Où faut-il chercher le sens littéral de l'Écriture : plutôt du côté de l'histoire dont le texte parle, ou plutôt du côté des effets littéraires qu'il produit ? Membres ou invités de l'École biblique et archéologique française de Jérusalem dans le cadre du projet scientifique « La Bible en ses Traditions », douze universitaires, de huit nationalités différentes, parcourent ici l'espace qui va d'une approche du sens littéral à l'autre. Appuyé sur des exemples précis tirés de toute la Bible, chacun s'efforce de donner sa définition du sens littéral et les raisons qui le poussent à l'adopter. Exégèse, histoire de l'exégèse, traductologie, philologie, assyriologie, patrologie, théologie, littérature comparée, études médiévales, philosophie du langage, herméneutique, théologie sont convoquées pour scruter le foisonnement de la lecture littérale de l'Écriture à travers les âges, et élaborer la problématique actuelle du sens littéral.--Where should we seek the literal meaning of the Scriptures? In the history of the periods the texts refer to, or in the literary effects they produce? Members and guests of the French Biblical and Archaeological School of Jerusalem together with twelve academics of eight different nationalities, working in the context of the scientific project ?The Bible in its Traditions', explore a domain that spans from the literal approach to the other. Based on precise examples from the Bible, each one strives to give his definition of the literal meaning and his reasons for adopting it. Exegesis, history of exegesis, traductology, philology, Assyriology, patrology, theology, comparative literature, medieval studies, philosophy of language and hermeneutics are all employed to investigate the multiple possibilities of literal readings of the Scriptures through the ages, and to elaborate a modern problematic of literal meaning.
Nombre de pages
362
Date de parution
07/05/2009
Poids
460g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782204087117
Titre
Le sens littéral des écritures
Auteur
Venard Olivier-Thomas
Editeur
CERF
Largeur
135
Poids
460
Date de parution
20090507
Nombre de pages
362,00 €
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Depuis Platon et les Stoïciens, l'on sait que l'idéal est indicible. Faut-il pour autant désespérer de sa recherche et de son expression ? La réponse des poètes a toujours été celle du mystère, de la métaphore, qui leur permet de dire l'absolu sans le profaner et d'affirmer la présence du divin dans la création. " Elle est retrouvée ! - Quoi ? l'Eternité - C'est la mer mêlée - au soleil ". En entonnant "le chant raisonnable des anges" à la suite de Rimbaud, bien des poètes modernes et contemporains retrouvent des formules employées jadis par Thomas d'Aquin. Dans son usage lucide de la parole et du symbole, en effet, la démarche du grand théologien gothique ressemblait à celle des poètes modernes, qui n'acceptent plus qu'avec une "réserve extrême" les "nécessaires élans de leur esprit, de leurs voix" (Bonnefoy). L'un trouve le mystère dans le symbolisme de l'être, qui manifeste à la fois le reflet de Dieu et le caractère obscur de la lumière ; les autres tentent, en parlant, la traversée de l'espace sensible, pour rejoindre, en toute chose, l'eau sacrée de la présence. Premier volet d'une réflexion en trois volumes sur la parole et la beauté dans la théologie, ce livre veut rouvrir le dialogue entre théologiens et poètes en s'intéressant à ce qu'il y a de théologique dans la littérature, et à ce qu'il y a de littéraire dans la théologie, en particulier dans la Somme de théologie de Thomas d'Aquin. " Ceux qui manient la parole sont plus près de Dieu " (Ph. Jaccottet) : Olivier-Thomas Venard convoque ici de nombreux poètes, de Mallarmé à Lemaire, pour arracher littérature et théologie à une trop longue saison en enfer et dégager les contours d'une véritable "poétique de la théologie".
Aujourd'hui, encore, chacun semble sommé de choisir un camp, de façon univoque et sans nuance. Est-il possible d'oser une parole raisonnable dans de tels contextes ? Je voudrais ne pas déserter. Je suis humain, je suis chrétien, je suis frère prêcheur : au nom de l'espérance, il faut oser une parole". Au coeur de Jérusalem où il vit depuis vingt-cinq ans avec ses frères dominicains, Olivier-Thomas Venard rencontre ses concitoyens de toutes confessions pour interroger, comprendre, trouver la façon dont nous pourrions vivre ensemble. Après le 7 Octobre, alors qu'une douleur mondiale côtoie un bouleversement intime, cette réflexion commune devient pour lui urgente. Des pages brillantes où la lumière se fraie un passage à travers l'épreuve du doute, l'ouverture à l'autre et le refus de l'identitarisme. Un chemin de papier pour retrouver foi en l'humanité.
« Aujourd'hui, encore, chacun semble sommé de choisir un camp, de façon univoque et sans nuance. Est-il possible d'oser une parole raisonnable dans de tels contextes ? Je voudrais ne pas déserter. Je suis humain, je suis chrétien, je suis frère prêcheur : au nom de l'espérance, il faut oser une parole. » Au coeur de Jérusalem, où il vit depuis vingt-cinq ans avec ses frères dominicains, Olivier-Thomas Venard rencontre ses concitoyens de toutes confessions pour interroger, comprendre, trouver la façon dont nous pourrions vivre ensemble. Après le 7 octobre, alors qu'une douleur mondiale côtoie un bouleversement intime, cette réflexion commune devient pour lui urgente. Des pages brillantes où la lumière se fraie un passage à travers l'épreuve du doute, l'ouverture à l'autre et le refus de l'identitarisme. Un chemin de papier pour retrouver foi en l'humanité. Olivier-Thomas Venard, dominicain et normalien, est professeur de Nouveau Testament à l'École biblique de Jérusalem. Agrégé de Lettres et docteur en théologie, il dirige le programme de recherches « La Bible en ses traditions » et vit à Jérusalem depuis plus de 25 ans. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages majeurs sur la Bible et la théologie.
Après Littérature et théologie, une saison en enfer, premier tome de sa trilogie sur la poétique de la théologie, Olivier-Thomas Venard aborde dans ce volume la question de l'être du langage et de la place qui lui est faite dans le dire théorique, qu'il soit linguistique, philosophique ou théologique. Quelle est l'origine du langage ? Est-il révélé ? Est-ce le fruit d'une lente maturation humaine ? Comment les anges parlent-ils ? Peut-on penser sans paroles ? Les choses ont-elles un langage ? Reprenant la méthode dialogale du premier volume, l'auteur ne se tourne plus vers les poètes mais vers les philosophes et les théologiens pour élucider la question de l'origine du langage. Aux côtés de Thomas d'Aquin, exemple privilégié, Jacques Maritain, Etienne Gilson, Louis de Bonald, mais aussi Emile Benvéniste, Jacques Derrida ou Jean-Louis Chrétien sont quelques uns des interlocuteurs choisis en raison de leurs réflexions sur la langue théologique. Au terme de cette recherche, Olivier-Thomas Venard arrive à cette conclusion, qui prépare les développements proprement liturgiques et mystiques du troisième volume : le langage humain participe au Logos, à la Parole par excellence, en qui il prend sa source. Il en est comme une mystérieuse " pré-incarnation ", et quand l'homme en prend conscience, en découvrant l'Incarnation du Logos - Jésus-Christ - il réalise en même temps que la parole humaine n'est pas faite d'abord pour posséder, mais pour admirer. La connaissance s'épanouit alors spontanément en louange, la quête de la vérité de tout être et de Dieu devient doxologie.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...