
Reprendre la mélodie
Figure majeure de la photographie contemporaine, Hiroshi Sugimoto ne cesse de questionner dans sa pratique photographique notre rapport au temps et à la perception. L'exposition monographique qui lui est consacrée au musée Soulages à Rodez, à partir d'avril 2026, engage ses photographies dans un dialogue avec l'architecture singulière du bâtiment mais également avec l'oeuvre de Pierre Soulages, autour de réflexions communes : la lumière, l'antériorité du noir et l'horizon comme structure spatiale et métaphysique. Reprendre la mélodie, ouvrage qui accompagne l'exposition éponyme, explore le travail de Sugimoto à partir de la notion de honka-dori, empruntée à la poésie japonaise classique, qui désigne l'acte de reprendre une oeuvre antérieure afin d'en déplacer le sens et d'en réactiver la portée. Ce principe de la reprise permet d'envisager l'ensemble des séries de Sugimoto comme un système de variations, où chaque image se construit dans un rapport conscient à des formes et des savoirs préexistants : accumulation du temps jusqu'à l'effacement de l'image (avec la série " Theaters "), réduction du paysage à une structure abstraite et anhistorique (avec les paysages marins des Seascapes), exploration des phénomènes optiques et des limites de la vision (" Opticks "). L'ouvrage met en relation des séries emblématiques ? " Theaters ", " Opera Houses ", " Seascapes " ? et des plus récentes, telles que " Opticks " ou encore " Brush Impression ", dans laquelle l'artiste s'écarte de la photographie pour interroger le geste calligraphique en proposant un polyptyque de quarante-huit dessins. Ces ensembles sont analysés à travers deux essais ? écrits par la directrice du musée Soulages, Maud Marron- Wojewodzki, et l'historienne de l'art Céline Flécheux ? qui interrogent la manière dont Sugimoto utilise la photographie comme un médium réflexif. L'image y apparaît moins comme la trace d'un réel préexistant que comme une construction mentale, dans laquelle le temps, conçu comme accumulation, durée ou épuisement, devient un matériau à part entière.
| Nombre de pages | 104 |
|---|---|
| Date de parution | 07/05/2026 |
| Poids | 670g |
| Largeur | 212mm |
| EAN | 9782365114745 |
|---|---|
| Auteur | Sugimoto Hiroshi ; Flécheux Céline ; Marron-Wojewo |
| Editeur | ATELIER EXB |
| Largeur | 212 |
| Date de parution | 20260507 |
| Nombre de pages | 104,00 € |
| Disponibilité | En stock |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Sugimoto. Versailles. Surface de révolution, Edition bilingue français-anglais
Sugimoto HiroshiPour sa onzième édition d'art contemporain, le château de Versailles a invité l'artiste protéiforme Hiroshi Sugimoto à investir le domaine de Trianon où il a convié art, photographie, sculpture, architecture, vidéo et spectacle vivant. À cette occasion, il a réalisé près de 20 portraits en noir et blanc inédits, allant de Louis XIV à Dalí, de Marie-Antoinette à Lady Diana, à partir de leur statue de cire. Les statues ont pris vie grâce au travail photographique de l'artiste. Des textes d'Hiroshi Sugimoto nous dévoilent un peu plus le regard contemporain qu'il porte sur Versailles et sur ses oeuvres. Une maison de thé en verre, imaginée par Sugimoto, trône au centre du bassin du Plat-fond. Les dessins d'architectures de la maison de thé et des photographies en couleurs des différentes performances qui y ont eu lieu viennent compléter cet ouvrage.En cette année "Japonismes 2018 : les âmes en résonances", Hiroshi Sugimoto illustre ainsi à Versailles qui les a souvent symbolisés, les liens culturels entre le Japon et la France.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER35,00 € -

SUGIMOTO - CONCEPTUAL FORMS (BILINGUE ANGLAIS-FRANCAIS)
SUGIMOTO HIROSHIOrganisée par la Fondation Cartier pour l'art contemporain, l'exposition Etant donné : Le Grand Verre présente la dernière série de photographies de Hiroshi Sugimoto, Conceptual Forms, réalisée avec le concours du musée de l'université de Tokyo.EpuiséVOIR PRODUIT40,60 € -

