En 1974, après avoir quitté le Japon et fait des études d'art à Los Angeles, Hiroshi Sugimoto arrive à New York. Il y découvre le Musée américain d'histoire naturelle et ses dioramas mettant en scène des animaux empaillés ou de cire devant des décors peints. Frappé par l'aspect artificiel de la mise en scène, il se rend compte que l'illusion fonctionnerait mieux à travers l'oeil d'un appareil photographique. Il entame ainsi en 1974 sa première série, Dioramas, partant du postulat selon lequel les appareils photo montrent toujours la réalité brute, une hypothèse qui piège beaucoup de spectateurs. Cette astuce visuelle, jouant sur l'ambiguïté de la nature des objets, est la base fondatrice de son exploration conceptuelle du médium photographique. La série Dioramas met en scène des animaux - ours polaire, boeufs musqués, antilopes, autruches d'Afrique - dans des positions réalistes et dans ce qui semble être leur milieu naturel, comme si le photographe avait capturé un instant vécu de leur existence. Pourtant, on peut ressentir comme une sorte de malaise visuel en regardant les images pour la première fois. Le caractère onirique, presque surréaliste, des paysages et la grande netteté des détails et des matériaux paraissent suspects ; cette perfection nous interroge. Après examen des images, le spectateur prend conscience du travail sur la luminosité et de la précision du cadrage ; la beauté plastique des photographies, trop recherchée pour être naturelle, vient déranger définitivement l'illusion première. Cette édition de Diorama est la première à rassembler l'ensemble de la série en un seul ouvrage et présente une dizaine de photographies récentes (2012).
Nombre de pages
118
Date de parution
12/06/2014
Poids
1 120g
Largeur
262mm
Plus d'informations
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EAN
9782365110525
Titre
Dioramas
Auteur
Sugimoto Hiroshi
Editeur
XAVIER BARRAL
Largeur
262
Poids
1120
Date de parution
20140612
Nombre de pages
118,00 €
Disponibilité
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Pour sa onzième édition d'art contemporain, le château de Versailles a invité l'artiste protéiforme Hiroshi Sugimoto à investir le domaine de Trianon où il a convié art, photographie, sculpture, architecture, vidéo et spectacle vivant. À cette occasion, il a réalisé près de 20 portraits en noir et blanc inédits, allant de Louis XIV à Dalí, de Marie-Antoinette à Lady Diana, à partir de leur statue de cire. Les statues ont pris vie grâce au travail photographique de l'artiste. Des textes d'Hiroshi Sugimoto nous dévoilent un peu plus le regard contemporain qu'il porte sur Versailles et sur ses oeuvres. Une maison de thé en verre, imaginée par Sugimoto, trône au centre du bassin du Plat-fond. Les dessins d'architectures de la maison de thé et des photographies en couleurs des différentes performances qui y ont eu lieu viennent compléter cet ouvrage.En cette année "Japonismes 2018 : les âmes en résonances", Hiroshi Sugimoto illustre ainsi à Versailles qui les a souvent symbolisés, les liens culturels entre le Japon et la France.
Organisée par la Fondation Cartier pour l'art contemporain, l'exposition Etant donné : Le Grand Verre présente la dernière série de photographies de Hiroshi Sugimoto, Conceptual Forms, réalisée avec le concours du musée de l'université de Tokyo.
La série Architecture du photographe japonais mondialement connu Hiroshi Sugimoto part d'un travail de commande du musée d'art contemporain de Los Angeles, lui demandant de revisiter les bâtiments modernes les plus emblématiques du monde. Sugimoto nous invite à un voyage qui dépasse le sujet et englobe une réflexion sur ce qu'est l'architecture même dans la vie des hommes, mais aussi sur le rôle de la photographie face au bâtiment. Toujours dans sa façon d'élever sa pensée avec son art, il explique dans son texte " Au départ de sa réflexion, un architecte pense son bâtiment comme idéal. Au fur et à mesure du projet, à force de plans et de dessins, son idéal évolue en fonction des impératifs liés au budget, aux matériaux, à la faisabilité. Au fil du chantier, l'idée d'origine finit par se disloquer jusqu'à son effacement. Un édifice est le fruit d'incessantes compromissions entre l'idéal rêvé et la réalité. Refuser de se plier à ces compromissions est la signature des plus grands architectes. " La série nous donne à voir des constructions emblématiques et connues de tous avec une esthétique inédites qui les fait devenir des oeuvres picturales à part entière.
Aux débuts du cinéma, on montrait dix images par seconde, à l'époque du muet on est passé à seize puis, quand le cinéma est devenu parlant, à vingt-quatre, ce qui est encore le cas aujourd'hui. Regarder un film de deux heures équivaut à regarder défiler les images rémanentes de 172 800 photos. Accumulées en grande quantité, les images mortes paraissent vivantes. Depuis l'Egypte ancienne, ou plutôt depuis l'aube des civilisations, la possibilité d'une résurrection a été l'une des préoccupations essentielles de l'humanité. L'idée m'est venue de photographier ces images qui semblaient animées par la vie, pour les figer une nouvelle fois. Je me suis senti à ce moment-là comme investi d'une mission : ces fantômes rendus à la vie par une accumulation de photographies, il fallait les mettre à nouveau sous clé par le biais de la photographie. Perdu dans ma rêverie, je me suis vu prendre 170 000 photos en une seule prise de vue. L'image qui en résulta était un écran blanc, brillant dans l'obscurité d'une salle de cinéma. Et cette lumière étincelante produite par une surexposition répétée 170 000 fois, se manifestait sous la forme d'une émanation divine. Une présence surnaturelle que l'on aurait pu appeler "la Mort surexposée"." (Extrait du texte de Hiroshi Sugimoto)
Depuis toujours, Martin Parr a l'habitude de ramener de chacun de ses nombreux voyages à travers le monde un souvenir bien particulier : un autoportrait. De photographies numériques manipulées à outrance aux clichés de studio sur fond exotique, on retrouve l'humour et l'ironie propre à l'artiste. Qu'ils soient réalisés par un photographe professionnel, un amateur local, ou encore par un photomaton, ces portraits, plus kitschs les uns que les autres, ne cessent de nous surprendre. Cette galerie de portraits s'amuse de l'imagerie populaire des vacances et on y retrouve avec délice le goût bien connu de Martin Parr pour la mise en scène et l'autodérision. Ce petit livre fantaisiste a été conçu comme un de ces objets ludiques et universels qu'affectionne tant Martin Parr.
