L'air se rafraîchit. Journal de guerre italien 1939-1940
Origo Iris ; Dupont Pierre ; Hughes-Hallett Lucy ;
CONFERENCE
19,00 €
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EAN :9791097497422
Guerre dans le Val d'Orcia, livre issu du journal que tient Iris Origo en 1943-1944 (Ed. Conférence, 2011), relatait un épisode dramatique de la bataille de Florence. Iris Origo avait accueilli dans sa propriété de La Foce des enfants, réfugiés des villes du nord prises sous les bombardements ? ; mais les Allemands étaient aux portes, étaient dans la propriété même, et il lui fallait conduire les enfants en lieu sûr, alors que la bataille faisait rage. Action discrète et courageuse, qui caractérise toute la vie de l'auteur. C'est cette même dignité et cette même discrétion que l'on retrouve dans le journal antérieur, L'Air se rafraîchit ? ; il embrasse les mois qui vont de mars 1939 à juillet 1940. Rien ici qui soit attention à soi-même ou rumination autocentrée ? : qu'il s'agisse de la vie à La Foce, des conversations avec les paysans de ce sud de la Toscane, des déplacements à Rome dans le milieu diplomatique, de la perception inquiète de l'imminence de la guerre, de l'analyse de la situation italienne ou du portrait de quelques-uns des hiérarques du gouvernement fasciste, les pages d'Iris Origo nous offrent, avec une rare élégance et une précision de regard acérée, un document de premier ordre sur la vie italienne de cette période troublée.
Nombre de pages
192
Date de parution
13/05/2022
Poids
228g
Largeur
133mm
Plus d'informations
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EAN
9791097497422
Titre
L'air se rafraîchit. Journal de guerre italien 1939-1940
Auteur
Origo Iris ; Dupont Pierre ; Hughes-Hallett Lucy ;
Editeur
CONFERENCE
Largeur
133
Poids
228
Date de parution
20220513
Nombre de pages
192,00 €
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Origo Iris ; Dupont Pierre ; Calamandrei Piero ; M
Guerre dans le Val d'Orcia, journal que tient Iris Origo en 1943-1944, relate un épisode dramatique de la bataille de Florence. Iris Origo avait recueilli dans son domaine de La Foce en Toscane des enfants réfugiés des villes du nord prises sous les bombardements; mais les Allemands sont aux portes, sont dans la propriété même, et il lui faut conduire les enfants en lieu sûr, alors que la bataille fait rage. Cet épisode, point culminant du livre, s'accompagne de toutes les observations qu'Iris Origo fait de l'Italie jour après jour. Elles permettront au lecteur de s'instruire des drames trop peu connus en France qui se sont joués au moment de la chute de Mussolini, et de mesurer la confusion générale qui s'empare alors de l'Italie. Le quotidien saisi sur le vif offre, dans sa fraîcheur, un contraste saisissant avec la gravité des événements. Au coeur de la tragédie, une leçon heureuse d'humanité et de dignité discrète.
L'ouvrage reprend, dans l'ordre chronologique de leur parution, de 1959 à 1993, des textes majeurs de Giancarlo De Carlo (1919-2005), qui n'ont jamais fait l'objet d'une traduction française ? ; il voudrait ainsi faire mesurer l'ampleur de cette oeuvre et son importance pour qui se soucie de l'espace où il vit Le lecteur est ainsi invité à suivre le parcours et le développement d'une pensée qui commence par prendre ses distances avec l'emprise du Mouvement Moderne et s'achève par une "? méditation pédagogique ? " d'une exceptionnelle qualité sur la tâche de l'architecte aux prises avec toutes les dimensions du lieu, par lesquelles jamais la ville ne devrait perdre de vue la qualité du territoire où elle s'insère. La réflexion sur l'architecture, proposée par un esprit soucieux de précision et essentiellement tourné vers la transmission la plus claire possible au public, aux étudiants, à tous ceux qui ont le goût du lieu où vivre, est si peu séparée de celle sur le contexte physique, géographique, historique, qu'elle prend tout ensemble tournure esthétique et politique ? : Giancarlo De Carlo a souci des conditions mêmes de l'architecture et des domaines que celle-ci doit aborder pour exister pleinement comme architecture : c'est ainsi qu'il se penche aussi bien sur l'université où elle s'enseigne, les débats qui agitent cette dernière dès avant 68, l'administration et les plans que son déploiement urbanistique suppose, les formes et les territoires où elle s'inscrit et qu'elle réinvente, que sur le public auquel elle s'adresse, moyennant l'idée de la "participation" , trop souvent mal comprise, retrouvant ainsi sa dimension d'habitation et de négociation avec l'espace réel où vivre et trouver des raisons de vivre.