Dioramas
Sugimoto HiroshiEn 1974, après avoir quitté le Japon et fait des études d'art à Los Angeles, Hiroshi Sugimoto arrive à New York. Il y découvre le Musée américain d'histoire naturelle et ses dioramas mettant en scène des animaux empaillés ou de cire devant des décors peints. Frappé par l'aspect artificiel de la mise en scène, il se rend compte que l'illusion fonctionnerait mieux à travers l'oeil d'un appareil photographique. Il entame ainsi en 1974 sa première série, Dioramas, partant du postulat selon lequel les appareils photo montrent toujours la réalité brute, une hypothèse qui piège beaucoup de spectateurs. Cette astuce visuelle, jouant sur l'ambiguïté de la nature des objets, est la base fondatrice de son exploration conceptuelle du médium photographique. La série Dioramas met en scène des animaux - ours polaire, boeufs musqués, antilopes, autruches d'Afrique - dans des positions réalistes et dans ce qui semble être leur milieu naturel, comme si le photographe avait capturé un instant vécu de leur existence. Pourtant, on peut ressentir comme une sorte de malaise visuel en regardant les images pour la première fois. Le caractère onirique, presque surréaliste, des paysages et la grande netteté des détails et des matériaux paraissent suspects ; cette perfection nous interroge. Après examen des images, le spectateur prend conscience du travail sur la luminosité et de la précision du cadrage ; la beauté plastique des photographies, trop recherchée pour être naturelle, vient déranger définitivement l'illusion première. Cette édition de Diorama est la première à rassembler l'ensemble de la série en un seul ouvrage et présente une dizaine de photographies récentes (2012).Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER50,00 € -

ARCHITECTURE
SUGIMOTO HIROSHILa série Architecture du photographe japonais mondialement connu Hiroshi Sugimoto part d'un travail de commande du musée d'art contemporain de Los Angeles, lui demandant de revisiter les bâtiments modernes les plus emblématiques du monde. Sugimoto nous invite à un voyage qui dépasse le sujet et englobe une réflexion sur ce qu'est l'architecture même dans la vie des hommes, mais aussi sur le rôle de la photographie face au bâtiment. Toujours dans sa façon d'élever sa pensée avec son art, il explique dans son texte " Au départ de sa réflexion, un architecte pense son bâtiment comme idéal. Au fur et à mesure du projet, à force de plans et de dessins, son idéal évolue en fonction des impératifs liés au budget, aux matériaux, à la faisabilité. Au fil du chantier, l'idée d'origine finit par se disloquer jusqu'à son effacement. Un édifice est le fruit d'incessantes compromissions entre l'idéal rêvé et la réalité. Refuser de se plier à ces compromissions est la signature des plus grands architectes. " La série nous donne à voir des constructions emblématiques et connues de tous avec une esthétique inédites qui les fait devenir des oeuvres picturales à part entière.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER50,00 €
Du même éditeur
-

