Shakespeare, les puissances du théâtre. Un essai philosophique
Van Eynde Laurent
KIME
24,40 €
Epuisé
EAN :9782841743582
Les pièces historiques et les tragédies de Shakespeare apparaissent ici comme la ressource d'une interrogation philosophique infinie sur ce qu'est l'histoire, le sujet, la négativité du langage, son rapport à l'image - en fin de compte sur les ambiguïtés de la construction d'un monde à laquelle la philosophie elle-même est partie prenante. La philosophie du théâtre révèle un langage créateur et destructeur de mondes, traversé de doutes et exposé à tous les inconforts de l'aventure historique - un langage qui trouve dans le drame shakespearien (Hamlet, Richard II, Richard III, Roméo et Juliette, Le Roi Lear, Othello, Macbeth) le lieu d'épanouissement de toutes ses équivocités. Car au-delà du phantasme de la systématicité et de la clôture de la connaissance, la vie même s'accomplit dans le mouvement d'un langage qui invente des mondes au risque de lui-même, au risque de ses univers tragiques. Dès lors, la philosophie elle-même ne serait-elle pas une création théâtrale qui s'ignore ou se nie ? Il ne s'agit pas ici de faire de Shakespeare un philosophe mais de reconnaître dans son ?uvre une incitation à penser le langage philosophique dans sa propre mise en scène - créations concrètes et sans cesse recommencées de mondes infinis.
Nombre de pages
238
Date de parution
07/02/2005
Poids
320g
Largeur
145mm
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EAN
9782841743582
Titre
Shakespeare, les puissances du théâtre. Un essai philosophique
Auteur
Van Eynde Laurent
Editeur
KIME
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145
Poids
320
Date de parution
20050207
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238,00 €
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Epuisé
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Si Goethe a souvent proclamé qu'il n'avait pas le sens de la philosophie, l'?uvre de Kant a pourtant durablement retenu son attention. Sa lecture s'est pour l'essentiel portée sur la Critique de la faculté de juger, en laquelle il reconnaissait une tentative fondamentalement originale de penser, dans l'unité de notre expérience, la création géniale et le savoir d'une vie organique de la nature. L'esthétique de Goethe peut ainsi apparaître comme l'un des commentaires les plus originaux de la troisième Critique.Ce livre, entre métaphysique et esthétique, rend compte de manière détaillée de la lecture de Kant par Goethe et situe cette rencontre hors du commun dans le contexte historique de l'émergence du romantisme, du classicisme et de l'idéalisme allemands. La richesse philosophique et littéraire de l'époque est encore féconde aujourd'hui. L'interprétation de Kant par Goethe en est sans doute l'une des démonstrations les plus convaincantes. La philosophie contemporaine ne cesse de s'expliquer avec Kant et la littérature allemande de dialoguer avec Goethe. Leur face-à-face, dont nous mesurons mieux aujourd'hui l'enjeu mais aussi les aboutissements, est un des moments fondateurs de notre modernité.
Alfred Hitchcock a investi sans reste les conditions mêmes de l'image cinématographique: formes perceptives et narratives, mais aussi déterminations propres à une production industrielle, possibilités offertes par la « reproductibilité technique », sidération du « spectaculaire » hollywoodien, etc. Hitchcock s est ainsi posé en formaliste d'une image autosuffisante jusqu à en devenir trop réelle, « hyperréelle ». Mais il redouble aussi bien ce mouvement instituant d'une réflexivité de l image, en ne cessant de montrer « ce qu'il fait », d'avertir le regard fasciné de la puissance de son image. C est dans le même élan qu Alfred Hitchcock crée, dessine, compose, et s interroge sur la culpabilité du faire-image. L analyse de six films majeurs se veut une contribution à une philosophie de l image et de ses formes.
Cet essai sur le cinéma de Roman Polanski explore l'enjeu formel et thématique de l'espace clos, en le décalant néanmoins du trop classique et trop univoque huis clos vers une dialectique affinée de l'intérieur et de l'extérieur. Par le biais de différentes figures de cette dialectique, c'est le statut même de l'image que le cinéma de Polanski permet de penser. Le choix est aussi fait ici de mobiliser les références à la peinture qui travaillent de l'intérieur le cinéma de Polanski et contribuent de manière décisive à son esthétique.
Il y a exactement deux siècles, en 1821, Charles Nodier inventait l'appellation "genre frénétique" pour désigner la face sombre du romantisme, sa part d'horreur et d'excès, et il fustigeait l'immoralité du genre tout en reconnaissant les séductions sulfureuses que celui-ci exerce sur le lecteur. Alors que la critique du XXe siècle, des surréalistes à Annie Le Brun et Jean-Luc Steinmetz, a retourné la condamnation moralisatrice du XIXe siècle en faisant l'éloge de la portée subversive de ces oeuvres qui structurent leurs intrigues autour du conflit entre le bien et le mal, il est temps d'adopter une approche dépassionnée des morales du romantisme noir. Si les oeuvres noires, comme on le leur a parfois reproché, se caractérisent par leur manichéisme, celui-ci peut prendre des formes variées. Les romans valorisant la vertu et l'innocence de l'héroïne s'opposent ainsi aux récits sadiens faisant goûter au lecteur les délices vertigineuses de la cruauté. Dès l'époque romantique se multiplient les oeuvres ambivalentes, qui, infusant l'ironie dans le modèle du roman noir, rendent plus incertaine la frontière entre bien et mal. Quelles sont les valeurs défendues dans ces fictions ? Les variations morales dessinent-elles une évolution historique ? Sont-elles corrélées à des tendances esthétiques particulières ? Les études réunies ici proposent quelques réponses à ces questions, à travers l'analyse de l'axiologie du romantisme noir de Ducray-Duminil à Gaston Leroux, en passant par Nodier, George Sand, Balzac ou Pétrus Borel.
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Si la plus importante figure philosophique du vingtième siècle était une femme, ce serait Simone Weil (1909-1943), comme on commence à le discerner aujourd'hui. En parcourant les lieux par où elle est passée, ce livre tente de reconstituer le chemin intellectuel et spirituel de Simone Weil. A chaque lieu, qui constitue un moment mental, est attaché un questionnement majeur de son oeuvre, si bien qu'à la fin la pensée de la philosophe apparaît dans sa globalité : c'est d'abord une philosophie de l'esprit où le miracle de la pensée tient dans le mystère des inspirations qui nous traversent. Mais Simone Weil ne peut suivre le fil de ses pensées que si elle se confronte à l'actualité de son époque, de 1929 à 1943, et qu'à travers les milieux sociaux très différents où elle sème le trouble (du syndicalisme à la France libre de Londres, en passant par le monde des usines, la guerre d'Espagne, l'exode de Juifs français) et les rencontres qu'elle fait. C'est une pensée à la fois très intérieure (mystique même) et complètement ouverte aux problèmes économiques, sociaux et politiques d'une tranche d'Histoire que ces pages essaient de reconstruire à partir de la géographie concrète que sa vie dessine. Cependant, l'ouvrage refuse d'enfermer Simone Weil en son temps et prend le risque d'actualiser sa pensée en interrogeant ce que sont devenus les campagnes, les villes et les pays qu'elle a traversés, jusqu'à faire un état des lieux de la France d'aujourd'hui. Une lecture des lieux à partir de sa pensée ; une lecture de sa pensée à travers les lieux.