La vie de Miyó Vestrini, née à Nîmes en 1938, tôt immigrée au Venezuela et suicidée en 1991, est une révolution. Un mouvement qui s'ouvre, s'accomplit et se clôt dans la détonation, engageant le corps de la poétesse et toute son oeuvre que ce livre, une anthologie, tente de traverser en lui conservant son intonation particulière : brièveté, netteté, gravité. Contemporaine des avant-gardes artistiques vénézuéliennes, la poésie de Miyó Vestrini, sèche et destructrice, ironique et délicate, est à la mesure d'une existence, de ses appronfondissements (le féminisme, l'amour et les amitiés politiques) et de ses révoltes (l'esseulement, le suicide et les deuils). Grenade dans la bouche est la première traduction de Miyó Vestrini en français. Livre-vie parcourant trente ans d'écriture, il retrouve la prolixité et la variété des situations ou des scènes d'écriture de "la Sylvia Plath vénézuélienne" .
Nombre de pages
118
Date de parution
30/11/2023
Poids
156g
Largeur
132mm
Plus d'informations
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EAN
9782493333162
Titre
Grenade dans la bouche. Anthologie (1958-1991)
Auteur
Vestrini Miyo ; Briceno Zappacosta Clara
Editeur
EXTREME CONTEMP
Largeur
132
Poids
156
Date de parution
20231130
Nombre de pages
118,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ici se déroule une dépense sans fin, des plus agitées et des plus stupéfiantes, un travail de rêve manifeste, dont la dérive constituerait le centre. Rêve sans fin est un document magmatique, spasmodique, instable dans sa forme et régressivement incertain jusque dans son projet ou son origine. Pour l'essentiel constitué de notes accumulées en exil ? entre Barcelone et Paris en 1977 le temps d'un long été ?, puis transcrites et librement associées par ses amis Bruno Montané Krebs et Roberto Bolaño, ce livre est un livre par accident(s). Autoportrait du poète, méditation érotique, ironique et politique, excitation des mémoires et des sens, éclats lyriques désinhibés et « ballades-météo¬rites », Rêve sans fin matérialise la subversion radicale des ordres de la réalité, par en dessous. En même temps que s'y déjoue son programme s'y résout la trajectoire de l'avant-garde infra-réaliste fondée par Mario Santiago Papasquiaro : passage du collectif et de ses mots d'ordre à une écriture clandestine, diasporique, où la poésie déborde les formes établies du livre pour investir les marges, les supports précaires et la vraie vie absente.Mario Santiago Papasquiaro est né à Mexico en 1953. Il a pris part aux événements politiques et artistiques de son temps, comme agitateur, comme figure de l'infraréalisme et comme écrivain. Il aura laissé un nombre incalculable de traces écrites, intotalisables, dont certaines auront pris la forme de livres. Plus que nul autre il a cherché l'or du temps, l'accord impossible et nécessaire de la vie et de la poésie. Il disparait accidentellement à Mexico en 1998.
Impitoyable et bouleversant, le Livre centre-américain des morts est le poème de la migration et de sa malédiction politique au temps des mafias capitalistes. Nouvel acte de la Destruction des Indes de Las Casas, forme monstre ? tour à tour corrido, album photographique, nécropole ? empruntant aux traditions livresques et orales, anciennes et nouvelles, ce livre sans pareil chemine à travers l'exil, avec les migrant?es et les apatrides, « loin de Dieu et près, très près, des passeurs, policiers, agents d'immigration, narcos, intermédiaires, proxénètes... » Tombeau pour les Centre-Américain?es risquant la traversée du jour et de la nuit pour rejoindre un Nord fantomatique et assassin, endurant les peines, les crimes, la clandestinité et l'horreur politique, ce livre est aussi le chant de lutte, d'amour et d'hospitalité pour les femmes, hommes et enfants guatémaltèques, honduriens, mexicains, nicaraguayens, salvadoriens, centre-américains, dont les corps sont remis aux mains de La Bestia.Balam Rodrigo est né en 1974 à Villa Comaltitlán, au Chiapas, et a grandi auprès des migrant?es et de celles et ceux qui luttent à leurs côtés. Il a reçu le Prix de poésie Aguascalientes en 2018 pour le Livre centre-américain des morts.
La Commaison accueille et assemble trois ensembles : "La Vie subite" , "Poèmes et Tombeau pour Yves Bonnefoy" , "Poèmes 2019-2020" . Avec un texte inédit de l'auteur ( "Taciturnité" ) et une postface de Martin Rueff ( "Ce que fait la poésie" ), ce livre ouvre le catalogue de L'extrême contemporain, maison d'édition reprenant le nom de la collection fondée en 1988 par Michel Deguy. Le silence et la langue s'appartiennent. Ce ne sont pas deux choses mais une Chose. Le silence a besoin de la parole autant que l'inverse. Pour garder le silence, il faut avoir pu parler .