La photographie moderniste brésilienne 1939-1964. Construction, déconstruction, reconstruction
Costa Helouise ; Legrand Marer Marcella ; ChareyreDans les années 1940, le Brésil est en pleine transformation : il se modernise, multiplie les échanges à l'international, attire de nombreux émigrants européens et fait rêver. Témoins de cette révolution, les artistes du courant moderniste et, parmi eux, les photographes dont les images racontent l'entrée du pays sur la scène artistique cosmopolite. Dans le sillon qui voit naître l'architecture d'Oscar Niemeyer, et sa vision de la cité moderne, le cinéma Novo ou encore la Bossa Nova, cinq figures favorisent l'éclosion d'une nouvelle photographie : Geraldo de Barros, German Lorca, Gertrudes Altschul, José Oiticica Filho et Thomaz Farkas. Se saisissant des potentiels politiques, sociaux et esthétiques de la photographie, ils vont donner à voir de nouveaux sujets : l'architecture moderniste et ses lignes souples, des motifs botaniques où contrastent ombres et lumières, des expérimentations inventives et des jeux de perspectives teintés d'un goût pour l'abstraction. Autre phénomène qui participe à l'émergence et au rayonnement d'une nouvelle photographie, les clubs amateurs de Foto Clubes Carioca de Rio de Janeiro et le Foto Clube Bandeirante de São Paulo, qui démocratisent l'usage du médium et nouent des contacts avec leurs homologues européens et américains. D'une incroyable diversité et originalité, tant formelle qu'esthétique, la photographie moderniste de ces pionniers stimule toute une génération et inscrit définitivement le Brésil sur la scène des avant-gardes. Largement méconnue, la photographie moderniste brésilienne est ici présentée à travers plus d'une vingtaine de personnalités, dont certaines ?uvres sont conservées dans de prestigieuses institutions internationales, comme le MoMA à New York, la Tate Modern à Londres ou encore le Photo Elysée à Lausanne. Des textes d'historiens du médium replaceront cette production dans le contexte social et visuel de l'époque, et évoqueront les nombreux échanges entre institutions et photoclubs à travers le monde.EpuiséVOIR PRODUIT55,00 € -

Nul soleil. Mais le feu
Willaume AlainEn 2024, Alain Willaume passe six mois en résidence à la villa Kujoyama, à Kyoto. La découverte d'un boro d'enfant ? petite veste rapiécée par les mères d'une génération à l'autre ?, sur un marché aux puces suscite interrogation et fascination : la beauté de l'usure du vêtement témoigne à la fois de l'affection maternelle et de l'esthétique japonaise du wabi sabi, notamment du goût pour la patine du temps. Willaume entame alors un voyage exploratoire, traversant les régions de Kyūshū, de Noto, du Kansai et de Chūgoku. Photographe fasciné par l'errance, il saisit des paysages énigmatiques peuplés d'apparitions fantomatiques. La puissance trouble et l'extrême fragilité suscitées par sa rencontre avec le boro transparaissent au fil des pages. Le fort grain noir et blanc des images, ponctué de rares images aux couleurs sourdes, immerge le lecteur dans les faibles lumières de l'hiver japonais. Le sensible se fait texture : atmosphères humides de profondes forêts, dunes immenses où se détachent de fragiles silhouettes humaines, rues battues par les vents, vestiges de maisons ravagées par le tsunami, Alain Willaume tisse un univers qui oscille entre rêve et réalité. La nature est soumise à des forces telluriques, tout semble vacillersous nos yeux. Dans cet album relié à la suisse ? pour une ouverture optimale ?, chaque photographie est reproduite en double page, offrant une déambulation filmique, rythmée de quelques images présentées en diptyque où filtrent alors quelques blancs. Alain Willaume montre l'état éphémère des choses, mais aussi leur puissance d'émerveillement. Ses images se déploient tel un récit imaginaire scandé de secousses et de failles, elles révèlent un Japon d'une inquiétante étrangeté, mais d'une profonde poésie. Un Japon sans soleil et où les contours du réel s'estompent. Pour accompagner cette déambulation, l'écrivaine Ryoko Sekiguchi posera son propre regard sur ce corpus avec un texte inédit abordant les thèmes qui lui sont chers, à savoir l'impermanence des choses et les présences fantomatiques.En stockCOMMANDER45,00 € -

L'espace entre nous. Chefs-d'oeuvre de la collection Wilson
Dufour DianeSur commande en 2-4 joursCOMMANDER49,00 €
De la même catégorie
-
Panoptik. Edition bilingue français-anglais
Gerbehaye Cédric ; Rousseaux Xavier ; Deceulaer HaPanoptik ouvre des portes rarement entrebâillées : celles de trois prisons bruxelloises. Pendant plus de dix ans, Cédric Gerbehaye y a partagé le quotidien des détenus et du personnel pénitentiaire. Dans un livre construit comme une enquête, il y fait dialoguer ses images avec un ensemble d'archives photographiques exceptionnelles ? portraits anthropométriques de prisonniers réalisés dès les années 1910 ? pour raconter l'histoire de l'enfermement sur plus d'un siècle.À la croisée du documentaire, de l'histoire et de l'art, ce livre révèle la nécessité d'une transformation en profondeur du paysage carcéral, en Belgique comme ailleurs en Europe. Éclairé par les textes de deux historiens, il invite à repenser notre rapport à la peine et l'idée même d'humanisme que nous souhaitons défendre.En stockCOMMANDER50,00 € -

