Thomas d'Aquin, poète théologien. Volume 2, La langue de l'ineffable, Essai sur le fondement théolog
Venard Olivier-Thomas ; Burrell David
AD SOLEM
53,85 €
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EAN :9782884820448
Après Littérature et théologie, une saison en enfer, premier tome de sa trilogie sur la poétique de la théologie, Olivier-Thomas Venard aborde dans ce volume la question de l'être du langage et de la place qui lui est faite dans le dire théorique, qu'il soit linguistique, philosophique ou théologique. Quelle est l'origine du langage ? Est-il révélé ? Est-ce le fruit d'une lente maturation humaine ? Comment les anges parlent-ils ? Peut-on penser sans paroles ? Les choses ont-elles un langage ? Reprenant la méthode dialogale du premier volume, l'auteur ne se tourne plus vers les poètes mais vers les philosophes et les théologiens pour élucider la question de l'origine du langage. Aux côtés de Thomas d'Aquin, exemple privilégié, Jacques Maritain, Etienne Gilson, Louis de Bonald, mais aussi Emile Benvéniste, Jacques Derrida ou Jean-Louis Chrétien sont quelques uns des interlocuteurs choisis en raison de leurs réflexions sur la langue théologique. Au terme de cette recherche, Olivier-Thomas Venard arrive à cette conclusion, qui prépare les développements proprement liturgiques et mystiques du troisième volume : le langage humain participe au Logos, à la Parole par excellence, en qui il prend sa source. Il en est comme une mystérieuse " pré-incarnation ", et quand l'homme en prend conscience, en découvrant l'Incarnation du Logos - Jésus-Christ - il réalise en même temps que la parole humaine n'est pas faite d'abord pour posséder, mais pour admirer. La connaissance s'épanouit alors spontanément en louange, la quête de la vérité de tout être et de Dieu devient doxologie.
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Nombre de pages
508
Date de parution
25/11/2004
Poids
650g
Largeur
145mm
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EAN
9782884820448
Titre
Thomas d'Aquin, poète théologien. Volume 2, La langue de l'ineffable, Essai sur le fondement théolog
Auteur
Venard Olivier-Thomas ; Burrell David
Editeur
AD SOLEM
Largeur
145
Poids
650
Date de parution
20041125
Nombre de pages
508,00 €
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Résumé : Depuis Platon et les Stoïciens, l'on sait que l'idéal est indicible. Faut-il pour autant désespérer de sa recherche et de son expression ? La réponse des poètes a toujours été celle du mystère, de la métaphore, qui leur permet de dire l'absolu sans le profaner et d'affirmer la présence du divin dans la création. " Elle est retrouvée ! - Quoi ? l'Eternité - C'est la mer mêlée - au soleil ". En entonnant "le chant raisonnable des anges" à la suite de Rimbaud, bien des poètes modernes et contemporains retrouvent des formules employées jadis par Thomas d'Aquin. Dans son usage lucide de la parole et du symbole, en effet, la démarche du grand théologien gothique ressemblait à celle des poètes modernes, qui n'acceptent plus qu'avec une "réserve extrême" les "nécessaires élans de leur esprit, de leurs voix" (Bonnefoy). L'un trouve le mystère dans le symbolisme de l'être, qui manifeste à la fois le reflet de Dieu et le caractère obscur de la lumière ; les autres tentent, en parlant, la traversée de l'espace sensible, pour rejoindre, en toute chose, l'eau sacrée de la présence. Premier volet d'une réflexion en trois volumes sur la parole et la beauté dans la théologie, ce livre veut rouvrir le dialogue entre théologiens et poètes en s'intéressant à ce qu'il y a de théologique dans la littérature, et à ce qu'il y a de littéraire dans la théologie, en particulier dans la Somme de théologie de Thomas d'Aquin. " Ceux qui manient la parole sont plus près de Dieu " (Ph. Jaccottet) : Olivier-Thomas Venard convoque ici de nombreux poètes, de Mallarmé à Lemaire, pour arracher littérature et théologie à une trop longue saison en enfer et dégager les contours d'une véritable "poétique de la théologie".
Où faut-il chercher le sens littéral de l'Ecriture : plutôt du côté de l'histoire dont le texte parle, ou plutôt du côté des effets littéraires qu'il produit ? Membres ou invités de l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem dans le cadre du projet scientifique "La Bible en ses Traditions" , douze universitaires, de huit nationalités différentes, parcourent ici l'espace qui va d'une approche du sens littéral à l'autre. Appuyé sur des exemples précis tirés de toute la Bible, chacun s'efforce de donner sa définition du sens littéral et les raisons qui le poussent à l'adopter. Exégèse, histoire de l'exégèse, traductologie, philologie, assyriologie, patrologie, théologie, littérature comparée, études médiévales, philosophie du langage, herméneutique, théologie sont convoquées pour scruter le foisonnement de la lecture littérale de l'Ecriture à travers les âges, et élaborer la problématique actuelle du sens littéral. -- Where should we seek the literal meaning of the Scriptures ? In the history of the periods the texts refer to, or in the literary effects they produce ? Members and guests of the French Biblical and Archaeological School of Jerusalem together with twelve academics of eight different nationalities, working in the context of the scientific project 'The Bible in its Traditions', explore a domain that spans from the literal approach to the other. Based on precise examples from the Bible, each one strives to give his definition of the literal meaning and his reasons for adopting it. Exegesis, history of exegesis, traductology, philology, Assyriology, patrology, theology, comparative literature, medieval studies, philosophy of language and hermeneutics are all employed to investigate the multiple possibilities of literal readings of the Scriptures through the ages, and to elaborate a modern problematic of literal meaning.
