FICHTE ET LA FRANCE. Tome 1, Fichte et la philosophie française
Radrizzani Ives
BEAUCHESNE
32,00 €
Épuisé
EAN :9782701013602
Pour plusieurs générations, Fichte a servi d'épouvantail idéaliste, produit extrême du dérèglement de la faculté spéculative, figure emblématique de l'orgueil humain dans sa tentative prométhéenne de tirer de la cuisse de son Moi nature, société et même Dieu. L'histoire de la réception de la philosophie fichtéenne en France se résume pour l'essentiel à la répétition d'une grossière erreur d'interprétation, propagée par les adversaires de l'entreprise transcendantale (Jacobi, Reinhold, Hegel), importe en France par Degérando et imposée par Victor Cousin. Par-delà la non-rencontre historique, les articles réunis dans ce volume tentent d'amorcer une rencontre d'ordre systématique. Dégagée des erreurs qui en viciaient fondamentalement la compréhension, la philosophie fichtéenne n'apparaît plus si " étrange " et " étrangère ". La confrontation avec d'illustres représentants de divers courants de la tradition française (Descartes, Rousseau, Maine de Biran, Lequier, Proudhon, Bergson, Sartre, Levinas) permet de mettre en évidence de multiples points de convergence, fait entrevoir la possibilité d'enrichissements réciproques et esquisse des pistes à exploiter pour affronter les problèmes du monde contemporain. Ce premier tome, destiné à poser des jalons pour une approche renouvelée de la subtile relation entre Fichte et la philosophie française, sera complété par un second tome (à paraître en 1998) consacré à l'image de la France et des Français chez Fichte, et par un troisième tome (à l'étude), consacré à l'image de Fichte dans la littérature et la philosophie françaises.
Nombre de pages
280
Date de parution
12/11/1997
Poids
701g
Plus d'informations
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EAN
9782701013602
Titre
FICHTE ET LA FRANCE. Tome 1, Fichte et la philosophie française
Auteur
Radrizzani Ives
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
0
Poids
701
Date de parution
19971112
Nombre de pages
280,00 €
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Dans le contexte de la guerre de résistance menée par la Prusse contre les troupes napoléoniennes, au lendemain de la débâcle de Iéna, Fichte, champion de l'idéalisme, s'est passionné pour Machiavel, champion du réalisme, et s'est appliqué à le réhabiliter. Il a lu ses oeuvres, en a traduit d'importants extraits, les a accompagnés d'un commentaire célébrant la " vision plus sérieuse et plus forte de l'art politique " qu'il a cru trouver chez le Florentin. Quel est le sens de cette rencontre détonante entre deux modèles que l'on pourrait incliner à considérer comme diamétralement opposésA ? Y avait-il place pour un moment machiavélien dans la pensée fichtéenne, ou ce rapprochement incongru est-il le signe d'un profond remaniement, dû éventuellement à la pression des événements ? Derrière ces questions s'en profile une autre, plus fondamentale, concernant la nature même de la science politique : cette discipline, dans son louvoiement toujours hasardeux entre l'antirationalisme juridique comme triomphe de l'historicisme et une politique entièrement soumise aux impératifs de la raison, possède-t-elle une véritable consistance ? Les contributions réunies dans ce recueil, qui offre le premier dossier consacré à la lecture par Fichte de Machiavel, s'appliquent, chacune dans une perspective propre, à apporter un éclairage sur cette problématique, sans perdre de vue la question de l'actualité de ce débat.
Radrizzani Ives ; Anfray Jean-Pascal ; Andrault Ra
Ce numéro est consacré à la philosophie de Salomon Maimon (1753-1800) qui fut tout à la fois l'un des plus originaux parmi les philosophes postkantiens et l'un des plus difficiles. Si la pensée de Maimon n'a pas toujours été l'objet de l'intérêt qu'elle mérite, les études qui lui sont consacrées connaissent un renouveau depuis quelques années et c'est dans cette perspective que s'inscrit ce dossier coordonné par Ives Radrizzani. Les articles qui le composent s'intéressent aux rapports de Maimon aux autres philosophes, notamment à Kant, et à deux notions centrales de sa pensée – le principe de déterminabilité et le concept de différentiel. La philosophie postkantienne est bien représentée dans ce numéro, avec un article de Jean-Baptiste Vuillerod sur l'ambivalence de l'idéal grec chez Hegel. Une chronique de philosophie morale et politique, coordonnée par Caroline Guibet Lafaye et Fabien Ferri clôt ce premier numéro de l'année 2021.
