Je vous écris du Vél' d'hiv. Les lettres retrouvées
Taieb Karen ; Rosnay Tatiana de
ROBERT LAFFONT
18,50 €
Epuisé
EAN :9782221124208
Les 16 et 17 juillet 1942, 4 500 policiers sont mobilisés pour réaliser la plus grande rafle à l'encontre des Juifs jamais organisée dans Paris et sa banlieue. 12 884 personnes sont arrêtées: 3 031 hommes, 5802 femmes et 4051 enfants. Les personnes visées sont les Juifs de nationalité étrangère, apatrides ou de nationalité indéterminée. Les individus ou familles sans enfants seront dirigés sur le camp de Drancy, les autres, avec enfants, vers le Vélodrome d'Hiver. Dans ce lieu, jusque-là temple du sport, des milliers de personnes vont tenter de survivre pendant plusieurs jours. Les 6 000 Juifs envoyés à Drancy seront déportés rapidement, ceux du Vel"d'Hiv sont transférés dans les camps du Loiret, de Pithiviers et Beaune-la-Rolande. Le 22 juillet, soit six jours après le début de la rafle, le Vel" d'Hiv a été entièrement évacué. On parle beaucoup et souvent de la rafle du Vel"d'Hiv. Mais à y regarder de plus près, il est encore de nombreuses choses que l'on ne sait pas. Une seule photo connue, quelques documents administratifs, et de trop rares témoignages. Ceux-là nous ont dit la violence de l'arrestation, les conditions dramatiques de l'enfermement, la faim, les maladies, le bruit, les odeurs... A travers eux on a découvert l'enfer du Vel" d'Hiv. Il aura fallu attendre les films très récents comme La Rafle et Elle s'appelait Sarah, pour qu'on ose faire des reconstitutions de l'intérieur. En dehors de ces témoignages, déjà si peu nombreux, les seules choses qui soient parvenues jusqu'à nous, ce sont ces lettres. Quelques mots jetés à la hâte sur un bout de papier, remis à des mains complaisantes. Pour plus de 8 000 personnes internées au Vel"d'Hiv, moins de vingt lettres ont été retrouvées. Ces lettres, pour la plupart inédites, étaient conservées aux archives du Mémorial de la Shoah. Pour la première fois, les voici rassemblées et publiées dans cet ouvrage. Toutes sont clandestines puisque qu'aucune correspondance n'était autorisée. Ainsi, les auteurs de ces lettres, n'ayant pas à craindre le passage de la censure, dressent un tableau de la situation pris sur le vif. Ces lettres sont terrifiantes de vérité, de détails. Mais elles constituent aussi malheureusement seulement le point de départ de l'horreur puisque, à une exception près, toutes les personnes dont nous reproduisons les lettres dans ce volume vont être assassinées dans les camps de la mort. En dehors de ces quelques mots tracés de leur main, il ne reste pas grand-chose. Aussi, chaque fois que nous en avons eu la possibilité, nous avons ajouté photographies et documents complémentaires pour permettre de retracer leur parcours. Pour terminer, en fin de volumes, des documents complémentaires (témoignages de personnes ayant pénétré dans le Vel" d'Hiv, document d'archives, dessins...) ainsi qu'une bibliographie permettront au lecteur d'aller plus avant dans la connaissance de ce terrible épisode de la Seconde Guerre mondiale.
Nombre de pages
217
Date de parution
24/03/2011
Poids
300g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782221124208
Titre
Je vous écris du Vél' d'hiv. Les lettres retrouvées
Auteur
Taieb Karen ; Rosnay Tatiana de
Editeur
ROBERT LAFFONT
Largeur
135
Poids
300
Date de parution
20110324
Nombre de pages
217,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Treize mille Juifs ont été arrêtés les 16 et 17 juillet 1942 lors de la rafle du Vél'd'Hiv. Longtemps, on a cru qu'il ne restait de ces journées qu'une seule et unique photo, quelques documents administratifs et de trop rares témoignages. Récemment, au Mémorial de la Shoah, Karen Taieb a découvert une poignée de lettres écrites dans l'enceinte même du vélodrome d'Hiver et sorties clandestinement. Tous leurs auteurs ont été déportés. Parmi eux, seule une femme est revenue. Réunies pour la première fois, reproduites en fac-similé et retranscrites, ces lettres nous plongent de façon saisissante dans la réalité de cet épisode tragique.
Voici les quelques mots — presque toujours les mêmes — expédiés depuis Auschwitz par près de 3 000 juifs de France. On découvre ainsi qu'une correspondance a existé entre les déportés à Auschwitz et leur famille entre 1942 et 1945. La procédure autorisait même les réponses. Ces lettres-cartes, écrites sous la contrainte, faisaient partie d'une vaste opération de propagande, la Brief-Aktion, qui visait à rassurer leurs proches et dissimuler l'horreur. D'autres lettres, clandestines celles-ci, ont pu entrer et sortir du camp et dévoilent davantage l'enfer concentrationnaire. Sont rassemblées ici aussi des lettres écrites dès la libération du camp, preuves de survie uniques et émouvantes adressées aux familles par les rescapés. Grâce à des archives totalement inédites, Karen Taieb dévoile pour la première fois un pan méconnu de l'histoire de la Shoah, tout en honorant la mémoire des victimes. Pas à pas, elle redonne une identité à vingt et un déportés, dont ces lettres, qui nous plongent de façon saisissante dans la réalité du camp d'Auschwitz, sont parfois les dernières traces.