Le prestige de l'architecture se mesure à l'aune d'une notion qui, à la différence du beau, de l'utile ou de la construction, est restée dans l'ombre des traités. C'est dans le berceau de l'architecture occidentale, à l'époque où l'art de bâtir était avant tout une offrande, que la dignité se fait jour, avec la colonnade sous fronton, visage du temple hellénique. La force de cette figure du portique laissera une marque si profonde dans les esprits que la production architecturale s'en inspirera au cours des siècles pour entretenir l'image de la dignité, au bénéfice du prince, de l'évêque ou de la collectivité. Percer le secret de cette longévité et de cette universalité conduit à retracer la généalogie des multiples motivations derrière l'acte d'édifier. La dignité, qui a survécu à son premier visage, dont les maîtres modernes ont renouvelé l'expression, est ce au nom de quoi les pouvoirs ont occupé la scène et décoré la ville, mais aussi ce dont le projet architectural s'est nourri pour noyauter les savoirs constructifs, ennoblir la fonction pratique des murs et vaincre la disparité des lignes du plan, de la coupe et de l'élévation par la volonté d'un tout ordonnateur. Elle peut mobiliser un plan souverain, à l'image du naos détaché et autonome, comme l'illustrent la Nouvelle galerie nationale de Berlin de Mies van der Rohe ou la bibliothèque Exeter de Kahn, ou une certaine manière de défier la gravité, que l'on peut observer aussi bien dans les palais des communes italiennes du Duecento que dans la modernité brésilienne - comme la Faculté d'architecture de Sao Paolo d'Artigas -, ou encore l'art de soulever, dont certains projets corbuséens - notamment la Cité radieuse - sont l'éclatante manifestation. Des premières cités occidentales à la ville postmoderne, cette notion éclaire d'un jour neuf les fonctions sociales du beau, mais aussi des notions majeures telles que l'utilité, la gravité, l'échelle, la structure, l'ordre ou le décor. La dignité permet également d'interroger sous un angle inédit les conditions de l'invention, la quête de sens depuis le siècle dernier, la place des modèles dans l'imaginaire des architectes, notre rapport au luxe et à la grandeur et notre attachement aux places dont les bâtiments ont la garde.
La peinture de Pierre-Yves Gabioud est une recherche poétique de l'accord entre le coeur et la nature. L'artiste, sensible aux beautés des paysages montagneux comme à celles des choses simples, met son art au service de leur révélation. Ses dessins suivent avec l'élégance des paysages chinois le profil d'un sommet, ses gravures saisissent la forme bigarrée des chalets, ses huiles font généreusement refléter la lumière qui frappe la surface noire des peaux de cerises. Ce choix lucide en faveur de la figuration est fondé sur la conviction que l'art a son lieu véritable dans la rencontre de l'intériorité de l'artiste et de l'altérité du monde. Pierre-Yves Gabioud, dans des fusains ou des monotypes, des aquarelles ou des peintures à l'huile, façonne d'oeuvre en oeuvre le lexique pictural où cet accord s'accomplit, un lexique fait de douceur, de profondeur, de fantaisie aussi. Le peintre et son pays reproduit plus d'une centaine d'oeuvres de l'artiste ? : celles-ci s'accompagnent d'un entretien qui vise à en faire connaître l'esprit, ainsi que de deux textes qui reviennent sur l'esthétique et la poétique si singulières et saisissantes de l'art de Pierre-Yves Gabioud.
L'Ecole du Petit Ane est le livre de dévotion de l'âme démunie, qui connaît sa fragilité et fait sourdre son murmure en des prières-poèmes d'une extraordinaire et profonde simplicité. Le petit volume que nous présentons voudrait, par son format et sa facture, renouer avec la pratique de ces objets qu'on porte avec soi, ou qu'on laisse tout près de soi, parce que c'est d'abord au coeur qu'ils s'adressent. La revue Conférence, dans son numéro 33, paru il y a déjà plus de dix ans, avait reproduit des dessins de l'auteur, aussi simples et touchants que ses poèmes ? : des dessins de fleurs dans un vase, des fleurs qui se fanent de jour en jour, s'effacent jusqu'à l'humilité, consentent à disparaître. Ces poèmes leur répondent.