La photographie moderniste brésilienne 1939-1964. Construction, déconstruction, reconstruction
Costa Helouise ; Legrand Marer Marcella ; Chareyre
ATELIER EXB
55,00 €
Epuisé
EAN :9782365114387
Dans les années 1940, le Brésil est en pleine transformation :il se modernise, multiplie les échanges à l'international, attire de nombreux émigrants européens et fait rêver. Témoins de cette révolution, les artistes du courant moderniste et, parmi eux, les photographes dont les images racontent l'entrée du pays sur la scène artistique cosmopolite.Dans le sillon qui voit naître l'architecture d'Oscar Niemeyer, et sa vision de la cité moderne, le cinéma Novo ou encore la Bossa Nova, cinq figures favorisent l'éclosion d'une nouvelle photographie : Geraldo de Barros, German Lorca, Gertrudes Altschul, José Oiticica Filho et Thomaz Farkas. Se saisissant des potentiels politiques, sociaux et esthétiques de la photographie, ils vont donner à voir de nouveaux sujets : l'architecture moderniste et ses lignes souples, des motifs botaniques où contrastent ombres et lumières, des expérimentations inventives et des jeux de perspectives teintés d'un goût pour l'abstraction. Autre phénomène qui participe à l'émergence et au rayonnement d'une nouvelle photographie, les clubs amateurs de Foto Clubes Carioca de Rio de Janeiro et le Foto Clube Bandeirante de São Paulo, qui démocratisent l'usage du médium et nouent des contacts avec leurs homologues européens et américains. D'une incroyable diversité et originalité, tant formelle qu'esthétique, la photographie moderniste de ces pionniers stimule toute une génération et inscrit définitivement le Brésil sur la scène des avant-gardes.Largement méconnue, la photographie moderniste brésilienne est ici présentée à travers plus d'une vingtaine de personnalités, dont certaines œuvres sont conservées dans de prestigieuses institutions internationales, comme le MoMA à New York, la Tate Modern à Londres ou encore le Photo Elysée à Lausanne. Des textes d'historiens du médium replaceront cette production dans le contexte social et visuel de l'époque, et évoqueront les nombreux échanges entre institutions et photoclubs à travers le monde.
Nombre de pages
240
Date de parution
03/07/2025
Poids
300g
Largeur
223mm
Plus d'informations
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EAN
9782365114387
Titre
La photographie moderniste brésilienne
Auteur
Costa Helouise ; Legrand Marer Marcella ; Chareyre
Editeur
ATELIER EXB
Largeur
223
Poids
300
Date de parution
20250703
Nombre de pages
240,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Costa Helouise ; Legrand Marer Marcella ; Chareyre
La photographie moderniste brésilienne est apparue dans les années 1940 comme une réponse à l'expérience de la modernité que vivait le Brésil, au même titre que la Bossa Nova, le Cinema Novo et l'architecture d'Oscar Niemeyer. Les 120 oeuvres réunies dans ce volume, issues des photo-clubs, de la photographie documentaire et du photojournalisme, montrent la portée, tant politique qu'esthétique, de ce mouvement qui a placé le Brésil sur la scène de l'avant-garde internationale de l'après-guerre.
Quand une histoire d'amour touche à sa fin, que signifie se voir discrètement évincé, non seulement de la vie de quelqu'un, mais aussi des lieux mêmes qui nous semblaient autrefois sacrés ... Quand une histoire d'amour touche à sa fin, que signifie se voir discrètement évincé, non seulement de la vie de quelqu'un, mais aussi des lieux mêmes qui nous semblaient autrefois sacrés ... Replaced, de Diana Markosian, explore les séquelles de l'amour à travers des reconstitutions et une narration visuelle à plusieurs niveaux, utilisant la caméra comme un outil d'expression pour revisiter le passé tout en le façonnant activement dans le présent. Ce qui s'était autrefois déroulé hors de son contrôle est désormais mis en scène, cadré et rejoué, brouillant la frontière entre documentaire et fiction, tandis que Markosian prolonge encore un peu cette relation, oscillant entre l'envie de lâcher prise et le désir de s'accrocher. Dans la suite logique de ses précédents travaux qui questionnent à la fois l'intime et les sujets universels de la famille, notamment par l'utilisation de la mise en scène et d'une forme d'auto-fiction, la photographe s'interroge dans ce nouveau livre sur le deuil d'un relation amoureuse. La narration déploie toutes les étapes de la vie de couple à travers des images qui rejouent le passé de son point de vue, pour finalement se réapproprier des souvenirs qui ont pourtant disparus.