Résumé : "Aujourd'hui, encore, chacun semble sommé de choisir un camp, de façon univoque et sans nuance. Est-il possible d'oser une parole raisonnable dans de tels contextes ? Je voudrais ne pas déserter. Je suis humain, je suis chrétien, je suis frère prêcheur : au nom de l'espérance, il faut oser une parole". Au coeur de Jérusalem où il vit depuis vingt-cinq ans avec ses frères dominicains, Olivier-Thomas Venard rencontre ses concitoyens de toutes confessions pour interroger, comprendre, trouver la façon dont nous pourrions vivre ensemble. Après le 7 Octobre, alors qu'une douleur mondiale côtoie un bouleversement intime, cette réflexion commune devient pour lui urgente. Des pages brillantes où la lumière se fraie un passage à travers l'épreuve du doute, l'ouverture à l'autre et le refus de l'identitarisme. Un chemin de papier pour retrouver foi en l'humanité.
L'Ecriture doit être "l'âme de la théologie", répète-t-on volontiers depuis le XIXe siècle, comme pour prévenir les théologiens de s'égarer loin de la Bible dans des abstractions ou des systèmes trop humains. Or il y eut une époque où l'Ecriture était non seulement l'âme, niais la chair de la théologie. Une époque où les théologiens empruntaient à la Bible non seulement des idées, mais encore un langage et une poétique, au point que les deux, Ecriture et théologie, étaient appelées du même nom: Pagina sacra, "page sacrée". Cette époque fut aussi celle où la théologie se constitua comme "science", s'ouvrant grand aux lumières de la raison. Alors vivaient des saints de l'intelligence tels Bonaventure, le franciscain ou Thomas d'Aquin, le dominicain. De leurs lectures des Écritures ont jailli des milliers de pages écrites sur Dieu, aussi audacieuses que des cathédrales, aussi chatoyantes que des rosaces gothiques. En dialogue avec cette époque, cet ouvrage propose de retrouver le secret de la continuité entre écriture humaine et poétique divine qui a produit tant de chefs-d'œuvre dans certaines pratiques oubliées: le Livre, le Crucifix et l'Eucharistie. D'une lecture de la Bible conjuguant foi et critique, aux esthétiques de l'adoration du Crucifix et de la communion eucharistique, Pagina sacra contemple le Verbe divin qui se noue à la voix humaine pour la rendre capable de dire Dieu. Exégèses contemporaine et médiévale, histoires de l'art et de la culture, littérature, théorie littéraire et théologie spéculative sont ici mises en oeuvre pour retrouver "la clé du festin ancien" dont nous sommes tous en quête depuis Rimbaud.
Il n'y a que deux êtres absolus dont l'existence s'atteste et s'éclaire mutuellement : moi-même et mon Créateur" affirme Newman dans l'Apologia pro vita sua. Comment partager cette adhésion vitale non à une doctrine mais à celui dont l'existence lui est "plus certaine que celle d'avoir des mains et des pieds" ? Quel argument avancer en faveur de son existence ? La réponse qu'apporte Newman, c'est sa propre vie - l'histoire d'une existence s'abandonnant sans réserve à Dieu qui ne cesse de se donner à l'homme. Une histoire dont le secret repose sur la conviction que l'assentiment de foi repose sur l'amour - "nous croyons parce que nous aimons" - et qui se propose comme une invite à tenter, à notre tour, l'aventure de la foi. Sans la charité, il n'y aurait pas de quête de l'intelligence de la foi. Ni de fidélité à la promesse dont témoigne une vie ajustée à temps et à contretemps à l'engagement baptismal. C'est cela l'argument de la sainteté de Newman. Grégory Solari est chargé d'enseignement et éditeur. Il a soutenu une thèse de doctorat en philosophie sur Newman (Le Cogito newmanien. Essai sur la Preuve du théisme de John Henry Newman).
Biographie de l'auteur Nathalie Nabert, née en 1955, est poète et universitaire, Doyen honoraire de la Faculté des lettres de l'institut catholique de Paris. En 1973, René Char lui écrit : " La poésie bat dans votre cur. Gardez-là car elle vous chérit. "Elles sont l'auteur de trois recueils aux éditions de La Barbacane : Paroles de vivant (1987), Finitude (1992), L'hiver ne sera plus dans mon amour (2003), et d'essais : Liturgie intérieure (Ad Solem, 2007 - Prix des écrivains croyants 2005) et Le Maître intérieur (Ad Solem, 2006). Fleur Nabert, née en 1980, est sculpteur et peintre. Parallèlement à des études supérieures de Lettres en classes préparatoires et à la Sorbonne, elle a réalisé plusieurs expositions personnelles d'art et d'art sacré dans des galeries, entreprises, églises et cathédrales. Aujourd'hui éditrice, elle mène une carrière d'artiste répondant à de nombreuses commandes privées et publiques de créations, d'aménagements liturgiques et de vitraux.