pire, observe-t-elle, peut difficilement s'accommoder des qualités généralement attribuées à la monumentalité - unicité, statisme, hiératisme -, en un mot de l'impassibilité. Toute la question est alors de savoir quelle architecture, quel art inventer devant un tel défi. Adachiara Zevi montre que la mémoire, c'est l'architecture : la "monumentalité" doit se mettre à l'épreuve de ce qu'elle commémore, et ouvrir l'espace éthique de l'introspection et du souvenir. Il faut permettre à la mémoire de répondre à deux impératifs essentiels : n'être pas inerte et comme à distance de nous, et, par suite, respecter et interroger le passé pour y puiser la forme du présent. L'auteur décrit et analyse comment cette mémoire s'est incarnée depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. L'ouvrage, richement illustré, conduit le lecteur dans les mémoriaux du monde entier - de Rome à Jérusalem, de Washington à Paris, de Berlin à Turin ou à Milan, et jusque sur les Stolpersteine, ces "pierres d'achoppement" enfoncées dans le sol devant les derniers domiciles des victimes du nazisme. Cette histoire de l'architecture contemporaine en lien avec l'après-Shoah éclaire d'un jour inédit les différentes étapes de ce que Raul Hilberg, le grand historien de la destruction des Juifs d'Europe, appelait "la politique de la mémoire". Il propose ainsi une remarquable interprétation de tendances majeures de l'art contemporain.
Patrick Bouchain est un architecte, urbaniste, maître d'oeuvre et scénographe français. C'est un pionnier du réaménagement de lieux industriels en espaces culturels (le Lieu unique à Nantes, la Condition publique à Roubaix, Le Channel à Calais...). Partisan d'une méthode collaborative avec les habitants, permettant de définir une stratégie collective pour aborder les questions urbaines, son action est guidée par sa liberté, son goût de l'expérimentation, son appétence pour les territoires et les sites. Son travail vise à promouvoir le " possible ignoré ", sortir des standards pour que le temporaire débloque des situations figées, en jonglant, si nécessaire, avec la législation. Et toujours conserver une forme d'inachèvement qui accueille l'imprévu.
Comment comprendre le paysage ? Dépassant l'idée d'un spectacle inerte ou d'un simple "objet", cette série d'études déploie au contraire celle d'un milieu dynamique : le paysage doit être considéré comme une "relation". A partir de la marche, de la danse, du mouvement en général, en dialogue avec le théoricien John Brinckerhoff Jackson, la danseuse Anna Halprin et l'architecte Lawrence Halprin, le collectif Stalker, les artistes Carl Andre, George Trakas ou Mattias Poisson, c'est l'expérience même du paysage qui est appréhendée et explorée ici. Une expérience qui s'enrichit des figures particulières de désorientation que l'art donne l'occasion de mieux révéler. Des formes de représentation comme la carte et la riche production créative qui l'accompagne, ou la photographie aérienne qui bouscule les échelles et la perception des territoires, offrent une manière différente de regarder. Dès lors, le déplacement horizontal se double implicitement d'une vision verticale ? une autre façon de traverser le paysage. Une même conviction parcourt ces écrits : pour comprendre et transformer nos paysages, pour y vivre et pour les aimer, il nous faut mobiliser un goût esthétique et un imaginaire productif, donnant à l'art, à la philosophie, à l'anthropologie un rôle essentiel.
Le 15 avril 2019, le spectacle de l'incendie de Notre-Dame de Paris émeut le monde entier. L'heure est aujourd'hui aux projets de reconstruction de son extraordinaire charpente et de sa flèche, entièrement détruites. Chef-d'oeuvre médiéval, la cathédrale n'en est pas à sa première réfection. Au début du XIXe, après deux siècles de dégradation continue, Notre-Dame voit son sort basculer. Viollet-le-Duc est alors chargé de sa restauration. Publié en 1856, la Description de Notre-Dame constitue un guide des différentes parties de la cathédrale et de l'ensemble de son appareil sculptural, tant extérieur qu'intérieur. C'est un vocabulaire précis et détaillé, enrichi, pour en faciliter la lecture et la compréhension, de dessins et de gravures de la main de l'architecte.
Longtemps vu comme un artiste de prestige, appelé par la vocation et protégé par le "Prince", l'architecte est aujourd'hui amené à évoluer dans un contexte fortement dominé par le néolibéralisme mondialisé. Au cours des dernières décennies, la créativité personnelle, le travail immodéré, le "colloque singulier" avec la clientèle qui caractérisaient sa pratique ont progressivement cédé le pas à une logique comptable calquée sur les méthodes de l'entreprise. En matière de construction, privée comme publique, la priorité est désormais à la rationalisation des processus de production, aux démarches qualité, au New Public Management, et au recours aux contrats globaux (partenariats public-privé et contrats de conception-réalisation) qui sécurisent les commanditaires. Si quelques figures charismatiques de l'architecture font durer l'illusion, la profession, viscéralement attachée à son statut d'acteur culturel, traverse une véritable crise d'identité. Comment ne pas "perdre son âme" dans cette nouvelle donne ? A quels outils, compétences, stratégies recourir pour s'adapter ? Et, in fine, la voie néolibérale est-elle la seule possible ?