Fichte lecteur de Machiavel. Un nouveau Prince contre l'occupation napoléonienne
Radrizzani Ives
SCHWABE
52,00 €
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EAN :9783796521690
Dans le contexte de la guerre de résistance menée par la Prusse contre les troupes napoléoniennes, au lendemain de la débâcle de Iéna, Fichte, champion de l'idéalisme, s'est passionné pour Machiavel, champion du réalisme, et s'est appliqué à le réhabiliter. Il a lu ses oeuvres, en a traduit d'importants extraits, les a accompagnés d'un commentaire célébrant la " vision plus sérieuse et plus forte de l'art politique " qu'il a cru trouver chez le Florentin. Quel est le sens de cette rencontre détonante entre deux modèles que l'on pourrait incliner à considérer comme diamétralement opposésA ? Y avait-il place pour un moment machiavélien dans la pensée fichtéenne, ou ce rapprochement incongru est-il le signe d'un profond remaniement, dû éventuellement à la pression des événements ? Derrière ces questions s'en profile une autre, plus fondamentale, concernant la nature même de la science politique : cette discipline, dans son louvoiement toujours hasardeux entre l'antirationalisme juridique comme triomphe de l'historicisme et une politique entièrement soumise aux impératifs de la raison, possède-t-elle une véritable consistance ? Les contributions réunies dans ce recueil, qui offre le premier dossier consacré à la lecture par Fichte de Machiavel, s'appliquent, chacune dans une perspective propre, à apporter un éclairage sur cette problématique, sans perdre de vue la question de l'actualité de ce débat.
Nombre de pages
158
Date de parution
14/08/2006
Poids
800g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9783796521690
Titre
Fichte lecteur de Machiavel. Un nouveau Prince contre l'occupation napoléonienne
Auteur
Radrizzani Ives
Editeur
SCHWABE
Largeur
160
Poids
800
Date de parution
20060814
Nombre de pages
158,00 €
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Pour plusieurs générations, Fichte a servi d'épouvantail idéaliste, produit extrême du dérèglement de la faculté spéculative, figure emblématique de l'orgueil humain dans sa tentative prométhéenne de tirer de la cuisse de son Moi nature, société et même Dieu. L'histoire de la réception de la philosophie fichtéenne en France se résume pour l'essentiel à la répétition d'une grossière erreur d'interprétation, propagée par les adversaires de l'entreprise transcendantale (Jacobi, Reinhold, Hegel), importe en France par Degérando et imposée par Victor Cousin. Par-delà la non-rencontre historique, les articles réunis dans ce volume tentent d'amorcer une rencontre d'ordre systématique. Dégagée des erreurs qui en viciaient fondamentalement la compréhension, la philosophie fichtéenne n'apparaît plus si " étrange " et " étrangère ". La confrontation avec d'illustres représentants de divers courants de la tradition française (Descartes, Rousseau, Maine de Biran, Lequier, Proudhon, Bergson, Sartre, Levinas) permet de mettre en évidence de multiples points de convergence, fait entrevoir la possibilité d'enrichissements réciproques et esquisse des pistes à exploiter pour affronter les problèmes du monde contemporain. Ce premier tome, destiné à poser des jalons pour une approche renouvelée de la subtile relation entre Fichte et la philosophie française, sera complété par un second tome (à paraître en 1998) consacré à l'image de la France et des Français chez Fichte, et par un troisième tome (à l'étude), consacré à l'image de Fichte dans la littérature et la philosophie françaises.
Radrizzani Ives ; Anfray Jean-Pascal ; Andrault Ra
Ce numéro est consacré à la philosophie de Salomon Maimon (1753-1800) qui fut tout à la fois l'un des plus originaux parmi les philosophes postkantiens et l'un des plus difficiles. Si la pensée de Maimon n'a pas toujours été l'objet de l'intérêt qu'elle mérite, les études qui lui sont consacrées connaissent un renouveau depuis quelques années et c'est dans cette perspective que s'inscrit ce dossier coordonné par Ives Radrizzani. Les articles qui le composent s'intéressent aux rapports de Maimon aux autres philosophes, notamment à Kant, et à deux notions centrales de sa pensée – le principe de déterminabilité et le concept de différentiel. La philosophie postkantienne est bien représentée dans ce numéro, avec un article de Jean-Baptiste Vuillerod sur l'ambivalence de l'idéal grec chez Hegel. Une chronique de philosophie morale et politique, coordonnée par Caroline Guibet Lafaye et Fabien Ferri clôt ce premier numéro de l'année 2021.
