Le livre illustré européen au tournant des XIXe et XXe siècles. Passages, rémanences, innovations Ac
Védrine Hélène
KIME
30,50 €
Epuisé
EAN :9782841743766
Au tournant du XIXe et du XXe siècle, le livre illustré acquiert en Europe une place inédite. Soumis aux constantes mutations dues à l'apparition de nouvelles techniques de reproduction de l'image, le livre illustré se fige en un monument plastique sous les espèces du livre d'artiste au XXe siècle. Privilégier la production des grands peintres-illustrateurs qui ont permis cette évolution tend cependant à occulter la façon dont a pu se constituer un langage illustratif au sein d'un ensemble plus global de pratiques. Le présent ouvrage, qui réunit un ensemble de chercheurs européens, tente de restituer la diversité des formes d'illustration, en une époque de transition qui permet à la fois la synthèse des traditions et l'émergence des innovations. Les études concernent certes des artistes liés à des écrivains de renom (Fernand Khnopff, Aubrey Beardsley, Alfred Kubin, Edvard Munch, Charles Baudelaire, Victor Hugo, Emile Verhaeren, Romain Rolland, Pierre-Jean Jouve, etc.) mais en montrant la manière dont ils sont soumis aux influences passées et présentes, et en relation avec des domaines connexes comme les sociétés de bibliophilie, la presse illustrée, l'illustration photographique, l'album, le livre pour enfants, et enfin le livre d'artiste. L'accent est donc mis non sur les singularités mais sur les passages entre les différents types d'image et sur les rémanences des formes du passé.
Nombre de pages
352
Date de parution
08/11/2005
Poids
506g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782841743766
Titre
Le livre illustré européen au tournant des XIXe et XXe siècles. Passages, rémanences, innovations Ac
Auteur
Védrine Hélène
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
506
Date de parution
20051108
Nombre de pages
352,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Félicien Rops (1833-1898), artiste d'origine belge, mena principalement sa carrière en France. Comme rongé, moins par l'acide de l'eau-forte que par l'encre des textes littéraires, son oeuvre gravé tire toute sa singularité de ses relations avec la littérature de la fin du XIXe siècle. Illustrateur, Rops utilise les textes comme légendes ou épigraphes, et nourrit son oeuvre de références littéraires. A son tour, la littérature de la Décadence appréhende ses images comme un matériau, à la fois théorique, poétique et fictionnel. Ces divers modes d'immixtion ne reposent pas sur un principe de conjonction mais au contraire sur la négation réciproque des systèmes visuels et textuels. A l'horizon de cette réflexion, il s'agit plus généralement de montrer comment une oeuvre et une esthétique s'informent par la mise en tension de modes divergents de représentation
Un discours codé, un vocabulaire que ponctuent les termes de censure, obéissance, rétraction, résipiscence : une obsession, le péché. Telle se présente l'Inquisition, institution spécialisée dans la recherche de l'hérésie. Ces trois procès parleront de cette étrange liturgie où au nom de l'Écriture, on torture, on emprisonne, on excommunie, on brûle. Enfermer chacun dans le réseau doctrinal de la déviance pour mobiliser les mécanismes de l'exclusion, tel est l'enjeu de ces sinistres procédures.
Instable, hybride, capricieuse, la revue littéraire et artistique l'est par son contenu, sa forme et sa périodicité. Entre 1880 et 1920, elle constitue un champ de recherches novateur du point de vue graphique, typographique, poétique et plastique. Pourtant, l'étude de ce champ souffre d'un cloisonnement qui dénature son objet : monologue des disciplines, découpage rigide de la chronologie, séparation arbitraire entre grande presse et petites revues d'avant-garde, imperméabilité des espaces linguistiques et culturels. Afin de restituer à la revue toute sa complexité, cet ouvrage adopte un angle inédit : l'image, et non seulement le texte. Les modalités d'insertion de l'image, les effets sur le texte et la matérialité, les modes de reproduction, les liens entre rue, spectacle, galeries, édition et imprimés sont ici privilégiés avec l'appui d'un riche dossier iconographique. Pour élaborer une méthode adéquate, cet ouvrage propose une rencontre entre l'université et le musée. Il promeut le dialogue entre littéraires, comparatistes, historiens de l'art, médiologues et conservateurs. Il s'ouvre au domaine européen en accueillant des articles sur des revues françaises, allemandes, suisses, anglaises, espagnoles et catalanes, hongroises, italiennes, polonaises et russes. Par la fourchette chronologique choisie (1880-1920), le volume réunit une fin et un début de siècle, périodes traditionnellement séparées qui voient pourtant l'éclosion d'une véritable Europe des revues.
