Ce que l'on ne peut confier à sa coiffeuse. Histoires slovènes délicieusement ordinaires
Tomazic Agata ; Baldeck Stéphane
BELLEVILLE
18,00 €
Epuisé
EAN :9791095604303
J'étais assise, la tête renversée en arrière, la coiffeuse en train de me laver les cheveux et un instant, j'ai eu peur qu'en me massant lentement le cuir chevelu, elle palpe mes pensées. Malaxer ces questions embrouillées, ces réflexions apeurées qui me trottaient dans le crâne. Moi seule devais trouver les réponses à tout cela, ses réponses à lui étaient toujours identiques, univoques, uniques. Ses réponses lui appartenaient. Qu'est-ce qui était encore à moi, rien qu'à moi ? Dans ce recueil de portraits délicieusement décalés, Agata Toma?ic démontre que ce sont parfois les personnages les plus triviaux qui s'avèrent les plus imprévisibles. Une veuve sans histoires, un fils trop chéri par sa mère bien-aimée, un jeune cadre bouffi d'orgueil.. Autant de destins ordinaires qui peuvent cacher de sombres affaires d'amours abusives, de migrants aux visages de pierre, de plantes invasives ou encore de roi-grenouille. Des personnages solitaires et déboussolés par les petites singularités du q
Nombre de pages
204
Date de parution
06/03/2020
Poids
270g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9791095604303
Titre
Ce que l'on ne peut confier à sa coiffeuse. Histoires slovènes délicieusement ordinaires
Auteur
Tomazic Agata ; Baldeck Stéphane
Editeur
BELLEVILLE
Largeur
140
Poids
270
Date de parution
20200306
Nombre de pages
204,00 €
Disponibilité
Epuisé
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J'étais assise, la tête renversée en arrière, la coiffeuse en train de me laver les cheveux et un instant, j'ai eu peur qu'en me massant lentement le cuir chevelu, elle palpe mes pensées. Malaxer ces questions embrouillées, ces réflexions apeurées qui me trottaient dans le crâne. Moi seule devais trouver les réponses à tout cela, ses réponses à lui étaient toujours identiques, univoques, uniques. Ses réponses lui appartenaient. Qu'est-ce qui était encore à moi, rien qu'à moi ? " Dans ce recueil de portraits cyniques et décalés, Agata TomaÅic démontre que ce sont parfois les personnages les plus triviaux qui s'avèrent les plus imprévisibles. Une veuve sans histoires, un fils trop chéri par sa mère bien-aimée, un jeune cadre bouffi d'orgueilâ- Autant de destins ordinaires déboussolés par les petites singularités du quotidien, qui peuvent cacher de sombres affaires d'amours abusives, de plantes invasives ou encore de roi grenouille !
C'est le récit d'un monde qui disparait pour céder la place à une nouvelle ère. Celui de la presse écrite, jugée jadis comme un refuge d'intellos et de journalistes intrépides, personnifiés dans le personnage de Metod, rédacteur-en-chef d'un quotidien à l'agonie, réduit à obéir aux désidératas d'une grande entreprise qui vient d'acheter son journal, sans vraiment en comprendre les ordres ni les raisons. Face à ce quinquagénaire désabusé, Ozbej, jeune millionnaire de la Silicon Valley qui vient de faire fortune en vendant une appli qui ne sert absolument à rien... Pourtant, c'est lui qui représente l'avenir en train de naître. Lui qui prendra la place de Metod, et qui sera la tête des futurs quotidiens sans message ni âme. Écrit en 2016, ce roman s'inspire de l'histoire de l'autrice qui a connu la mort de la presse écrite engagée dans son pays. Agata Tomazic décrit la détérioration des médias, jadis pilier de l'information, qui ne sont aujourd'hui qu'une caricature d'eux-mêmes.
Robert, dit Roro, fait une fugue. Il a 14 ans et quitte sa cité en banlieue parisienne. Il en assez de se faire humilier par les plus grands de son quartier. Il décide d'écouter les voix qui le conseillent. Sur sa route, il rencontrera Shlomo, un vieux juif qui fuit sa lugubre maison de retraite, puis Eleftéria, qui veut échapper à une mère despotique et alcoolique. Tous trois entendent des voix qui les guident vers une destination inconnue. Au bout de cette fugue trouveront-ils des réponses à leur mal de vivre ...
Il s'est attribué le nom de Charlie et est obsédé par deux choses : la musique rockabilly et sa coiffure, une banane soigneusement sculptée au gel, qu'il vente ou qu'il pleuve. En concert ou dans la rue, il est toujours en quête d'un reflet pour vérifier sa tignasse. La nuit, il met en place les stratagèmes les plus astucieux pour éviter toute mèche rebelle, à coups d'oreillers soigneusement disposés autour de son crâne. Au grand dam de son père, un cul-terreux qu'il vaut mieux fuir lorsqu'il a bu s'il veut s'épargner coups et insultesâ?- Alors que les premiers soubresauts de la guerre se font ressentir, Charlie doit affronter son entrée dans une vie d'adulte qu'il ne désire pas. Au fil des pages, Damir Karaka? dépeint la relation complexe qui unit le narrateur à sa famille et son pays, très ancrés dans les traditions. Une relation oppressante et toxique à une société dont la jeune génération, confrontée aux premiers signes de la catastrophe imminente, peine à trouver sa place.
Comme s'il savait que je ne voulais pas de ce mariage, voilà que notre voisin meurt avant même que mon henné ait eu le temps de sécher ! Elle était tellement triste, Sibel, mais ça ne l'a pas empêchée de se consoler avec l'espoir que ce décès annulerait la cérémonie. Avant de venir au salon, sa future belle-mère n'avait cessé de marmonner : "Il a bien choisi son jour pour mourir ! Maintenant, la moitié des villageois ne viendra pas au mariage, il aurait pu attendre un jour ou deux, paix à son âme !"