Passages. Edition bilingue français-anglais
Barbey Bruno ; Naggar Carole ; Monterosso Jean-LucBruno Barbey débute, à tout juste vingt ans, un ambitieux projet : capter l'esprit d'une nation, l'Italie. Le résultat est un formidable périple affectif, généreux et profond. En 1965, le jeune photographe rejoint l'agence Magnum et se lance, tout en privilégiant une certaine photographie d'auteur, dans une carrière de photojournaliste. Il se rend au Biafra au début de la guerre de sécession avec le Nigeria, rend compte du 50e anniversaire de la Révolution russe à Moscou, s'enthousiasme pour les révoltes ouvrières et étudiantes de Mai 68 à Paris. En 1970, il réalise avec Jean Genet un reportage saisissant sur les Palestiniens, couvre la guerre du Vietnam, séjourne en Chine pendant la Révolution culturelle, puis dans le Phnom Penh assiégé par les Khmers rouges. Suite à de longs séjours (1981-1982) dans la Pologne de Jaruzelski, en famille et en camping-car, Bruno Barbey retrouve sa formule de prédilection, l'essai photographique, et donne à voir un peuple tourmenté mais résistant. Les voyages ont continué inlassablement : Inde, Portugal, Gabon, Egypte, Indonésie, Brésil, Turquie, Corée du Sud... et toujours régulièrement, depuis 1972, le Maroc. Tourné vers le monde, porté par le souffle de l'Histoire, Bruno Barbey a ainsi témoigné avec honnêteté et élégance des plus grands événements. Préserver la mémoire, voilà sa source ultime de motivation. Cet ouvrage consacre l'oeuvre riche et incontournable d'un grand photographe, révélant les empreintes de son passage dans notre époque.EpuiséVOIR PRODUIT79,00 € -

Annie Leibovitz au travail
Leibovitz Annie ; Nègre DelphineQuand Annie Leibovitz se confie... L'une des plus célèbres photographes de notre temps raconte dans cet ouvrage les coulisses de son travail. Elle évoque les personnes qu'elle a photographiées, parmi lesquelles les Rolling Stones, John Lennon et Yoko Ono, Whoopi Goldberg, les Blues Brothers, Keith Haring, la reine Elisabeth II, Mikhail Barychnikov, Kate Moss, et parle de sa vision de la mode, de la guerre, de la publicité, de l'éclairage et des appareils photo. Elle répond également aux dix questions qu'on lui pose le plus souvent.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER45,00 € -

Diane Arbus au commencement. 1956-1962
Rosenheim Jeff ; Campbell Thomas P ; Paloméra MariAu moment de la disparition de l'artiste, la plus grande partie de ce travail - qui comprend environ la moitié des tirages qu'elle exécuta de son vivant - se trouvait entreposée dans des cartons, rangés dans un recoin inaccessible de sa chambre noire en sous-sol du 29 Charles Street, à Greenwich Village à New York. On en ignora l'existence pendant plusieurs années, et ils ne furent inventoriés que dix ans après leur découverte. Ce fut seulement lorsque les archives de Diane Arbus entrèrent au Metropolitan Museum of Art en 2007 que cet ensemble d'oeuvres commença d'être pleinement exploré. Son étude a fait apparaître que le Diane Arbus publié par Aperture constituait en réalité le chapitre deux de la monographie ; cet ouvrage en livre le chapitre premier et essentiel. Il examine la genèse de l'artiste et la manière dont elle élabora ses images suggestives et souvent obsédantes, affinant la substance de son inspiration et en pleine possession des nombreux dons aujourd'hui reconnus dans le monde entier.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER55,00 €
