L'architecture est trop sérieuse pour être laissée aux architectes
De Carlo Giancarlo ; Carraud Christophe
CONFERENCE
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EAN :9791097497392
L'ouvrage reprend, dans l'ordre chronologique de leur parution, de 1959 à 1993, des textes majeurs de Giancarlo De Carlo (1919-2005), qui n'ont jamais fait l'objet d'une traduction française ? ; il voudrait ainsi faire mesurer l'ampleur de cette oeuvre et son importance pour qui se soucie de l'espace où il vit Le lecteur est ainsi invité à suivre le parcours et le développement d'une pensée qui commence par prendre ses distances avec l'emprise du Mouvement Moderne et s'achève par une "? méditation pédagogique ? " d'une exceptionnelle qualité sur la tâche de l'architecte aux prises avec toutes les dimensions du lieu, par lesquelles jamais la ville ne devrait perdre de vue la qualité du territoire où elle s'insère. La réflexion sur l'architecture, proposée par un esprit soucieux de précision et essentiellement tourné vers la transmission la plus claire possible au public, aux étudiants, à tous ceux qui ont le goût du lieu où vivre, est si peu séparée de celle sur le contexte physique, géographique, historique, qu'elle prend tout ensemble tournure esthétique et politique ? : Giancarlo De Carlo a souci des conditions mêmes de l'architecture et des domaines que celle-ci doit aborder pour exister pleinement comme architecture : c'est ainsi qu'il se penche aussi bien sur l'université où elle s'enseigne, les débats qui agitent cette dernière dès avant 68, l'administration et les plans que son déploiement urbanistique suppose, les formes et les territoires où elle s'inscrit et qu'elle réinvente, que sur le public auquel elle s'adresse, moyennant l'idée de la "participation" , trop souvent mal comprise, retrouvant ainsi sa dimension d'habitation et de négociation avec l'espace réel où vivre et trouver des raisons de vivre.
Nombre de pages
384
Date de parution
08/04/2022
Poids
820g
Largeur
171mm
Plus d'informations
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EAN
9791097497392
Titre
L'architecture est trop sérieuse pour être laissée aux architectes
Auteur
De Carlo Giancarlo ; Carraud Christophe
Editeur
CONFERENCE
Largeur
171
Poids
820
Date de parution
20220408
Nombre de pages
384,00 €
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Borruey René ; De Carlo Giancarlo ; Desgrandchamps
Depuis plus d'une décennie, la tendance dominante du débat architectural valorise dans les ?uvres nouvelles que ce qu'elles peuvent " exprimer " d'exceptionnel et de génie personnel. En invitant à ranimer le mot modestie au regard de l'architecture, les auteurs n'entendent pas en appeler à la retenue des élans ni à la fondation morale d'un " mouvement modeste " rédempteur des architectes inaperçus. Ils veulent explorer ce paradoxe épineux qu'induit ce rapprochement qui fait immédiatement réagir les architectes avec passion, véhémence, outrance parfois. Car, derrière cette réflexion se tient quelque chose qui manque gravement au débat actuel, quelque chose qui regarde le métier plus que la signature, qui pose la question de l'attitude, du " savoir se situer " de l'architecte. C'est moins un pavé qu'un appeau qui est ainsi lancé dans la mare, lequel, s'il n'est mis trop vite en pièces, attirera sûrement quelques oiseaux...
Carlo Giancarlo de ; Beneuga Franco ; Rocchi-Pullb
Né à Gênes en 1919, l'auteur est un des architectes italiens les plus connus et appréciés dans le monde, notamment pour la finesse de l'insertion de ses réalisations moderne dans des centres ancien comme ceux d'Urbino, Pavie, Catane et Venise. Témoin attentif et critique du Mouvement moderne en architecture, il est resté fidèle à son esprit mais en étudiant toujours préalablement et minutieusement le contexte social et géographique dans lequel il intervient et en y adaptant ses projets, ce qui l'en a fait bannir par les "gardiens du temple". Rigoureux et ouvert comme peuvent l'être ceux qui approchent de la pensée anarchiste, il est l'auteur d'innombrables essai et articles. Il livre ici sa réflexion sur le métis d'architecte, indissociable selon lui, de son engagement social.
Samouraï n'est pas un mafieux comme les autres. Sans passions et sans vices, ce monstre froid n'a qu'une obsession : bétonner le littoral romain pour son plus grand profit. Pas facile avec tous ces Napolitains, Gitans et Calabrais qui s'entre-tuent. D'autant que le carabinier Malatesta a compris ce qui se trame derrière ce foutoir de politiciens corrompus, d'évêques défroqués et de journalistes véreux? Carlo Bonini est journaliste d'investigation à La Repubblica, et grand connaisseur des dessous politiques et policiers italiens. Giancarlo De Cataldo, juge au tribunal de Rome, est notamment l'auteur de Romanzo Criminale, La Saison des massacres et Je suis le Libanais. "De Cataldo et Bonini excellent dans les dialogues, brossent des portraits denses et formidablement vivants. Et démythifient la mafia." Télérama Traduit de l'italien par Serge Quadruppani
A Rome, l'annonce d'un nouveau Jubilé attirant des millions de pèlerins relance les travaux publics et aiguise les appétits. Au Capitole, les constructeurs manigancent dans les coulisses pour sauver leurs intérêts et leur violence dépasse celle des truands. Coincé entre des politiciens honnêtes et des mafieux turbulents, Sebastiano, représentant du chef des mafias de Rome emprisonné, déclenche une opération d'obstruction apocalyptique. Bientôt toute la ville brûle !