Petit manuel de non-philosophie à l'usage des philosophes et des non-philosophes, la Lettre à Fichte constitue un document phare pour la genèse du nihilisme européen. Ecrite en 1799 dans un contexte polémique, au plus fort de la Querelle dite de l'athéisme, elle est un ouvrage de guerre contre toute la philosophie occidentale, accusée d'être tendanciellement orientée vers le nihilisme. Selon Jacobi, les philosophes ont privé le monde de son épaisseur. Mystificateurs de génie, ils ont, par abstraction et réflexion, vidé la vie de sa vie, et nous présentent en triomphant une dépouille inerte qui n'est que le reflet creux de leur ego surdimensionné. La Lettre sur le nihilisme est accompagnée de textes de Jacobi, de Fichte et de Reinhold, ainsi que d'un dossier comprenant un choix représentatif de documents relatifs à cette Lettre.
La Doctrine de la science Nova Methodo est l'oeuvre maîtresse de la production fichtéenne de l'époque de Iéna. Construite sur les résultats des Principes de la Doctrine de la science, mais allant, aux dires mêmes de l'auteur, plus loin dans le développement des principes, elle commande, grâce à la déduction de l'intersubjectivité, les parties pratiques du système telles que le droit et l'éthique. Loin d'être un atout mineur, la théorie de l'intersubjectivité est censée constituer la clef de voûte de la Doctrine de la science et même de tout l'idéalisme critique : elle a pour fonction d'établir un pont entre le monde intelligible et le monde sensible, de dépasser le dualisme kantien des phénomènes et des noumènes, et d'achever le système dont Kant aurait seulement jeté les bases.
Partant de points de vue théoriques et disciplinaires variés, cet ouvrage mobilise la notion de prudence ou de « sagesse pratique » pour penser le travail social contemporain. Loin des principes tels que l'efficience, la performance, l'objectivité ou la prévisibilité du travail, la notion de prudence porte l'attention sur la singularité, la complexité, l'incertitude ou encore la vulnérabilité qui caractérisent le travail social. Les contributions réunies proposent une immersion dans différents champs d'activité (service social, animation, éducation, travail social en milieu scolaire) et mettent au jour la multiplicité des registres d'actions et de connaissances mobilisés au quotidien. Les savoir-faire professionnels sont-ils toujours cadrés par des « pouvoir-faire » organisationnels ? Comment les professionnel-le-s définissent-ils et elles les priorités, quels sont les arbitrages opérés en situation de travail ? Les espaces de délibération professionnels sont-ils suffisants pour parer l'incertitude, pour limiter au mieux les dommages à autrui, pour réfléchir aux finalités de l'activité ...
Mulhouse et Bâle sont étroitement liées depuis des siècles - politiquement, économiquement et culturellement. La Réforme en particulier a profondément façonné leur relation et a marqué un tournant décisif dans leur développement. Cette publication met en lumière la manière dont les idées de la Réforme ont influencé les échanges entre les deux villes et modifié leurs structures sociales. Parallèlement, d'autres processus historiques tels que l'industrialisation et la coopération transfrontalière sont analysés. Des scientifiques de renom montrent comment la continuité et le changement se reflètent dans l'histoire de Mulhouse et de Bâle et quelle importance la Réforme a eu pour leur identité commune.
La vision que l'on a communément de l'Empire romain sous le régime du Principat est souvent celle d'un vaste ensemble pacifié et dirigé par une puissance unique et souveraine, d'où toute menace aurait été écartée grâce à l'oeuvre fondatrice d'Auguste. Cette image, quoique réductrice, n'est pas fausse en soi. Mais qu'en est-il de l'ordre intérieur, au jour le jour et en temps de paixA ? Quels sont les facteurs d'insécurité pouvant perturber l'ordre public à l'intérieur des provincesA ? Comment les provinciaux sont-ils protégés des méfaits des voleurs, des meurtriers et des bandits isolés, ainsi que des attaques de brigands, toutes choses que la pacification augustéenne de l'Empire n'a pu faire disparaître ? En bref, comment Rome gère-t-elle la sécurité publique au sein de son Empire ? Et dans cette tâche, quelles parts sont-elles dévolues à l'armée, aux gouverneurs des provinces, aux populations locales, aux cités, aux particuliersA ? C'est à telles questions que tente de répondre cette étude, pour une partie précise de l'Empire, à savoir les provinces d'Asie Mineure, dans lesquelles l'armée romaine est peu présente et où les villes grecques connaissent une organisation civique fortement développée et jouissent par tradition d'une large autonomie municipale. En examinant les diverses institutions chargées de garantir la sécurité publique dans l'Anatolie romaine et en analysant l'interaction entre les structures impériales, provinciales et municipales mises en oeuvre à cette fin, ce travail cherche à éclairer l'organisation interne de l'empire de Rome et les rapports existants entre les autorités centrales et les communautés locales.