Les papyrus de la mer Rouge IV. Fragments de papyrus du « grand dépôt » et documents d’autres proven
Tallet Pierre
IFAO
75,00 €
Prévente
Sortie prévue le 19 novembre 2026
EAN :9782724711806
Les plus anciens papyrus du monde enfin complètement édités. Ce quatrième volume consacré à la publication des papyrus du Ouadi el-Jarf regroupe un matériel bien plus hétérogène que celui qui était l'objet des trois volumes précédents, tous consacrés exclusivement à un lot documentaire cohérent. Nous y présentons tout d'abord - sous la cote V - les derniers fragments de papyrus qui appartiennent au " grand dépôt " mis au jour à la fois sur l'esplanade qui se trouve au-devant des galeries G1 et G2, et dans une " fosse " du système de fermeture de la galerie G1. Il s'agit pour beaucoup d'éléments relativement modestes, qu'il n'a pas été possible, au moins dans un premier temps, de rattacher formellement aux 22 documents de même provenance publiés à ce jour (papyrus A à U et papyrus Aa). On trouvera ensuite, sous la cote W une série de fragments provenant de l'avant des galeries G7 et G17, dans le système de fermeture ainsi qu'au-devant des galeries G3-G6. Un lot encore plus modeste - présenté sous la cote Y - a été recueilli au-devant des galeries G11-G12. Il s'agit cette fois ci de pertes occasionnelles de papyrus, qui correspondent sans aucun doute à la phase de fonctionnement des galeries, avant leur fermeture. Enfin, la cote Z permet de la même manière de publier une série de fragments qui ont été découverts à l'avant des galeries G1 et G2, mais cette fois dans des niveaux qui sont antérieurs à la mise en place des blocs de fermeture, et qui sont vraisemblablement, de ce fait, les plus anciens mis au jour sur le site. Ce dernier volume est également l'occasion de faire un rapide bilan des informations livrées par l'ensemble du lot documentaire : dates et modalités de la fréquentation du site, organisation du travail et des équipes, livraisons de matériel et de vivres. This fourth volume devoted to the publication of the Wadi el-Jarf papyri presents material considerably more heterogeneous than that covered in the first three volumes of this series, which focused exclusively on coherent documentary sets. To begin with, under reference V, we present the last papyrus fragments from the "large deposit" uncovered both on the esplanade in front of caves G1 and G2, and within a pit associated with the closing system of gallery G1. Many of these fragments are relatively modest and could not, at least initially, be formally linked to the 22 documents of the same provenance published to date (papyri A to U and Aa). Next, under reference W, we include a series of fragments from the access to galleries G7 and G17, within the closure system, and in front of galleries G3-G6. A smaller group, designated under reference Y, was excavated in front of galleries G11-G12. These fragments represent occasional losses, clearly corresponding to the operational phase of the galleries prior to their closure. Finally, reference Z allows for the publication of fragments discovered in front of galleries G1 and G2, but from stratigraphic levels predating the installation of the closure blocks, likely making them the oldest papyri found at the site. This volume also provides an opportunity to summarize key insights from the entire corpus : the chronology and patterns of site occupation, the organization of labor and teams, and the delivery of tools and commodities.
Nombre de pages
300
Date de parution
19/11/2026
Poids
530g
Largeur
240mm
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EAN
9782724711806
Auteur
Tallet Pierre
Editeur
IFAO
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20261119
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300,00 €
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Les deux volumes de cet ouvrage présentent les premiers résultats d?un survey de la zone minière du sud Sinaï engagé en 2006, ayant pour objectif l?étude de la présence égyptienne au sud de la péninsule. Ils apportent un complément notable au travail d?A.H. Gardiner, T.E. Peet et J. Cerny, "Inscriptions of Sinai", publié il y a plus de soixante ans et qui présentait 471 documents compris entre la IIIe dynastie et la fin du Nouvel Empire. Le présent ouvrage établit le catalogue des inscriptions qui ont été découvertes depuis (dont certaines sont beaucoup plus anciennes que celles relevées jusqu?ici) et reprend un certain nombre de textes déjà connus. Les sites font l?objet d?une rapide présentation, accompagnée d?un plan topographique ; aux inscriptions rupestres du Sinaï proprement dit, a été ajouté du matériel provenant d?autres sites jalonnant le parcours des mêmes expéditions minières, afin d?en avoir une vision d?ensemble.