Le prestige de l'architecture se mesure à l'aune d'une notion qui, à la différence du beau, de l'utile ou de la construction, est restée dans l'ombre des traités. C'est dans le berceau de l'architecture occidentale, à l'époque où l'art de bâtir était avant tout une offrande, que la dignité se fait jour, avec la colonnade sous fronton, visage du temple hellénique. La force de cette figure du portique laissera une marque si profonde dans les esprits que la production architecturale s'en inspirera au cours des siècles pour entretenir l'image de la dignité, au bénéfice du prince, de l'évêque ou de la collectivité. Percer le secret de cette longévité et de cette universalité conduit à retracer la généalogie des multiples motivations derrière l'acte d'édifier. La dignité, qui a survécu à son premier visage, dont les maîtres modernes ont renouvelé l'expression, est ce au nom de quoi les pouvoirs ont occupé la scène et décoré la ville, mais aussi ce dont le projet architectural s'est nourri pour noyauter les savoirs constructifs, ennoblir la fonction pratique des murs et vaincre la disparité des lignes du plan, de la coupe et de l'élévation par la volonté d'un tout ordonnateur. Elle peut mobiliser un plan souverain, à l'image du naos détaché et autonome, comme l'illustrent la Nouvelle galerie nationale de Berlin de Mies van der Rohe ou la bibliothèque Exeter de Kahn, ou une certaine manière de défier la gravité, que l'on peut observer aussi bien dans les palais des communes italiennes du Duecento que dans la modernité brésilienne - comme la Faculté d'architecture de Sao Paolo d'Artigas -, ou encore l'art de soulever, dont certains projets corbuséens - notamment la Cité radieuse - sont l'éclatante manifestation. Des premières cités occidentales à la ville postmoderne, cette notion éclaire d'un jour neuf les fonctions sociales du beau, mais aussi des notions majeures telles que l'utilité, la gravité, l'échelle, la structure, l'ordre ou le décor. La dignité permet également d'interroger sous un angle inédit les conditions de l'invention, la quête de sens depuis le siècle dernier, la place des modèles dans l'imaginaire des architectes, notre rapport au luxe et à la grandeur et notre attachement aux places dont les bâtiments ont la garde.
Origo Iris ; Dupont Pierre ; Hughes-Hallett Lucy ;
Guerre dans le Val d'Orcia, livre issu du journal que tient Iris Origo en 1943-1944 (Ed. Conférence, 2011), relatait un épisode dramatique de la bataille de Florence. Iris Origo avait accueilli dans sa propriété de La Foce des enfants, réfugiés des villes du nord prises sous les bombardements ? ; mais les Allemands étaient aux portes, étaient dans la propriété même, et il lui fallait conduire les enfants en lieu sûr, alors que la bataille faisait rage. Action discrète et courageuse, qui caractérise toute la vie de l'auteur. C'est cette même dignité et cette même discrétion que l'on retrouve dans le journal antérieur, L'Air se rafraîchit ? ; il embrasse les mois qui vont de mars 1939 à juillet 1940. Rien ici qui soit attention à soi-même ou rumination autocentrée ? : qu'il s'agisse de la vie à La Foce, des conversations avec les paysans de ce sud de la Toscane, des déplacements à Rome dans le milieu diplomatique, de la perception inquiète de l'imminence de la guerre, de l'analyse de la situation italienne ou du portrait de quelques-uns des hiérarques du gouvernement fasciste, les pages d'Iris Origo nous offrent, avec une rare élégance et une précision de regard acérée, un document de premier ordre sur la vie italienne de cette période troublée.
La peinture de Pierre-Yves Gabioud est une recherche poétique de l'accord entre le coeur et la nature. L'artiste, sensible aux beautés des paysages montagneux comme à celles des choses simples, met son art au service de leur révélation. Ses dessins suivent avec l'élégance des paysages chinois le profil d'un sommet, ses gravures saisissent la forme bigarrée des chalets, ses huiles font généreusement refléter la lumière qui frappe la surface noire des peaux de cerises. Ce choix lucide en faveur de la figuration est fondé sur la conviction que l'art a son lieu véritable dans la rencontre de l'intériorité de l'artiste et de l'altérité du monde. Pierre-Yves Gabioud, dans des fusains ou des monotypes, des aquarelles ou des peintures à l'huile, façonne d'oeuvre en oeuvre le lexique pictural où cet accord s'accomplit, un lexique fait de douceur, de profondeur, de fantaisie aussi. Le peintre et son pays reproduit plus d'une centaine d'oeuvres de l'artiste ? : celles-ci s'accompagnent d'un entretien qui vise à en faire connaître l'esprit, ainsi que de deux textes qui reviennent sur l'esthétique et la poétique si singulières et saisissantes de l'art de Pierre-Yves Gabioud.
L'Ecole du Petit Ane est le livre de dévotion de l'âme démunie, qui connaît sa fragilité et fait sourdre son murmure en des prières-poèmes d'une extraordinaire et profonde simplicité. Le petit volume que nous présentons voudrait, par son format et sa facture, renouer avec la pratique de ces objets qu'on porte avec soi, ou qu'on laisse tout près de soi, parce que c'est d'abord au coeur qu'ils s'adressent. La revue Conférence, dans son numéro 33, paru il y a déjà plus de dix ans, avait reproduit des dessins de l'auteur, aussi simples et touchants que ses poèmes ? : des dessins de fleurs dans un vase, des fleurs qui se fanent de jour en jour, s'effacent jusqu'à l'humilité, consentent à disparaître. Ces poèmes leur répondent.