Il y a exactement deux siècles, en 1821, Charles Nodier inventait l'appellation "genre frénétique" pour désigner la face sombre du romantisme, sa part d'horreur et d'excès, et il fustigeait l'immoralité du genre tout en reconnaissant les séductions sulfureuses que celui-ci exerce sur le lecteur. Alors que la critique du XXe siècle, des surréalistes à Annie Le Brun et Jean-Luc Steinmetz, a retourné la condamnation moralisatrice du XIXe siècle en faisant l'éloge de la portée subversive de ces oeuvres qui structurent leurs intrigues autour du conflit entre le bien et le mal, il est temps d'adopter une approche dépassionnée des morales du romantisme noir. Si les oeuvres noires, comme on le leur a parfois reproché, se caractérisent par leur manichéisme, celui-ci peut prendre des formes variées. Les romans valorisant la vertu et l'innocence de l'héroïne s'opposent ainsi aux récits sadiens faisant goûter au lecteur les délices vertigineuses de la cruauté. Dès l'époque romantique se multiplient les oeuvres ambivalentes, qui, infusant l'ironie dans le modèle du roman noir, rendent plus incertaine la frontière entre bien et mal. Quelles sont les valeurs défendues dans ces fictions ? Les variations morales dessinent-elles une évolution historique ? Sont-elles corrélées à des tendances esthétiques particulières ? Les études réunies ici proposent quelques réponses à ces questions, à travers l'analyse de l'axiologie du romantisme noir de Ducray-Duminil à Gaston Leroux, en passant par Nodier, George Sand, Balzac ou Pétrus Borel.
Le numéro du Bulletin de la SHESVIE 28-2 sera consacré à un dossier spécial sur "Les classifications zoologiques d'Aristote à Linné. Approches historiques et lexicologiques" . Les éditeurs scientifiques en sont Meyssa Ben Saâd, Simon Thuault, Yoan Boudes et Axelle Brémont. Il sera découpé en cinq passionnants articles dont le premier explorera "La classification zoologique dans la civilisation arabe classique : approche lexicologique et épistémologique" (Philippe Provençal), puis les lecteurs pourront appréhender la richesse du " lexique de l'échelle des êtres dans le Traité des animaux d'Aristote et le De animalibus d'Albert le Grand" (Grégory Cless) avant de se pencher sur l'histoire du "Genre, maître mot du classement" (Philippe Lherminier) ainsi que sur "Les traités d'Ichtyologie vers 1555- La naissance de la "peinture scientifique" " (Katharina Kolb). Enfin, un groupe de jeunes chercheurs nous proposera une "Etude du lexique et des catégories zoologiques en vietnamien" (Phuong Duyen Nguyen, Arnaud Zucker, Danh Thành Do-Hurinville).
Comment des écrivains qui n'ont pas vécu la Shoah racontent-ils cet événement ? En France, cette question s'est posée de manière polémique à la parution des Bienveillantes de Jonathan Littell (2006) et de Jan Karski de Yannick Haenel (2009). Cet essai est consacré à l'ensemble de la littérature écrite en français par la génération des petits-enfants, soit par vingt-deux auteurs, qu'il s'agisse de descendants de victimes de la Shoah ou d'auteurs qui se sentent héritiers de cette mémoire. L'analyse de ces oeuvres permet de se pencher sur des questions très actuelles, comme la délicate appropriation d'un héritage, les supposés dangers de la fiction, ou encore l'utopie qui consiste à croire que l'on peut se faire témoin du témoin ou réparer le passé.
Si la plus importante figure philosophique du vingtième siècle était une femme, ce serait Simone Weil (1909-1943), comme on commence à le discerner aujourd'hui. En parcourant les lieux par où elle est passée, ce livre tente de reconstituer le chemin intellectuel et spirituel de Simone Weil. A chaque lieu, qui constitue un moment mental, est attaché un questionnement majeur de son oeuvre, si bien qu'à la fin la pensée de la philosophe apparaît dans sa globalité : c'est d'abord une philosophie de l'esprit où le miracle de la pensée tient dans le mystère des inspirations qui nous traversent. Mais Simone Weil ne peut suivre le fil de ses pensées que si elle se confronte à l'actualité de son époque, de 1929 à 1943, et qu'à travers les milieux sociaux très différents où elle sème le trouble (du syndicalisme à la France libre de Londres, en passant par le monde des usines, la guerre d'Espagne, l'exode de Juifs français) et les rencontres qu'elle fait. C'est une pensée à la fois très intérieure (mystique même) et complètement ouverte aux problèmes économiques, sociaux et politiques d'une tranche d'Histoire que ces pages essaient de reconstruire à partir de la géographie concrète que sa vie dessine. Cependant, l'ouvrage refuse d'enfermer Simone Weil en son temps et prend le risque d'actualiser sa pensée en interrogeant ce que sont devenus les campagnes, les villes et les pays qu'elle a traversés, jusqu'à faire un état des lieux de la France d'aujourd'hui. Une lecture des lieux à partir de sa pensée ; une lecture de sa pensée à travers les lieux.