Passage et présence de Simone Weil. Etat des lieux, 1e édition
Ghitti Jean-Marc
KIME
28,01 €
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EAN :9782380720228
Si la plus importante figure philosophique du vingtième siècle était une femme, ce serait Simone Weil (1909-1943), comme on commence à le discerner aujourd'hui. En parcourant les lieux par où elle est passée, ce livre tente de reconstituer le chemin intellectuel et spirituel de Simone Weil. A chaque lieu, qui constitue un moment mental, est attaché un questionnement majeur de son oeuvre, si bien qu'à la fin la pensée de la philosophe apparaît dans sa globalité : c'est d'abord une philosophie de l'esprit où le miracle de la pensée tient dans le mystère des inspirations qui nous traversent. Mais Simone Weil ne peut suivre le fil de ses pensées que si elle se confronte à l'actualité de son époque, de 1929 à 1943, et qu'à travers les milieux sociaux très différents où elle sème le trouble (du syndicalisme à la France libre de Londres, en passant par le monde des usines, la guerre d'Espagne, l'exode de Juifs français) et les rencontres qu'elle fait. C'est une pensée à la fois très intérieure (mystique même) et complètement ouverte aux problèmes économiques, sociaux et politiques d'une tranche d'Histoire que ces pages essaient de reconstruire à partir de la géographie concrète que sa vie dessine. Cependant, l'ouvrage refuse d'enfermer Simone Weil en son temps et prend le risque d'actualiser sa pensée en interrogeant ce que sont devenus les campagnes, les villes et les pays qu'elle a traversés, jusqu'à faire un état des lieux de la France d'aujourd'hui. Une lecture des lieux à partir de sa pensée ; une lecture de sa pensée à travers les lieux.
Nombre de pages
344
Date de parution
17/09/2021
Poids
448g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782380720228
Titre
Passage et présence de Simone Weil. Etat des lieux, 1e édition
Auteur
Ghitti Jean-Marc
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
448
Date de parution
20210917
Nombre de pages
344,00 €
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Et si nous n'avions servi, au bout du compte, qu'à donner la parole aux lieux qui nous ont traversés, parfois les ayant été, souvent les ayant manqués ? Est-ce là le sens poétique de notre vie ? L'expérience topique, dont La Parole et le lieu, essai paru en 1998, a été l'éclaircissement philosophique, se laisse ici deviner par fragments et signes.
Les stratégies de pouvoirs propres à l'Etat moderne aboutissent à aliéner profondément les liens familiaux et l'on peut se demander comment résister à celle altération. Les très nombreux livres consacrés à la crise de la famille analysent l'évolution des mentalités, des idéologies, des mœurs, etc. Mais, derrière ces évolutions variées, ne peut-on pas mettre au jour une cause plus fondamentale : l'accroissement sans précédent de la puissance publique et de ses interventions dans la vie intime ? Cet ouvrage entend creuser cette hypothèse et ajouter, aux multiples analyses de la crise familiale, le point de vue de la philosophie politique.
Quatrième de couverture Ce livre apporte une analyse cohérente de la situation de la famille dans nos sociétés occidentales, en éclairant le phénomène central du divorce par une approche de psychologie collective, mais aussi politique : l'auteur entend ouvrir un nouveau débat sur le fait que les liens familiaux font les frais d'un individualisme et d'un libéralisme dont la bourgeoisie serait le vecteur sociologique principal. Notre société qui a banalisé le divorce, est loin de l'avoir pensé : il nous demeure énigmatique. Si la violence a toujours existé au sein des familles, n'est-elle pas désormais facilitée par une crise de la paternité et par une nouvelle relation que nous nouons avec nos enfants ? L'Etat libéral de son côté n'a-t-il pas mis en place un droit et des procédures judiciaires qui conduisent à faire éclater les structures de l'intimité, au lieu de garantir des espaces de reconstruction du dialogue dans les familles dont les liens sont fragilisés ? Les conditions actuelles du divorce, si elles relèvent de préjugés, semblent satisfaire une certaine modernité de l'État et correspondre à une déspiritualisation de la personne humaine. Selon l'auteur, il n'y a qu'une enquête serrée qui puisse nous faire mieux comprendre comment la pensée, les sciences humaines, les mentalités, la culture occidentale, ont été mises au service de cette nouvelle domination politique. Il en résulte des souffrances qui n'offrent pas des conditions favorables au développement de chaque individu. Au-delà des cas particuliers; comment ne pas chercher les conditions culturelles de ces Phénomènes de séparation des familles ?
Le numéro 16 de la revue Incidence est organisé autour d'un essai de Carlo Ginzburg qui touche au coeur ignoré de la plus brûlante actualité, dans le monde globalisé qui est le nôtre, celle qui voit se déchaîner des conflits entre les cultures, les genres, les religions... : "Nos mots et les leurs. Une réflexion sur le métier d'historien, aujourd'hui" . Que peut apporter la réflexion d'un historien sur la démarche qui permettrait de tenter de comprendre l'autre, celui qui est en face ? Carlo Ginzburg, à partir de son métier, préconise une attitude critique et détachée qui exige de prendre en compte deux niveaux, non seulement celui de la parole de ceux qui se font entendre à travers les traces laissées par l'Histoire, mais aussi celui de l'observateur lui-même impliqué dans sa recherche avec ses propres mots, et les façons de penser qu'il partage avec ses contemporains. L'historien part donc de ses propres questions, inévitablement anachroniques, pour chercher des réponses, mais ces réponses modifient elles-mêmes les questions, de sorte que, dans un jeu dynamique d'allers et retours, s'affine peu à peu la possibilité de parvenir à l'interprétation des sources en reconstruisant les modes de pensée des individus et des sociétés des époques analysées, si différentes des nôtres. Mais il précise bien que cela reste une interprétation, c'est à dire que même parvenu à restituer les réponses apportées par les documents, il doit garder à l'esprit qu'il y a toujours un travail de traduction. Il est donc important de maintenir la tension entre les questions et les réponses, nos mots et les leurs. Ce que l'historien a élaboré pour tenter de penser le passé peut servir de modèle pour aider à franchir les distances qui séparent aujourd'hui les genres, les cultures, les nations etc. au niveau mondial. Carlo Ginzburg dans le déroulement de ce fil réflexif ne cesse de rayonner vers les autres sciences humaines, s'enrichissant de cette ouverture constante aux disciplines elles aussi confrontées aux nécessités de l'enquête et de l'interprétation : la linguistique et l'anthropologie qu'il donne en exemple de cette rigueur méthodologique, mais aussi la philologie et la littérature. La revue Incidence réunit ici des chercheurs de grande compétence, de sciences humaines, et de critique littéraire, pour dialoguer avec lui à partir des problèmes auxquels ils sont confrontés dans leur propre domaine d'étude.