Mais, Madame, quand on est née pour les aventures, on a beau faire, l'influence est toujours la plus forte ; et lorsqu'on y songe le moins, il arrive des choses qui donnent un tour de roman aux affaires les plus simples et les plus communes. " Sur ce principe se fondent les Mémoires de la vie de Henriette-Sylvie de Molière, autobiographie fictive d'une héroïne hors du commun : de naissance mystérieuse, elle est jetée dans des tribulations qui vont de coups du sort en coups de théâtre, menant le lecteur d'étonnement en surprise. Ses aventures sont contées avec une liberté de ton qui n'a d'égale que l'aisance avec laquelle Henriette-Sylvie les traverse. Roman de femme sur une femme, il n'a d'autre prétention que de susciter le rire et l'émotion, ni d'autre dessein que de témoigner d'une liberté de m'urs que son sexe avait connue avec les grandes dames de la Fronde, et était en train de perdre sous l'absolutisme naissant de Louis XIV.
Nombre de pages
270
Date de parution
25/02/2003
Poids
346g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782843210549
Titre
Mémoires de la vie de Henriette-Sylvie de Molière
Auteur
Villedieu Marie-Catherine de
Editeur
DESJONQUERES
Largeur
140
Poids
346
Date de parution
20030225
Nombre de pages
270,00 €
Disponibilité
Epuisé
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On connaît et on admire les Lettres portugaises, modèle fondateur d'un roman épistolaire tourné vers l'analyse de la passion et les déchirements du coeur. Mais sait-on qu'au même moment, dans la France du Grand Siècle, la fiction épistolaire était explorée dans d'autres directions, moins pathétiques mais plus réjouissantes ? Ce sont deux exemples de ces expérimentations que propose cette édition. On découvre ainsi comment Mme de Villedieu, dans Le Portefeuille (1674), a poussé la logique de la correspondance galante jusqu'à son terme libertin ; on constate avec La Valise ouverte (1680) de Préchac que le hasard peut devenir romancier. C'est en effet à l'abri de la fable du " roman trouvé " par un auteur qui n'en serait que l'éditeur que peuvent se déployer les audaces de telles fictions.
« Voyage au C'ur de Soa » nous emmène dans les profondeurs de notre monde intérieur et nous plonge dans une atmosphère mystique et intime. Un voyage méditatif au C'ur de Soi ou nous traversons différents Univers aux multiples dimensions? Une voix pure et envoutante, venue d'autres mondes, à la fois cristalline et puissante, seule ou accompagnée par des instruments subtils tel que : bols de cristal, didjeridoo, bols tibétains, tambour chamanique, carillon thérapeutique, bâton de pluie?. En bonus la Christ'Al gayatri, un des mantra les plus puissant ! Bien-être, relaxation, rééquilibrage énergétique et lâcher-prise garanti !
Créé le 24 avril 1665 par la troupe de Molière au Palais-Royal, Le Favori, troisième et dernière pièce de Marie-Catherine de Villedieu, fut représenté devant Louis XIV à Versailles dans la nuit du 13 au 14 juin. Imitée d'une comedia espagnole, cette tragi-comédie met en scène la soudaine disgrâce de Moncade, le favori du roi de Barcelone. Lassé des coquettes façonnières et des flatteurs importuns qui troublent sa solitude, il s'abandonne à la mélancolie et accuse la faveur royale de le priver de toute amitié sincère, de tout amour véritable. Seul un revers de fortune lui permettrait de distinguer les amis sincères des caméléons de cour attirés par l'éclat de sa gloire. Le roi ordonne donc qu'il soit arrêté et emprisonné. Feinte disgrâce ou vrai coup d'Etat ? Au moment où s'achève le procès de Nicolas Fouquet, Mme de Villedieu soustrait à la représentation la prise de décision royale et plonge le spectateur dans la perplexité. Réponse au Cinna de Corneille, Le Favori interroge ainsi les fondements, les finalités et les limites de l'absolutisme.
Villedieu Marie-Catherine de ; Keller-Rahbé Edwige
Loin d'être le plagiat insipide des Guerres civiles qu'ont pu présenter certains commentateurs, Les Galanteries grenadines (1672-1673) se veulent au contraire une réécriture enjouée et railleuse du chef-d'?uvre de Pérez de Hita. Jalon atypique de la veine hispano-mauresque, alors en vogue au XVIIe siècle, ce petit roman inachevé propose aux " jeunes gens " et, surtout aux " Dames ", un questionnement sur l'esthétique galante au moyen d'un divertissement non dénué de " satires ingénieuses ". Aux lecteurs " intelligents ", Mme de Villedieu promet en plus le piquant de l'énigme : recélant une clé, Les Galanteries grenadines invitent donc aussi à l'enquête policière.
La découverte du rhum a suivi celle de l'Amérique. Dès le XVIe siècle, les Espagnols, les Portugais puis les Français et les Anglais découvrent la possibilité d'obtenir à partir du jus de canne une boisson fortement alcoolisée. D'abord réservé à l'usage des Nègres, des boucaniers et de tous les rustres qui écument le Nouveau Monde, le rhum va connaître un succès grandissant, surtout en Europe et en Amérique. L'évolution de la production reste très liée aux bouleversements coloniaux.
Tel un prisme réfractant sa pensée et sa production ultérieures, les ?uvres de jeunesse de madame de Staël présentent à la fois des essais théoriques et de brefs romans. Parmi les premiers, les lettres sur les ouvrages et le caractère de Jean-Jacques Rousseau révèlent ses opinions philosophiques. Admiratrice du penseur genevois, elle établit avec lui un dialogue critique d'un genre nouveau, soumettant une à une les ?uvres du romancier-philosophe, et au premier chef les confessions, à une analyse pénétrante. L'essai sur les fictions résume quant à lui ses conceptions esthétiques en matière littéraire : elle privilégie " la seule peinture des mouvements du c'ur ", à l'instar de Rousseau, Fielding et Richardson. Loin de s'en tenir à ses théories, la fille de Necker les applique : elle n'avait pas vingt ans qu'elle avait déjà écrit ses nouvelles. Les principales se déroulent dans le cadre pré-romantique de lointains exotiques. Partout, dans ces récits tragiques d'aventure, de passion et de sacrifice, les héroïnes tombent, innocentes victimes d'un monde d'hommes qu'elles surmontent cependant grâce à leur grandeur d'âme. Dans ces premières ?uvres, c'est tout l'art et la pensée de l'inspiratrice de romantisme français qui déjà se révèle.