Histoires de nuages présente un récit inédit de l'histoire de la photographie des nuages depuis l'invention du médium, au début du XIXe siècle, à aujourd'hui. Phénomènes par nature éphémère, les masses nuageuses fascinent le monde de l'art depuis l'Antiquité : comment saisir ces nuées ? que signifient-elles ? qu'annoncent-elles ? leurs formes sont-elles identiques à travers le monde ? sont-elles le miroir de notre psyché ? peut-on les reproduire artificiellement ? Artistes et scientifiques se passionnent pour le ciel et ses manifestations depuis des siècles, aussi quand paraît le procédé de la photographie et ses possibles pour capturer le réel, inventeurs, chimistes, astronomes, météorologistes, ingénieurs et surtout pionniers de la photographie vont mettre en place des procédés techniques innovants, qui offrent désormais de nouvelles manières de voir et de comprendre le monde. Réalisé à partir de la prestigieuse collection Archive of Modern Conflict, conservée à Londres, le livre offre une immersion dans un corpus photographique rare, augmenté d'images extraites de fonds de renom, parmi lesquels ceux de la Bibliothèque nationale de France et la Société française de photographie. Organisé de manière thématique, Histoires de nuages se déploie comme un grand album photographique ponctué de portfolios et essais. Reconnue pour la mise en valeur de collections méconnues, Luce Lebart souligne ici les apports tant documentaires, qu'esthétiques et scientifiques de la photographie de nuages à l'histoire du médium. Cette photographie a ainsi participé à la mise en place d'une classification internationale des nuages et à l'établissement d'une nomenclature, car autrefois les nuages n'avaient pas de nom.
Inaugurée en 1938, l'ensemble de Târgu Jiu de Constantin Brancusi et situé dans le sud-ouest de la Roumanie, se déploie en trois volets : la Table du silence, la Porte du baiser et la Colonne sans fin. Depuis de longues années, le sculpteur rêvait d'installer dans l'espace publique une oeuvre monumentale. Lorsque la commande arrive en 1937 du gouvernement roumain, qui souhaite célébrer la mémoire des soldats morts durant la Première Guerre mondiale, Brancusi retourne dans son pays natal après trente années de voyages en Europe qui le mènent à Paris où il finit par s'installer en 1905. Ses oeuvres s'organisent par séries et pour le site l'artiste va peu à peu choisir des pièces en gestation dans l'atelier, notamment le célèbre Baiser. Depuis les années 1930, le complexe de Targû Jiu incarne à la fois la quintessence de l'oeuvre d'une figure majeure de la modernité, ainsi qu'un site hautement symbolique dans l'histoire roumaine contemporaine. Fasciné par la puissance allégorique du site, son compatriote roumain Mircea Cantor a photographié au fil des heures de la journée les trois ponctuations sculpturales, jouant avec les ombres portées, le grain de la pierre, les lignes profilées. Obsédé par le motif, comme Brancusi, Cantor saisit les noeuds qui se succèdent et se perdent dans l'infini du ciel de la Colonne sans fin, s'approche au plus près des yeux accolés du couple du Baiser, souligne l'alignement des formes géométriques de l'ensemble. Dans un geste de miroitement, Cantor revisite à travers son langage un site iconique de la culture autant roumaine qu'universelle.