Otrante N° 50, automne 2021 : Valeurs du romantisme noir
Pézard Emilie
KIME
20,00 €
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EAN :9782380720396
Il y a exactement deux siècles, en 1821, Charles Nodier inventait l'appellation "genre frénétique" pour désigner la face sombre du romantisme, sa part d'horreur et d'excès, et il fustigeait l'immoralité du genre tout en reconnaissant les séductions sulfureuses que celui-ci exerce sur le lecteur. Alors que la critique du XXe siècle, des surréalistes à Annie Le Brun et Jean-Luc Steinmetz, a retourné la condamnation moralisatrice du XIXe siècle en faisant l'éloge de la portée subversive de ces oeuvres qui structurent leurs intrigues autour du conflit entre le bien et le mal, il est temps d'adopter une approche dépassionnée des morales du romantisme noir. Si les oeuvres noires, comme on le leur a parfois reproché, se caractérisent par leur manichéisme, celui-ci peut prendre des formes variées. Les romans valorisant la vertu et l'innocence de l'héroïne s'opposent ainsi aux récits sadiens faisant goûter au lecteur les délices vertigineuses de la cruauté. Dès l'époque romantique se multiplient les oeuvres ambivalentes, qui, infusant l'ironie dans le modèle du roman noir, rendent plus incertaine la frontière entre bien et mal. Quelles sont les valeurs défendues dans ces fictions ? Les variations morales dessinent-elles une évolution historique ? Sont-elles corrélées à des tendances esthétiques particulières ? Les études réunies ici proposent quelques réponses à ces questions, à travers l'analyse de l'axiologie du romantisme noir de Ducray-Duminil à Gaston Leroux, en passant par Nodier, George Sand, Balzac ou Pétrus Borel.
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Nombre de pages
165
Date de parution
03/12/2021
Poids
222g
Largeur
146mm
Plus d'informations
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EAN
9782380720396
Titre
Otrante N° 50, automne 2021 : Valeurs du romantisme noir
Auteur
Pézard Emilie
Editeur
KIME
Largeur
146
Poids
222
Date de parution
20211203
Nombre de pages
165,00 €
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Longtemps discréditée par les théoriciens de la littérature qui y voyaient le signe d'une abolition de toute distance critique entre le lecteur et le texte, la notion d'identification bénéficie, depuis les années 1990, de l'essor des théories de la fiction : est aujourd'hui enfin réhabilitée une conception mimétique du personnage selon laquelle l' "existence" de celui-ci doit moins être pensée comme une "superstition littéraire" (Valéry), que comme une illusion structurante de la lecture. Au carrefour de la théorie et de l'histoire littéraire, le livre examine, de l'Antiquité à la période contemporaine, les différentes significations que recouvre la notion et la constellation de moyens déployés par les fictions romanesques pour provoquer l'identification. S'esquisse ainsi une poétique historique de l'identification, nourrie par des études de réception qui rendent à cette notion la place centrale qui est la sienne dans l'expérience de lecture, en décrivant dans toutes ses nuances l'investissement affectif du lecteur à l'égard des personnages romanesques, entre jeu, quête identitaire et émancipation. Avec le soutien de l'université de Poitiers
Vers la fin du mois d'octobre 1838, par une soirée pluvieuse et froide, un homme d'une taille athlétique, coi ! é d'un vieux chapeau de paille à larges bords, et vêtu d'un mauvais bourgeron de toile bleue fl ottant sur un pantalon de pareille étoffe, traversa le Pont-au-Change et s'enfonça dans la Cité, dédale de rues obscures, étroites et tortueuses, qui s'étend depuis le Palais de Justice jusqu'à Notre-Dame ! "
Publié en 1940 et devenu introuvable, ce livre est un commentaire du Banquet de Dante, sous la forme de douze notes approfondies, regroupées thématiquement. Le Convivio - Le Banquet - est sans doute l'ouvrage le plus direct dans lequel Dante expose la problématique philosophique générale qui l'anime. C'est ce qui fait l'intérêt exceptionnel du travail d'André Pézard, novateur encore aujourd'hui en ce sens qu'il contribue à la fois à l'établissement du texte, dont il affronte les difficultés, et à son interprétation philosophique, avec une rigueur et une liberté d'esprit sans précédent, mettant ainsi en évidence l'immense intérêt de cette oeuvre, même pour les lecteurs modernes. En dépit de leur précision extrême, les notes sont étonnament éclairantes : on se demande comment l'étude philologique la plus stricte peut faire surgir du texte les idées les plus lumineuses.
Résumé : Ce livre est une méditation sur la condition juive et le destin du sionisme à travers trois pensées philosophiques. Celle de Buber, qui illustre l'engagement sioniste à partir d'un renouveau spirituel ; celle de Levinas, qui représente la vitalité du judaïsme de la diaspora en France ; celle de Simone Weil, qui est l'une des figures les plus paradoxales d'un judaïsme apparemment assimilé. Quelle lumière une étude comparée de ces trois oeuvres peut-elle jeter sur l'impasse où se trouve aujourd'hui Israël, condamné à une guerre sans fin, incompatible avec les valeurs autour desquelles le sionisme s'est construit ? A travers ces trois situations historiques bien distinctes où le judaïsme du vingtième siècle s'est trouvé et à travers les contradictions des philosophies qu'il a inspirées, l'ouvrage dégage les problèmes que posent à toutes les civilisations la confusion entre les lieux et les territoires, le recours à la guerre, l'ordre géopolitique des Etats-nations, les maléfices de la politique et, par-dessus tout, les apories de l'identité, qu'elle soit personnelle ou collective.