Les papyrus de la mer Rouge. Tome 1, Le "journal de Merer" (papyrus Jarf A et B)
Tallet Pierre
IFAO
37,00 €
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EAN :9782724707069
Le site du Ouadi el-Jarf, fouillé depuis 2011, est un port sur la mer Rouge qui a été utilisé au début de la IVe dynastie pour se rendre par voie maritime aux mines de turquoises et de cuivre du sud-ouest de la péninsule du Sinaï. Lors de la campagne de 2013, un important lot de papyrus daté de la fin du règne de Chéops a été mis au jour à l'entrée de l'une des galeries-magasins qui sont l'un des traits caractéristiques du site. Ces documents sont à ce jour les plus anciens papyrus hiératiques jamais découverts. Ils constituent les archives d'une équipe de marins et se subdivisent en deux grandes catégories : des comptabilités enregistrant des livraisons de différents produits, et des journaux de bord qui couvrent plusieurs mois d'activité de cette équipe. Ces derniers décrivent des missions effectuées sous la direction de l'inspecteur Merer, et concernent pour l'essentiel le transport par voie fluviale de blocs de calcaire des carrières de Toura vers le chantier de la grande pyramide de Chéops, alors en construction sur l'autre rive du Nil. Cet ouvrage est la publication des deux journaux de bord les mieux préservés de ce lot.
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Nombre de pages
176
Date de parution
27/05/2017
Poids
1 307g
Largeur
244mm
Plus d'informations
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EAN
9782724707069
Titre
Les papyrus de la mer Rouge. Tome 1, Le "journal de Merer" (papyrus Jarf A et B)
Auteur
Tallet Pierre
Editeur
IFAO
Largeur
244
Poids
1307
Date de parution
20170527
Nombre de pages
176,00 €
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Les deux volumes de cet ouvrage présentent les premiers résultats d?un survey de la zone minière du sud Sinaï engagé en 2006, ayant pour objectif l?étude de la présence égyptienne au sud de la péninsule. Ils apportent un complément notable au travail d?A.H. Gardiner, T.E. Peet et J. Cerny, "Inscriptions of Sinai", publié il y a plus de soixante ans et qui présentait 471 documents compris entre la IIIe dynastie et la fin du Nouvel Empire. Le présent ouvrage établit le catalogue des inscriptions qui ont été découvertes depuis (dont certaines sont beaucoup plus anciennes que celles relevées jusqu?ici) et reprend un certain nombre de textes déjà connus. Les sites font l?objet d?une rapide présentation, accompagnée d?un plan topographique ; aux inscriptions rupestres du Sinaï proprement dit, a été ajouté du matériel provenant d?autres sites jalonnant le parcours des mêmes expéditions minières, afin d?en avoir une vision d?ensemble.
Ce troisième volume consacré à la zone minière du Sud-Sinaï a pour objectif l'étude des expéditions envoyées par l'Etat pharaonique vers la Péninsule, des origines de l'histoire égyptienne à la fin du Nouvel Empire, en utilisant l'ensemble de la documentation qui est actuellement à notre disposition. Celle-ci s'est largement renouvelée ces dernières années, à la fois grâce à des missions de prospection effectuées au Sinaï, et grâce à l'abondant matériel obtenu lors de la fouille des sites portuaires récemment identifiés sur la côte de la mer Rouge, à Ayn Soukhna et au ouadi el-Jarf, qui ont servi de points d'embarquement à certaines de ces expéditions. La première partie de cette étude s'intéresse de façon générale à l'organisation de ces opérations, en examinant tour à tour les lieux qu'elles parcouraient, les différentes catégories de main d'oeuvre qu'elles incorporaient et les produits qu'elles étaient susceptibles de rapporter dans la vallée du Nil. Un catalogue de l'ensemble des missions attestées - plus d'une centaine au total - est ensuite établi période par période, en regroupant à chaque fois l'ensemble des sources connues.
Ancien élève de l'Ecole normale supérieure, Pierre Tallet est agrégé d'histoire et docteur en égyptologie. Il est actuellement maître de conférences à l'université de Paris-Sorbonne, et dirige plusieurs programmes archéologiques en Egypte sur la côte de la mer Rouge et au Sinai. Il est notamment l'auteur de Sésostris III et la fin de la XIIe dynastie (Pygmalion, 2005).
Célébré pendant des générations d'Egyptiens, vénéré à l'égal d'un dieu après sa mort, Sésostris III fut considéré par ses successeurs comme le modèle même du souverain égyptien. Ce très grand homme d'Etat perçut la nécessité de contrôler les régions frontalières du pays et construisit en Nubie un réseau de forteresses dont l'architecture préfigura celle de nos châteaux forts. Pierre Tallet dresse le portrait d'une époque phare de la civilisation égyptienne au XIXe siècle avant J-C, en s'appuyant sur les dernières découvertes archéologiques. Il nous permet ainsi de cerner la personnalité de Sésostris III à travers ses réalisations et ses volontés politiques. Il explore les complexes funéraires royaux, nous dévoile le message que le souverain voulut inscrire dans l'austérité des multiples effigies de sa personne qu'il plaça tout au long de la Vallée du Nil. Tous les aspects de la vie quotidienne en Egypte s'animent sous sa plume à travers les différentes couches de la société.
La Hafiziyya est une confrérie soufie de taille modeste, installée dans le sud du gouvernorat de Giza depuis le XIXe siècle. Cette petite confrérie, affiliée à la Halwatiyya, confrérie plus ancienne et aujourd'hui l'une des plus importantes d'Egypte, contribue à l'organisation de la vie religieuse locale par ses pèlerinages et ses rassemblements. La famille de son cheikh fondateur, 'Abd al-Hafiz (m. 1303/1886), dirige toujours la confrérie et a acquis une notabilité locale, au point d'exercer des fonctions politiques et d'arbitrage importantes. Une étude de terrain a permis de montrer l'ancrage d'une mémoire collective dans des pratiques confrériques héritées de l'enseignement du cheikh et ses descendants, se réclamant elles-mêmes de la tradition de la Halwatiyya. Un manuel de soufisme, la Hidayat al-ragibin fi al-sayr wa-I-suluk ila malik al-muluk rabb al-'alamin [La Bonne direction pour ceux qui désirent cheminer vers le Roi des rois Seigneur des mondes], assume ce rôle de transmission écrite ; l'étude de la tradition orale révèle quant à elle le travail de la mémoire et la formation d'une identité confrérique locale et originale. Faire l'histoire de la Hàfiziyya conduit à évoquer l'histoire sociale des campagnes égyptiennes et à comprendre comment s'articule l'identité locale d'une modeste confrérie de Moyenne-Egypte avec une tradition confrérique plus large et pluriséculaire.
A Dendara, le domaine d'Horus est indépendant de celui d'Hathor ; diverses processions reliaient cependant les deux espaces sacrés. Horus était le maître de Dendara, époux d'Hathor maîtresse de Dendara, et Edfou et Dendara ne forment qu'un seul nome. Les deux divinités incarnent la royauté, masculine et féminine, transmise par Rê d'Héliopolis. Totalement inédits jusqu'à présent, les textes et représentations de l'édifice constituent l'ultime production sacerdotale d'une ville déjà florissante à l'Ancien Empire.