Pérez Jean-Luc ; Scoffier Richard ; Bégout Bruce ;
L'Expo universelle Dubaï 2020, qui se tiendra du 1er octobre 2021 au 31 mars 2022, s'interroge sur l'avenir de notre maison commune avec comme thématique " Connecter les esprits, Construire le futur " Depuis leur création au XIXe siècle, les Expositions universelles constituent de véritables vitrines technologiques, industrielles et artistiques. Célébrations internationales de l'idée de progrès, elles offrent aussi de nouvelles visions de la société. Poursuivant cette longue perspective, l'Expo universelle Dubaï 2020, qui se tiendra du 1er octobre 2021 au 31 mars 2022, s'interroge sur l'avenir de notre maison commune avec comme thématique " Connecter les esprits, Construire le futur ". La France se propose de relever ce défi avec un projet dédié à la lumière. Confié à l'architecte Jean-Luc Pérez, pour qui " la géographie commande ", le pavillon français, intitulé " la lumière, les Lumières ", aura la particularité d'être éclairé jour et nuit. Entièrement recouvert de tuiles photovoltaïques à l'extérieur et prolongé d'un vaste parvis surmonté d'un auvent, qui protégera les visiteurs du soleil, le bâtiment apparaît comme un grand baldaquin qui se dématérialise par la lumière, réalisant ainsi une incroyable fusion entre matière et lumière. Autre spécificité, le pavillon français s'inscrit dans une démarche de développement durable : sa peau métallique, avec ses tuiles photovoltaïques constellée de leds, est l'une des prouesses techniques qui le dotera d'une autonomie énergétique et le rendra ainsi plus vertueux. Témoignage d'un nouvel engagement pour la construction de demain, mais aussi vitrine d'attractivité économique et touristique, le Pavillon France est entièrement démontable et réutilisable. En plaçant l'immatériel de la lumière et son engagement pour le développement durable au centre d'un nouveau projet de vie, le Pavillon France se distingue par son enthousiasme pour l'avenir et pour une énergie propre et maîtrisée ; il s'inscrit déjà dans l'histoire des grands pavillons des Expositions universelles.
L'imaginaire de la forêt, les mystères du monde végétal, le monde obscur et secret des grottes imprègnent toute l'oeuvre plasticienne d'Eva Jospin. Ses paysages fictifs composés d'arbres, de détails de branches et de lianes, de roches aux douces aspérités, composent des architectures fictives et immersives. Passant d'un médium à un autre, l'artiste esquisse une nature troglodytique aux formes minérales et végétales qui se déploie telle une chimère. Dessins, petites maquettes en plâtre ou en carton ondulé - l'un de ses matériaux de prédilection -, sculptures en bronze aux surfaces plus ou moins rugueuses évoquant le bois, mais aussi immenses installations en cartons brut donnent à voir un univers organique qui obéit à ses propres lois : un monde silencieux semble s'animer sous nos yeux émerveillés. Les thèmes de l'érosion et de la ruine sont des motifs récurrents de l'artiste et témoignent de sa conception d'une nature souveraine. L'univers sombre et enchanté des bois, des sources et des grottes, recréés dans une matérialité et une échelle irréelles, permet de réinventer le concept d'oeuvre d'art, celle-ci se fait métamorphose, migrant d'un support à un autre (papier, bois, métal, croquis ou fonte). Les sous-bois d'Eva Jospin nous invitent à un voyage immersif à travers les différents registres formels qu'elle expérimente, afin de favoriser un regard enchanté sur la nature. Les notions d'artifice, de monde illusoire mais aussi un certain regard ludique plongent le spectateur dans un univers fragile et merveilleux.
Le Prix HSBC pour la Photographie accompagne chaque année 2 photographes lauréats, n'ayant jamais publié d'ouvrage monographique, dans la production d'une exposition itinérante accompagnée d'une aide à la production.Créé en 1995, le prix vient de célébrer sa 25e édition en mettant à l'honneur Louise Honée et Charlotte Mano qui ont rejoint Antoine Bruy, Petros Efsthadiadis, Dominic Teufen et Nuno Andrade, précédemment publiés dans la collection, respectivement en 2018 et 2019.Ce soutien rare et exceptionnel à la jeune création, sans critère d'âge ni de nationalité, rejoint les valeurs que défend l'Atelier EXB dans l'envie de découvrir et faire découvrir le travail de jeunes artistes au public. Le choix des lauréats est assuré par un jury de professionnels au côté de Christian Caujolle, directeur artistique du prix, et d'un conseiller artistique. Ce conseiller, différent chaque année, assure également le commissariat des expositions. Texte bilingueSylvie Hugues, Conseillère artistique du prix HSBC