La chapelle d’Osiris Ounnefer Neb-djefaou. Un reposoir saïte du « fétiche » abydénien à Karnak
Coulon Laurent
IFAO
65,00 €
Prévente
Sortie prévue le 18 novembre 2026
EAN :9782724711264
La chapelle d'Osiris Ounnefer maître des aliments, reposoir du "fétiche" d'Abydos à Karnak : un témoignage exceptionnel du développement du culte osirien dans l'Egypte tardive. La chapelle d'Osiris Ounnefer Neb djefaou est l'un des multiples édifices osiriens construits en périphérie du temple d'Amon-Rê de Karnak au Ier millénaire avant J. -C. Ses riches décors révèlent sa fonction de reposoir du "fétiche" abydénien à la fin de la XXVIe dynastie, sous le pontificat de la Divine Adoratrice Ankhnesnéferibrê (VIe s. av. J. -C.). Le présent volume comporte la publication épigraphique du monument incluant une traduction, un commentaire perpétuel et une paléographie hiéroglyphique. Le travail de reconstitution des parois s'est appuyé sur des documents d'archives comme sur les travaux archéologiques menés parallèlement aux relevés, qui ont livré des blocs complétant les élévations. L'édition des textes est associée à une analyse approfondie du programme décoratif. L'étude consacrée à la forme spécifique du dieu Osiris "Ounnefer Maître des aliments" permet d'aborder la question des nombreuses épiclèses accordées au dieu dans les multiples édifices qui lui sont dédiés à Karnak. Quant à la théologie d'Abydos et au culte du "fétiche" , ils sont replacés dans une tradition qui remonte au début du IIe millénaire av. J. -C. pour mettre en évidence la manière dont elle a été acclimatée à Thèbes et fait l'objet d'une élaboration érudite par le grand intendant Sheshonq (A), concepteur de la chapelle.
Nombre de pages
500
Date de parution
18/11/2026
Poids
300g
Largeur
240mm
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EAN
9782724711264
Auteur
Coulon Laurent
Editeur
IFAO
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Date de parution
20261118
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L'une des mutations les plus importantes de la religion égyptienne au Ier millénaire av. J.-C. est la montée en puissance du culte d'Osiris au sein des sanctuaires divins. La dévotion pour le dieu des morts n'est plus alors cantonnée au domaine funéraire ou à ses métropoles traditionnelles, et Osiris s'affirme comme le parangon du souverain auquel chaque pharaon veut s'identifier, tout en recueillant également les aspirations "populaires" à une religion de salut. Cet essor à la fois théologique, politique et populaire du culte osirien, qui rayonne ensuite dans l'ensemble du monde méditerranéen, est un phénomène d'échelle nationale mais qui se décline dans les provinces d'Egypte en autant de variantes régionales s'enracinant dans le substrat des traditions locales. Le but du colloque qui s'est tenu à la Maison de l'Orient et de la Méditerranée de Lyon les 8 et 9 juillet zoos était de mettre en évidence la diversité aussi bien que les traits communs des manifestations du culte d'Osiris à travers les différents sites d'Egypte au Ier millénaire av. J.-C. Les contributions réunies ici présentent à la fois des découvertes archéologiques récentes, notamment à Héracléion, Karnak ou Oxyrhynchos, qui ont contribué à une meilleure compréhension des rites osiriens de Khoïak, mais aussi un aperçu de nouvelles données épigraphiques, papyrologiques, prosopographiques, architecturales, qui permettent d'ouvrir une réflexion théologique et historique sur le développement de ces croyances osiriennes.
Le Bulletin de l'Institut français d'archéologie orientale (BIFAO) couvre l'ensemble des champs de l'égyptologie depuis sa première publication en 1901. Les études qui y paraissent, dont l'aire chronologique s'étend de l'Egypte prédynastique jusqu'à l'époque byzantine, illustrent l'état des recherches actuelles dans les domaines de l'archéologie, l'épigraphie, la lexicographie, l'iconographie, la religion et la philologie.
Le Bulletin de l'Institut français d'archéologie orientale (BIFAO) couvre l'ensemble des champs de l'égyptologie depuis sa première publication en 1901. Le BIFAO 120 regroupe 14 contributions dont l'aire chronologique s'étend de l'Ancien Empire jusqu'à l'époque byzantine et qui illustrent l'état des recherches actuelles dans les domaines de l'archéologie, l'épigraphie, la lexicographie, l'iconographie, la religion et la philologie.
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La Hafiziyya est une confrérie soufie de taille modeste, installée dans le sud du gouvernorat de Giza depuis le XIXe siècle. Cette petite confrérie, affiliée à la Halwatiyya, confrérie plus ancienne et aujourd'hui l'une des plus importantes d'Egypte, contribue à l'organisation de la vie religieuse locale par ses pèlerinages et ses rassemblements. La famille de son cheikh fondateur, 'Abd al-Hafiz (m. 1303/1886), dirige toujours la confrérie et a acquis une notabilité locale, au point d'exercer des fonctions politiques et d'arbitrage importantes. Une étude de terrain a permis de montrer l'ancrage d'une mémoire collective dans des pratiques confrériques héritées de l'enseignement du cheikh et ses descendants, se réclamant elles-mêmes de la tradition de la Halwatiyya. Un manuel de soufisme, la Hidayat al-ragibin fi al-sayr wa-I-suluk ila malik al-muluk rabb al-'alamin [La Bonne direction pour ceux qui désirent cheminer vers le Roi des rois Seigneur des mondes], assume ce rôle de transmission écrite ; l'étude de la tradition orale révèle quant à elle le travail de la mémoire et la formation d'une identité confrérique locale et originale. Faire l'histoire de la Hàfiziyya conduit à évoquer l'histoire sociale des campagnes égyptiennes et à comprendre comment s'articule l'identité locale d'une modeste confrérie de Moyenne-Egypte avec une tradition confrérique plus large et pluriséculaire.
La décoration de la porte d'Horus est un condensé théologique des doctrines d'Edfou et de Dendara. Totalement inédits jusqu'à présent, les textes et représentations de l'édifice constituent l'ultime production sacerdotale d'une ville déjà florissante à l'Ancien Empire. La décoration de la porte d'Horus est un condensé théologique des doctrines d'Edfou et de Dendara ; elle a été conçue à la dernière époque glorieuse de la ville, au deuxième siècle ap. J.-C. La façade nord est réservée à Horus, le passage à Hathor ; quant à la façade sud, elle constitue une source exceptionnelle sur les mystères d'Osiris. Les figurines végétales, y apprend-on, étaient préparées dans l'enceinte du domaine d'Horus, puis transférées dans la nécropole d'Osiris située quelque sept cents mètres plus loin dans le désert. Les textes, empruntés aux archives osiriennes, apportent beaucoup sur l'histoire et l'archéologie du site.