Trop souvent encore les rapports de sexe sont considérés comme un sous-champ particulier de la sociologie alors qu'ils traversent l'ensemble de la discipline puisqu'ils interviennent dans tous les domaines vie la société. Afin de l'établir, il ne suffit plus de sert tenir à la notion de rapports sociaux de sexe qui, le plus généralement, est utilisée pour faire apparaître l'asymétrie entre les sexes à l'égard du travail, incluant le travail domestique. Le débat autour de la parité politique, dont la France n'a pas le monopole, a imposé la réflexion sur les rapports politiques de sexe. Cette réflexion ne peut être déliée de la prise en considération de la révolution qui s'est produite dans les rapports entre les sexes depuis une trentaine d'années: dorénavant, avec la reconnaissance par la loi et par la société du droit des femmes à contrôler elles-mêmes leur fécondité, elles ne sont plus marquées par les " déterminations de leur sexe ", elles intègrent la catégorie de l'" individu abstrait " . Il devient alors visible que le peuple est composé de deux catégories sexuées instituées par l'état civil. Aussi la notion de sexe est-elle plus utile à l'analyse que celle de genre. A partir du moment où il est formellement admis que chaque femme, comme chaque homme, peut prétendre " mon corps m'appartient ", les rapports entre les sexes empruntent le registre du différend plutôt que celui de la différence: les femmes ne sont plus victimes, elles sont plaidantes; elles instruisent le procès de la démocratie moderne qui les a tenues à distance du principe " tous les hommes naissent libres et égaux en droits ".
Nombre de pages
170
Date de parution
11/03/2004
Poids
346g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782868479037
Titre
Sociologie des rapports de sexe
Auteur
Tahon Marie-Blanche
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
346
Date de parution
20040311
Nombre de pages
170,00 €
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Résumé : En juin 2002, l'Assemblée nationale du Québec adoptait le projet de loi 84, instaurant une union civile ouverte aussi bien aux couples homosexuels qu'aux couples hétérosexuels. Pourtant, le projet de loi qui avait été déposé six mois plus tôt était beaucoup plus limité et fort différent sur de nombreux points cruciaux. Que s'est-il donc passé dans l'esprit des législateurs ? Qu'est-ce qui a fait qu'un projet de loi qui avait pour but de réparer ce qui semblait être de la discrimination envers les homosexuels s'est mué en une loi qui vient bouleverser en profondeur toutes les règles de filiation qui avaient régi notre société depuis des siècles ? Pourquoi de telles transformations sans qu'il y ait eu l'ombre de véritable débat sur la place publique ? Pour trouver réponse à ces questions, la sociologue Marie-Blanche Tahon s'est penchée sur les discussions tenues en commission parlementaire avant l'adoption du projet de loi 84. L'examen minutieux de ces échanges, de même que des parallèles avec les modes de filiation qui ont cours dans les autres sociétés et une fascinante analyse de l'évolution des rapports familiaux au cours des dernières décennies l'amènent à poser un regard fort sévère sur le travail accompli par les politiques dans ce domaine complexe et délicat. " Les bons sentiments ne sont pas les garants d'une politique bonne ", déclare-t-elle. Ce livre percutant propose une réflexion en profondeur sur un sujet complexe qui touche toute la société.
Avec les revendications féministes, la famille a connu de nombreuses et profondes transformations au cours des dernières années. Elles ont pourtant été inégalement réalisées et, lorsqu'elles le furent, elles n'ont pas pour autant aplani toutes les difficultés. Ces textes traitent de l'accouchement, de l'avortement, de la contraception, du divorce, du mariage et de la recomposition familiale, des relations de couple, aux quatre coins de la francophonie : le Brésil, la France, la Grèce, le Sénégal, la Suisse et le Québec. Situations forcément différentes et pourtant questions communes susceptibles d'élargir la réflexion transfrontalière face à une institution, la famille, partout remise en cause, avec les premiers balbutiements de l'égalité des sexes.
Aucun événement ne peut rivaliser avec la naissance d'un enfant. Fonder une famille est un acte unique et universel, mais ce choix n'est pas une mince affaire. La philosophie, d'ailleurs, est muette sur cette question, et les plus grands penseurs ne disent rien ou à peine. Mais alors qu'est-ce qui nous pousse à nous reproduire? L'amour seul ne nous suffit-il pas? Pris dans les vertiges de la paternité, à la fois acteur et spectateur de ce huis clos familial, l'auteur dévoile la part intime de son quotidien chamboulé par l'arrivée d'un bébé: "Je pense et j'écris au milieu des pleurs, entre deux changements de couche et en faisant joujou avec mon fils. Est-ce la fin de ma carrière de philosophe?" Avec humour et tendresse, il raconte l'émotion, la joie, l'émerveillement, mais aussi les angoisses qui accompagnent ce difficile et extraordinaire apprentissage de métier de parents dans lequel chacun se reconnaîtra.
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
L'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.
Fille aînée de Louis XV, Louise-Elisabeth (1727-1759), dite Madame Infante après son mariage avec Don Philippe, fils cadet de Philippe V d'Espagne, est sans doute l'une des princesses européennes les plus mystérieuses et les moins connues du XVIIIe siècle. Cette femme de tête connaît une destinée particulière en devenant, à l'issue de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Cependant, Madame Infante ne voit dans ces Etats qu'un séjour de transition dans l'attente d'un établissement plus digne de sa naissance. Aussi n'a-t-elle qu'un seul souci, les échanger ou les agrandir. Jamais elle ne se résigne au rang modeste que lui assigne le traité d'Aix-la-Chapelle. Pour autant, elle ne se désintéresse pas des duchés et s'efforce d'y vivre en tentant de recréer la splendeur de la cour de Versailles, tout en cherchant à s'émanciper de la tutelle espagnole pour mieux défendre ses intérêts. Pour mener à bien sa politique de grandeur, elle cultive sans relâche son réseau de correspondants (ministres, diplomates, maîtresse royale) dont elle espère tirer les plus grands bienfaits. Eprise d'un amour filial, elle conserve aussi des relations très étroites avec sa famille et n'hésite pas à revenir à plusieurs reprises à Versailles pour plaider sa cause. Situé à la charnière de l'histoire des femmes de pouvoir et des relations internationales, l' ouvrage a pour ambition de dresser le portrait d'une souveraine en action, omniprésente tant dans la politique parmesane qu'européenne.
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