J'étais assise, la tête renversée en arrière, la coiffeuse en train de me laver les cheveux et un instant, j'ai eu peur qu'en me massant lentement le cuir chevelu, elle palpe mes pensées. Malaxer ces questions embrouillées, ces réflexions apeurées qui me trottaient dans le crâne. Moi seule devais trouver les réponses à tout cela, ses réponses à lui étaient toujours identiques, univoques, uniques. Ses réponses lui appartenaient. Qu'est-ce qui était encore à moi, rien qu'à moi ? " Dans ce recueil de portraits cyniques et décalés, Agata TomaÅic démontre que ce sont parfois les personnages les plus triviaux qui s'avèrent les plus imprévisibles. Une veuve sans histoires, un fils trop chéri par sa mère bien-aimée, un jeune cadre bouffi d'orgueilâ- Autant de destins ordinaires déboussolés par les petites singularités du quotidien, qui peuvent cacher de sombres affaires d'amours abusives, de plantes invasives ou encore de roi grenouille !
Nombre de pages
214
Date de parution
15/09/2023
Poids
258g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782493823106
Titre
Ce que l'on ne peut confier à sa coiffeuse
Auteur
Tomazic Agata ; Baldeck Stéphane
Editeur
TROPISMES
Largeur
140
Poids
258
Date de parution
20230915
Nombre de pages
214,00 €
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Dans ce recueil de portraits cyniques et décalés, Agata Tomaži? démontre que ce sont parfois les personnages les plus triviaux qui s'avèrent les plus imprévisibles. Une veuve sans histoires, un fils trop chéri par sa mère bien-aimée, un jeune cadre bouffi d'orgueil... Autant de destins ordinaires déboussolés par les petites singularités du quotidien, qui peuvent cacher de sombres affaires d'amours abusives, de plantes invasives ou encore de roi grenouille !
C'est le récit d'un monde qui disparaît pour céder la place à une nouvelle ère... Celui de la presse écrite, jugée jadis comme un refuge d'intellos intrépides. Le monde de Metod, rédacteur en chef d'un quotidien à l'agonie, réduit à obéir aux desiderata d'une grande entreprise qui vient d'acheter son journal, sans vraiment en comprendre les ordres ni les raisons. Face à ce quinquagénaire désabusé, Oïbej, jeune millionnaire de la Silicon Valley qui vient de faire fortune en vendant une appli qui ne sert absolument à rien... Pourtant, c'est lui qui représente l'avenir en train de naître. Lui qui prendra la place de Metod, et qui sera à la tête des futurs quotidiens sans message ni âme... Une satire sociétale délicieusement virulente, inspirée de l'histoire personnelle de l'autrice, parfois grinçante mais souvent à pleurer de rire !
Une autrice. Dont l'autorisation de publier son roman est suspendue par le bureau de la censure. Lors d'un entretien avec le chef de service, suite à un coup de fil que reçoit ce dernier, elle se retrouve enfermée seule dans la salle des manuscrits interdits.Un éditeur. Qui vit une folle et tendre romance avec une archiviste. Ensemble, ils ont un projet dément : publier les textes interdits dans leur pays.Une jeune femme. Enceinte, qui apprend le décès brutal de sa mère dans un accident de voiture. Son mari occupe une bonne position : chef au bureau de la censure. Dans le portable de sa défunte mère, des messages à un homme mystérieux qui évoquent des textes interdits...Un jeune homme, chargé de nettoyer un endroit des plus lugubres. En transportant des sacs poubelles remplis de manuscrits, il tombe sur un texte intitulé "Je ne suis pas un roman !" Nasim Vahabi nous transporte dans un monde où la liberté d'expression est brimée par une bureaucratie aux allures dystopiques. Une résistance s'y organise tant bien que mal et insuffle un vent d'espoir et de protestation dans ce roman percutant aux accents métaphysiques...
Ostaïnitsa – " vierge jurée " : femme qui fait serment de virginité et commence à mener une vie d'homme et de chef de famille dans des sociétés patriarcales au nord de l'Albanie, au Kosovo, en Macédoine, Serbie, Monténégro, Croatie, Bosnie - ces contrées où règne le kanun. C'est un changement de genre constitutionnellement admis par un serment qui, une fois prononcé, permet à la femme d'acquérir tous les droits d'un homme. De nos jours, il ne reste que quelques vierges jurées. Tout cela se passe à seulement 537 kilomètres de la Bulgarie. Ce n'est ni un mythe ni un conte. Dans ce roman puissant de Rene Karabash, on suit l'histoire de Bekia qui devient Matia. La vie de Bekia nous est dévoilée à travers son dialogue/monologue avec une journaliste venue réaliser un documentaire sur la dernière vierge jurée des Balkans. Bekia décide de devenir une vierge jurée après avoir été violée par l'idiot du village la veille de ses noces avec Nemania : ce dernier, découvrant qu'elle n'était pas " pure " aurait le droit de la tuer. Elle adopte le prénom masculin de Matia et renonce à la femme en elle. Par ce renoncement, elle entache l'honneur de celui qu'elle devait épouser et engage ainsi sa famille dans l'une de ces vendettas qui font partie du quotidien des habitants de ces contrées...
Résumé : "Les petits pays se présentent comme des monstres sans pitié quand il s'agit du concept de la patrie. Plus le pays est petit, plus tu lui es redevable. Plus il est petit, plus tes jambes s'enfoncent dans sa fange vivante. Plus il est petit, plus tu as des obligations envers lui. Plus il est petit, plus tu es dans la merde. Pour être sincère, je ne veux plus appartenir à aucun pays. Je me sens fils de toutes les nations. Enfant de toutes les mères. De tous les pères. Partout dans le monde." C'est l'été, entre Tirana et Pristina. Un homme en pleine introspection. Il va devenir père : concept qui expose tout son être face à la complexité et l'absurdité de la vie. Souvenirs de guerre, liens parentaux, rapports avec la littérature contemporaine et son pays, relations amoureuses, regard des autres, perte d'un être cher, liberté... Un texte court et percutant qui a remporté le prestigieux Prix de littérature de l'Union européenne, désignant Selmani comme l'une des grandes voix européennes à suivre.
Résumé : Les meilleures histoires sont celles que l'on raconte petit à petit, par fragments, un menu morceau à la fois. On se souvient d'une anecdote, et de cette mémoire naissent les plus beaux des récits. C'est comme se poser avec un ami et engager une conversation sur soi, sur son enfance à la campagne, maman, et surtout papa, les oncles, les tantes, les cousins... Dans ces moments-là, il s'agit d'expliquer ce qu'il y a de plus simple, sans prétention, ni pathos, ni honte. Le premier incendie auquel on a assisté avec avidité, la perte d'un être cher qui nous prépare à d'autres départs, les papillons morts auxquels on organise les plus belles des funérailles, faire pipi debout, les bruits et les animaux de la campagne, les petits boulots, et l'idée que maman pourrait tout à fait être Sting, si seulement elle en avait envie. Un texte chargé d'émotions et d'humour, qu'on peut décrire comme "un roman plein de vie sur la mort", un roman sur la perte du père et de l'enfance, sur la difficulté de