La Troade a, depuis l'Antiquité, bénéficié d'un double statut. Elle est à la fois une région de l'Asie Mineure et un espace littéraire, le décor des événements racontés dans l'Iliade. Très tôt les deux entités se sont superposées dans la pensée des AnciensA : personne ne doutait que la guerre de Troie se jouât dans le paysage de l'Asie Mineure. Or, même si l'identification de l'espace homérique au relief réel de la Troade a une longue tradition, elle a toujours été problématique et a suscité un long débat. La présente étude met en lumière les nombreuses hypothèses émises dans l'Antiquité afin de comprendre les arguments avancés par les protagonistes de cette dispute littéraire. La lecture du texte homérique, ainsi que l'interprétation du contenu, notamment pour ce qui touche à l'espace, dépendent de plusieurs facteurs qu'il s'agissait d'exposer. Si cette étude constitue également une relecture du texte homérique, au cours de laquelle une attention particulière est prêtée aux allusions à l'espace, elle est surtout une analyse des interrogations des Anciens lorsqu'ils étaient confrontés aux mêmes passages de l'Iliade. Ce livre s'adresse aussi bien aux lecteurs de l'Iliade qu'aux personnes intéressées par la transmission de la tradition homérique à travers les âges. Les citations en grec sont accompagnées d'une traduction française.
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Nombre de pages
501
Date de parution
30/01/2008
Poids
1 050g
Largeur
160mm
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EAN
9783796522543
Titre
LA TROADE. UN PAYSAGE ET SON HERITAGE LITTERAIRE
Auteur
Trachsel Alexandra
Editeur
SCHWABE
Largeur
160
Poids
1050
Date de parution
20080130
Nombre de pages
501,00 €
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En 1928, l'artiste Albert Trachsel (1863-1929) rassemble ses souvenirs sur Ferdinand Hodler (1853-1918), son ami de longue date qu'il avait rencontré pendant ses études à Genève. Ce manuscrit resté inédit offre au lecteur un aperçu intime de la personnalité, des amitiés et des loisirs de Hodler. A travers les principaux jalons de sa carrière, Albert Trachsel évoque les nombreuses embûches que son ami a dû surmonter avant de devenir l'un des peintres les plus importants de l'art moderne européen. Tout au long de sa vie, vouée à une quête artistique sans fin, la personnalité extraordinaire et amicale de Hodler lui a valu de nombreuses amitiés, comptant Trachsel parmi les plus fidèles. Dix ans après la mort du peintre, Trachsel se souvient de leurs allègres rencontres : "On échangeait de joyeux propos et l'on parlait d'art. Nos conversations étaient naturellement très animées, et le plus souvent fort gaies".
Dans le contexte de la guerre de résistance menée par la Prusse contre les troupes napoléoniennes, au lendemain de la débâcle de Iéna, Fichte, champion de l'idéalisme, s'est passionné pour Machiavel, champion du réalisme, et s'est appliqué à le réhabiliter. Il a lu ses oeuvres, en a traduit d'importants extraits, les a accompagnés d'un commentaire célébrant la " vision plus sérieuse et plus forte de l'art politique " qu'il a cru trouver chez le Florentin. Quel est le sens de cette rencontre détonante entre deux modèles que l'on pourrait incliner à considérer comme diamétralement opposésA ? Y avait-il place pour un moment machiavélien dans la pensée fichtéenne, ou ce rapprochement incongru est-il le signe d'un profond remaniement, dû éventuellement à la pression des événements ? Derrière ces questions s'en profile une autre, plus fondamentale, concernant la nature même de la science politique : cette discipline, dans son louvoiement toujours hasardeux entre l'antirationalisme juridique comme triomphe de l'historicisme et une politique entièrement soumise aux impératifs de la raison, possède-t-elle une véritable consistance ? Les contributions réunies dans ce recueil, qui offre le premier dossier consacré à la lecture par Fichte de Machiavel, s'appliquent, chacune dans une perspective propre, à apporter un éclairage sur cette problématique, sans perdre de vue la question de l'actualité de ce débat.
La vision que l'on a communément de l'Empire romain sous le régime du Principat est souvent celle d'un vaste ensemble pacifié et dirigé par une puissance unique et souveraine, d'où toute menace aurait été écartée grâce à l'oeuvre fondatrice d'Auguste. Cette image, quoique réductrice, n'est pas fausse en soi. Mais qu'en est-il de l'ordre intérieur, au jour le jour et en temps de paixA ? Quels sont les facteurs d'insécurité pouvant perturber l'ordre public à l'intérieur des provincesA ? Comment les provinciaux sont-ils protégés des méfaits des voleurs, des meurtriers et des bandits isolés, ainsi que des attaques de brigands, toutes choses que la pacification augustéenne de l'Empire n'a pu faire disparaître ? En bref, comment Rome gère-t-elle la sécurité publique au sein de son Empire ? Et dans cette tâche, quelles parts sont-elles dévolues à l'armée, aux gouverneurs des provinces, aux populations locales, aux cités, aux particuliersA ? C'est à telles questions que tente de répondre cette étude, pour une partie précise de l'Empire, à savoir les provinces d'Asie Mineure, dans lesquelles l'armée romaine est peu présente et où les villes grecques connaissent une organisation civique fortement développée et jouissent par tradition d'une large autonomie municipale. En examinant les diverses institutions chargées de garantir la sécurité publique dans l'Anatolie romaine et en analysant l'interaction entre les structures impériales, provinciales et municipales mises en oeuvre à cette fin, ce travail cherche à éclairer l'organisation interne de l'empire de Rome et les rapports existants entre les autorités centrales et les communautés locales.
L'objet de cet ouvrage est d'expliquer le processus de formation de vastes domaines agricoles attestés dans la documentation papyrologique au IIIe siècle ap. J. -C. dans le nome arsinoïte (Moyenne Egypte). Ces domaines appartenaient à des familles de notables entretenant des liens étroits avec le chef-lieu du nome, mais aussi avec Alexandrie. Le fonctionnement de tels domaines est connu par l'existence d'un important lot de papyrus regroupé sous l'appellation d'archives d'Heroninos, du nom de l'intendant qui gérait cet ensemble dans la partie sud-ouest du nome. Ces documents ne nous fournissent toutefois pas beaucoup de renseignements sur la manière dont les domaines agricoles se sont constitués. La présente étude repose sur la documentation disponible une ou deux générations plus tôt dans le village de Philadelphie, dans la partie nord-est du nome des sources documentaires, elle s'adresse aussi bien aux historiens qu'aux philologues.
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