Petit manuel de non-philosophie à l'usage des philosophes et des non-philosophes, la Lettre à Fichte constitue un document phare pour la genèse du nihilisme européen. Ecrite en 1799 dans un contexte polémique, au plus fort de la Querelle dite de l'athéisme, elle est un ouvrage de guerre contre toute la philosophie occidentale, accusée d'être tendanciellement orientée vers le nihilisme. Selon Jacobi, les philosophes ont privé le monde de son épaisseur. Mystificateurs de génie, ils ont, par abstraction et réflexion, vidé la vie de sa vie, et nous présentent en triomphant une dépouille inerte qui n'est que le reflet creux de leur ego surdimensionné. La Lettre sur le nihilisme est accompagnée de textes de Jacobi, de Fichte et de Reinhold, ainsi que d'un dossier comprenant un choix représentatif de documents relatifs à cette Lettre.
La Doctrine de la science Nova Methodo est l'oeuvre maîtresse de la production fichtéenne de l'époque de Iéna. Construite sur les résultats des Principes de la Doctrine de la science, mais allant, aux dires mêmes de l'auteur, plus loin dans le développement des principes, elle commande, grâce à la déduction de l'intersubjectivité, les parties pratiques du système telles que le droit et l'éthique. Loin d'être un atout mineur, la théorie de l'intersubjectivité est censée constituer la clef de voûte de la Doctrine de la science et même de tout l'idéalisme critique : elle a pour fonction d'établir un pont entre le monde intelligible et le monde sensible, de dépasser le dualisme kantien des phénomènes et des noumènes, et d'achever le système dont Kant aurait seulement jeté les bases.
Hildegarde de Bingen connaît ces dernières décennies une redécouverte fulgurante en France, devenant un véritable best-seller. En revanche, sa correspondance - bien que volumineuse, avec ses 474 lettres, réparties en six collections - a été laissée pour compte. A ce jour, n'ont été traduites en français que soixante lettres, dans un ordre qui ne correspond pas à celui qu'Hildegarde a donné dans le Liber epistolarum, consigné dans le Riesencodex. Ce dernier, au lieu de la classer en fonction de ses correspondants, inscrit chaque lettre dans son projet théologique et littéraire. S'appuyant sur le reclassement des lettres d'Hildegarde, par Mechtild Dreyer et son équipe, cet ouvrage met en valeur l'apport théologique de ce Livre des Lettres, tout en l'inscrivant dans l'oeuvre d'Hildegarde. Il présente non seulement son triptyque visionnaire, mais aussi sa réflexion sur la musique (Lettre XXII), sur la liberté et sur d'autres sujets fondamentaux. L'analyse permet également de situer Hildegarde de Bingen par rapport à d'autres mystiques de son époque - notamment, Bernard de Clairvaux et Elisabeth de Schönau - et de faire le point sur la nature de leur échanges épistolaires. L'originalité de la correspondance d'Hildegarde sera mise en valeur par rapport à celle d'Anselme de Cantorbéry ou de Catherine de Sienne. Ce travail de première main constitue ainsi une contribution importante aux études hildegardiennes. Ont contribué à cet ouvrage : Silvia Bara Bancel, Yannick Beuvelet, Emmanuel Bohler, Jean Devriendt, Mechtild Dreyer, Stéphane Dufour, Michael Embach, Bruno Hayet, Jean-Claude Lagarrigue, Laurence Mellerin, Philippe Molac, Paulo Rodriguez, Harald Schwaetzer, Jean-Louis Sohet, Eric Tillette de Clermont-Tonnerre, Michel Van Parys, Marie-Anne Vannier.
Résumé : Mozart aurait-il été heureux de disposer d'un Steinway de 2010 ? L'aurait-il préféré à ses pianofortes ? Et Chopin, entre un piano ro- mantique et un piano moderne, qu'aurait-il choisi ... Entre la puissance du piano d'aujourd'hui et les nuances perdues des pianos d'hier, où irait le c'ur des uns et des autres ... Personne ne le saura jamais. Mais une chose est sûre : ni Mozart, ni les autres compositeurs du passé n'auraient composé leurs oeuvres de la même façon si leur instrument avait été différent, s'il avait été celui d'aujourd'hui. Mais en quoi était-il si différent ? En quoi influence-t-il l?écriture du compositeur ? Le piano moderne standardisé, comporte-t-il les qualités de tous les pianos anciens ? Est-ce un bien ? Est-ce un mal ? Qui a raison, des tenants des uns et des tenants des autres ? Et est-ce que ces questions ont un sens ... Un voyage à travers les âges du piano, à travers ses qualités gagnées et perdues, à travers ses métamorphoses, voilà à quoi convie ce livre polémique conçu par un des fervents amoureux de cet instrument magique.