En février 1945, le vaste complexe d'Auschwitz-Birkenau vient d'être libéré par les Soviétiques. Envoyé sur place, comme d'autres soignants, par la Croix-Rouge polonaise, un étudiant en médecine y découvre une bouteille contenant plusieurs feuilles enroulées. C'est une lettre en français, qu'un déporté a adressée à son épouse et à sa fille. Il savait sa fin proche. Il faisait partie des sonderkommandos, ces brigades de détenus juifs chargés par les nazis du maintien de l'ordre à l'entrée des chambres à gaz puis de l'évacuation des corps pour les brûler. Pour les nazis, aucun de ces témoins directs ne devait survivre. La lettre est signée « Herman ». Elle a été retranscrite et est devenue un document important pour les historiens. Mais pendant 73 ans on a ignoré ce que le manuscrit original était devenu. En 2018, une série de circonstances a permis de trouver la famille de Herman. La lettre lui avait été remise après la guerre. « Herman » était le prénom usuel de Hersz Strasfogel, un Polonais juif arrivé en France en 1929. Mais faute de l'avoir su, les historiens l'avaient attribuée à un déporté nommé Chaïm Hermann, dont la famille était introuvable. L'auteur exact et le manuscrit d'origine sont ainsi remontés à la surface? Et l'on sait aujourd'hui que Hersz Strasfogel et Chaïm Hermann, tous deux juifs et polonais, travaillaient dans le même arrondissement parisien, ont été raflés le même jour, ont partagé la même chambrée à Drancy, puis le même convoi vers Auschwitz. Tout, à vrai dire, à propos de cette lettre, donne à réfléchir. Son itinéraire. Les transcriptions qui circulaient depuis la guerre. La « trouvaille » d'une archiviste en 2018. Et le texte lui-même, poignant. Cette édition critique, dirigée par Karen Taieb et Géraldine Muhlmann, est le premier ouvrage consacré entièrement à la lettre de Hersz-Herman Strasfogel ? dont le manuscrit est reproduit. Tal Bruttmann, historien d'Auschwitz, apporte ici de précieux éclairages. Et les petits-enfants de Hersz-Herman Strasfogel, Béatrice et Laurent Muntlak, racontent le choc d'apprendre qu'ils détenaient l'original d'une lettre aussi importante.
Une histoire de France du XXe siècle à nos jours, originale et subjective, par le prisme de ses étrangers célèbres. " Je suis né le 4 avril 1945 à Montauban de parents allemands, lesquels ont attendu plus de six mois pour déclarer ma venue au monde - trop tard ! Cela a fait de moi un apatride, qui a grandi dans le 15e arrondissement de Paris avec les derniers hussards noirs de la République, a été un supporter inconditionnel de l'équipe de France de Raymond Kopa en 1958, avant d'arriver à Francfort et de prendre la nationalité allemande... pour éviter le service militaire. Revenu en France pour mes études, j'en suis expulsé en mai 1968 - une interdiction de séjour levée dix ans plus tard. Depuis, ma vie est une sorte de pont entre l'Allemagne et l'Hexagone, et, en 2015, j'ai obtenu le droit de devenir aussi français. Pouvoir désormais jouer avec les deux maillots correspond au fond assez bien à mon état d'esprit : la France doit beaucoup à ses étrangers, sans qui son histoire aurait été tout autre. Ainsi, c'est également la Grande Histoire qui se dessine à travers eux : car tous sont arrivés au gré des mouvements politiques, économiques, scientifiques, culturels... et même sportifs. " C'est ce cheminement que retrace ce livre à quatre mains, faisant halte ici auprès d'un Emile Zola s'éteignant à l'aube de la Belle Epoque, là au couronnement à Cannes des Indigènes de Rachid Bouchareb ; et, toujours, au côté de ces hommes et femmes qui, venus d'ailleurs, ont depuis cent cinquante ans mis la main à l'ouvrage, glorieux et laborieux, d'un pays qui s'écrit.
Dix ans après la parution d' Anticancer , le livre-référence de David Servan-Schreiber qui a changé notre rapport à la maladie, Vivre anticancer vient prolonger son enseignement. Une méthode simple, active et scientifiquement prouvée pour prévenir, retarder ou vaincre la maladie. ~~ " C'est un cancer ! " Pour qui a pu l'entendre prononcée de la bouche d'un médecin, cette phrase est toujours terrifiante ? pour le patient comme pour son entourage. Qui plus est, c'est la douloureuse expérience que vient de faire Lorenzo Cohen, auteur de ce livre, et qui donne à son propos une nouvelle portée, un sens du combat. Mais si le cancer n'avait aujourd'hui plus rien d'irrémédiable ? Fort des nombreuses études qu'il a consacrées à la médecine intégrative dans les soins de la maladie, le docteur Lorenzo Cohen, avec sa femme Alison Jefferies, ont voulu avant tout écrire un livre utile. Au centre de leurs préoccupations, des conseils vitaux pour mieux s'entourer, mieux réduire notre stress, mieux s'alimenter, mieux se dépenser, mieux se reposer, mieux interagir avec les autres ... autant de solides piliers pour affronter les épreuves du temps. Le guide indispensable pour devenir acteur de sa santé.
Prisonnier depuis huit ans dans un camp de travaux forcés en Asie centrale sous le régime stalinien, Ivan Denissovitch Choukhov, petit homme bon et débrouillard, est un zek, un détenu dans le langage administratif soviétique. Harcelé par ses bourreaux, le froid et la faim, il s'efforce de survivre avec dignité. Alexandre Soljenitsyne nous plonge dans le quotidien d'une victime des camps de travail, et c'est toute l'horreur de cet univers " hors la vie " qui nous saute au visage.En 1962, avec ce texte inoubliable écrit en deux mois dans une langue vive, truculente et lyrique, Soljenitsyne et le monde du goulag entraient en littérature." L'ouvrage fit l'effet d'une bombe car il révélait au grand jour l'existence des camps staliniens. " Le Monde