Le site du Ouadi el-Jarf, fouillé depuis 2011, est un port sur la mer Rouge qui a été utilisé au début de la IVe dynastie pour se rendre par voie maritime aux mines de turquoises et de cuivre du sud-ouest de la péninsule du Sinaï. Lors de la campagne de 2013, un important lot de papyrus daté de la fin du règne de Chéops a été mis au jour à l'entrée de l'une des galeries-magasins qui sont l'un des traits caractéristiques du site. Ces documents sont à ce jour les plus anciens papyrus hiératiques jamais découverts. Ils constituent les archives d'une équipe de marins et se subdivisent en deux grandes catégories : des comptabilités enregistrant des livraisons de différents produits, et des journaux de bord qui couvrent plusieurs mois d'activité de cette équipe. Ces derniers décrivent des missions effectuées sous la direction de l'inspecteur Merer, et concernent pour l'essentiel le transport par voie fluviale de blocs de calcaire des carrières de Toura vers le chantier de la grande pyramide de Chéops, alors en construction sur l'autre rive du Nil. Cet ouvrage est la publication des deux journaux de bord les mieux préservés de ce lot.
Ce troisième volume consacré à la zone minière du Sud-Sinaï a pour objectif l'étude des expéditions envoyées par l'Etat pharaonique vers la Péninsule, des origines de l'histoire égyptienne à la fin du Nouvel Empire, en utilisant l'ensemble de la documentation qui est actuellement à notre disposition. Celle-ci s'est largement renouvelée ces dernières années, à la fois grâce à des missions de prospection effectuées au Sinaï, et grâce à l'abondant matériel obtenu lors de la fouille des sites portuaires récemment identifiés sur la côte de la mer Rouge, à Ayn Soukhna et au ouadi el-Jarf, qui ont servi de points d'embarquement à certaines de ces expéditions. La première partie de cette étude s'intéresse de façon générale à l'organisation de ces opérations, en examinant tour à tour les lieux qu'elles parcouraient, les différentes catégories de main d'oeuvre qu'elles incorporaient et les produits qu'elles étaient susceptibles de rapporter dans la vallée du Nil. Un catalogue de l'ensemble des missions attestées - plus d'une centaine au total - est ensuite établi période par période, en regroupant à chaque fois l'ensemble des sources connues.
La documentation égyptienne nous informe sur la préparation des denrées essentielles et sur la mentalité qui préside à la réalisation des plats. Or, en l'absence de véritables recettes, on en est réduit à deviner ce qui figure sur la table de l'Égyptien de l'Antiquité, qu'il s'agisse du pharaon et de son entourage ou du petit peuple : pain et gâteaux, viandes et poissons, fruits et légumes, corps gras, sucres et épices, boissons... Le tout illustré par un exemple concret : que nous apprennent les papyrus de la mer Rouge sur l'alimentation des ouvriers qui ont participé à la construction de la pyramide de Cheops ? Enfin, une trentaine de recettes simples, restituées d'après ces données, offrent la possibilité de manger, banqueter et s'enivrer à la manière des pharaons !
Une autre manière de découvrir Le Caire. Structuré autour de 3 itinéraires, ce guide nous invite à découvrir Le Caire, l'une des plus belles villes médiévales du monde. Ses quartiers, ses rues, ses places et ses monuments sont les témoins de l'histoire extraordinaire de cette capitale pluriséculaire. Le guide entend rendre ses lettres de noblesse à ce patrimoine urbain majeur. De nombreux récits et anecdotes en ponctuent la lecture. Ils poussent les visiteurs à se plonger dans des séquences historiques où la poésie se mêle à l'humour et aux coups de sang des puissants et des habitants qui ont peu à peu façonné des lieux et des monuments emblématiques. Chaque itinéraire est richement illustré afin d'accompagner les lecteurs dans cette exploration urbaine, et ainsi ancrer ces récits du passé dans le présent tour à tour bouillonnant et secret de la ville. Une rubrique "pour aller plus loin" permet de prolonger ces itinéraires et de disposer d'outils (repères chronologiques, glossaires lexicaux, visuels et architecturaux) pensés pour rendre le guide lisible et compréhensif pour tous. Ne reste qu'aux amateurs d'un tourisme éclairé par l'histoire à ouvrir grand les yeux !
La chapelle d'Osiris Ounnefer maître des aliments, reposoir du "fétiche" d'Abydos à Karnak : un témoignage exceptionnel du développement du culte osirien dans l'Egypte tardive. La chapelle d'Osiris Ounnefer Neb djefaou est l'un des multiples édifices osiriens construits en périphérie du temple d'Amon-Rê de Karnak au Ier millénaire avant J. -C. Ses riches décors révèlent sa fonction de reposoir du "fétiche" abydénien à la fin de la XXVIe dynastie, sous le pontificat de la Divine Adoratrice Ankhnesnéferibrê (VIe s. av. J. -C.). Le présent volume comporte la publication épigraphique du monument incluant une traduction, un commentaire perpétuel et une paléographie hiéroglyphique. Le travail de reconstitution des parois s'est appuyé sur des documents d'archives comme sur les travaux archéologiques menés parallèlement aux relevés, qui ont livré des blocs complétant les élévations. L'édition des textes est associée à une analyse approfondie du programme décoratif. L'étude consacrée à la forme spécifique du dieu Osiris "Ounnefer Maître des aliments" permet d'aborder la question des nombreuses épiclèses accordées au dieu dans les multiples édifices qui lui sont dédiés à Karnak. Quant à la théologie d'Abydos et au culte du "fétiche" , ils sont replacés dans une tradition qui remonte au début du IIe millénaire av. J. -C. pour mettre en évidence la manière dont elle a été acclimatée à Thèbes et fait l'objet d'une élaboration érudite par le grand intendant Sheshonq (A), concepteur de la chapelle.
La Hafiziyya est une confrérie soufie de taille modeste, installée dans le sud du gouvernorat de Giza depuis le XIXe siècle. Cette petite confrérie, affiliée à la Halwatiyya, confrérie plus ancienne et aujourd'hui l'une des plus importantes d'Egypte, contribue à l'organisation de la vie religieuse locale par ses pèlerinages et ses rassemblements. La famille de son cheikh fondateur, 'Abd al-Hafiz (m. 1303/1886), dirige toujours la confrérie et a acquis une notabilité locale, au point d'exercer des fonctions politiques et d'arbitrage importantes. Une étude de terrain a permis de montrer l'ancrage d'une mémoire collective dans des pratiques confrériques héritées de l'enseignement du cheikh et ses descendants, se réclamant elles-mêmes de la tradition de la Halwatiyya. Un manuel de soufisme, la Hidayat al-ragibin fi al-sayr wa-I-suluk ila malik al-muluk rabb al-'alamin [La Bonne direction pour ceux qui désirent cheminer vers le Roi des rois Seigneur des mondes], assume ce rôle de transmission écrite ; l'étude de la tradition orale révèle quant à elle le travail de la mémoire et la formation d'une identité confrérique locale et originale. Faire l'histoire de la Hàfiziyya conduit à évoquer l'histoire sociale des campagnes égyptiennes et à comprendre comment s'articule l'identité locale d'une modeste confrérie de Moyenne-Egypte avec une tradition confrérique plus large et pluriséculaire.
La décoration de la porte d'Horus est un condensé théologique des doctrines d'Edfou et de Dendara. Totalement inédits jusqu'à présent, les textes et représentations de l'édifice constituent l'ultime production sacerdotale d'une ville déjà florissante à l'Ancien Empire. La décoration de la porte d'Horus est un condensé théologique des doctrines d'Edfou et de Dendara ; elle a été conçue à la dernière époque glorieuse de la ville, au deuxième siècle ap. J.-C. La façade nord est réservée à Horus, le passage à Hathor ; quant à la façade sud, elle constitue une source exceptionnelle sur les mystères d'Osiris. Les figurines végétales, y apprend-on, étaient préparées dans l'enceinte du domaine d'Horus, puis transférées dans la nécropole d'Osiris située quelque sept cents mètres plus loin dans le désert. Les textes, empruntés aux archives osiriennes, apportent beaucoup sur l'histoire et l'archéologie du site.